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Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Une heure ne suffira jamais -
par Babeth_AS

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Publication : 10 août 2015

Durée de lecture : 17 mn

Nombre de mots : 3440

Une heure dans la journée d’une aide à domicile.

C’est une histoire à quatre personnages, une histoire que vivent peut-être des milliers de personnes. Une histoire de travail et de mépris. Une histoire banale dans un monde banal.


7 commentaires :

  • Bonjour Babeth,
    Merci pour votre récit tout en nuance et d’avoir si bien posé le problème. Car oublions la question de me Grandchef et venons-en à l’autre facette inacceptable de cette histoire : que font les services de l’APA du conseil général ? Ceux du CCAS ? Ou d’un CLIC ? Et s’il existe, un réseau gérontologique ? Car si nous pouvons accepter la politique en faveur du maintien à domicile des personnes âgées, faut il que celles-ci, leurs aidants, les intervenants au domicile…. soient suivis, soutenus… et la situation de la personne correctement évaluée. Trop de défaillances de certains services sociaux, trop de diminutions des aides publiques…. nuisent à la qualité du maintien à domicile, pour la personne âgée et le professionnel (comme Babeth) qui s’épuise. Pas assez d’heures ? Oui bien sûr… Mais surtout pas assez de responsabilités partagées et de coordination entre ces acteurs publics et les services à domicile. Il n’est pas normal que, dans la situation décrite tant le médecin traitant, les soins infirmiers ou encore un CCAS semblent avoir déserté ! Les services sociaux du Conseil général doivent etre investis d’une mission d’intervention en cas de signalement de situations complexes, et tout un chacun investi d’une fonction doit pouvoir faire un tel signalement.
    Courage à vous Babeth, et avec tant d’amour que vous nous faites voir, votre bébé à venir sera un beau petit ! Corinne G.


  • Bonjour,
    À l’époque de cette histoire (il y a trois ans), j’étais une aide à domicile non diplômée, ne connaissant pas les limites légales de ses interventions, et pas assez encadrée. Depuis, mon bébé est né, j’ai été gentiment poussée vers la sortie et j’ai profité de mon chômage forcé pour suivre une formation d’aide-soignante. Maintenant, je comprends mieux les dispositifs... et je me rends mieux compte de leur instabilité. Chez nous, il y avait un CLIC, des IDEL, des MT et plusieurs SAAD mais... Pas de coordination entre tous ces services (j’imagine qu’ils communiquaient entre eux, mais nous, les aides à domicile, n’étions pas au courant). Nous étions isolées et perdues. Les situations comme celle-ci devenaient très vite source de problèmes, pour tout le monde. On parle beaucoup du maintien à domicile, c’est une vraie bonne chose, mais encore faut-il se donner les moyens de le faire correctement. Les intervenants sont souvent peu diplômés, voire pas du tout, les dispositifs ne sont pas connus des uns et des autres (HAD, accueil de jour, aides sociales financières existantes) et on maintient les aides à domicile dans un rôle d’aides-ménagères ou de sous-soignantes alors qu’elles pourraient justement être des professionnelles facilitatrices de lien entre les différents intervenants... Des initiatives existent, le #mededfr par exemple, les blogs. Merci d’être passée ici, et merci d’ouvrir le débat grâce à votre commentaire.


  • bonjour
    merci pour ces informations complémentaires... Et autre point intéressant : la très faible reconnaissance de la profession d’intervenants à domicile (par la société, les bénéficiaires, mais aussi les politiques publiques qui avec un paiement à l’heure ne permet pas de se former...). j’accompagne un réseau gérontologique qui en partenariat avec un pôle dédié aux services à domicile, mais aussi la CARSAT, le Département etc... menons une expérimentation de repérage de la fragilisation de la personne âgée à domicile par les intervenants. Une manière aussi de valoriser leur rôle et de l’enrichir... fin de l’expérimentation et recommandations / communication pour diffuser : vers juin mai / 2016. Espérons donc que cette petite pierre apportera quelque chose
    Corinne


  • Bonsoir Corinne
    La diffusion de votre expérimentation sera-t-elle publique ? Si oui, sera-t-elle facilement accessible ? Vous y parlerez aussi des aidants ?


  • bonjour
    nous publierons un guide pour cette date de mi 2016. Nous sommes situées à Marseille et cette expérimentation est conduite par le GCS PGAM : le réseau gérontologique de Marseille
    corinne


  • Du coup on pourra commander le guide ?


  • Gaby :

    Bonjour Babeth,
    C’est un texte magnifique. Prise à la première ligne, j’ai galopé jusqu’à la fin de votre texte sans louper une syllabe.
    Courage, bravo et merci.



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