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Publication : 23 septembre 2014

Durée de lecture : 40 mn

Nombre de mots : 8130

Immersion dans un foyer de SDF.

Moi et vous, vous et moi, nous, ensemble, partageant pendant 5 ans un local ouvert par un foyer de Lyon que j’étais chargé d’animer. Moi ne sachant pas très bien quoi faire, quoi être face à des personnes privées de tout. Ou plus exactement, gavées de déchéance, de détresse, de gale.

Ce témoignage est aussi disponible sur rue89 : "La misère, j’en garderai longtemps la trace et l’odeur."


8 commentaires :

  • Sebastien Causse :

    La seule chose que j’ai remarqué dans votre texte, c’est le mot Playmobil. Vous trouvez ça amusant d’appeler des hommes sans domicile, alcooliques, malades, des "Playmobils" ? Imaginez-vous juste deux secondes la situation inverse. Vous le prendriez comment d’être traité de Playmobil ?


  • Votre témoignage je l’ai reçu en plaine figure comme une paire de claques.
    Je suis contre la violence mais celle-ci à été révélatrice d’un aspect que je n’avais pas envisagé. J’ai fait le ménage dans un accueil de jour pour SDF, je ne" croisait" donc les personnes et personnels que quelques minutes avant la fermeture des locaux, toujours organisée dans un ordre précis.
    Merci pour avoir ouverte la porte du ressenti d’un travailleur social, c’est un texte très émouvant.


  • Dommage pour vous, Sébastien Causse, que vous n’ayez repéré qu’un mot de ce magnifique texte percutant, honnête, où on sent à chaque ligne un grand respect et même une tendresse pour ces personnes "gavées de déchéance, de détresse, de gale".


  • Sebastien Causse :

    A N. Delbarre :
    Et vous, dommage pour vous, d’oublier que chacun est libre d’avoir son opinion...


  • Lu en partie sur un autre site, la découverte de l’ensemble me conforte dans l’idée que partager la vie de ceux dont on a parfois la charge en travaillant dans le social est la meilleure façon de découvrir le "gris" quand tout est décrit comme noir ou blanc.
    Un touchant témoignage de l’affection vraie teintée de déception devant votre impuissance à les "sortir" de leur condition...
    J’admire le courage, je n’en serai pas capable.


  • Je suis pleine d’admiration, je me demande vraiment comment vous avez pu tenir et aider en reconnaissant l’humain malgré cette saleté, cette laideur, cette violence, cette désespérance. Chapeau !


  • Votre récit est admirable et poignant. Je travaille dans l’administration du "social" et je me rends encore plus compte en vous lisant de la lourde tâche qui nous incombe...


  • Bonsoir Lubrano,

    Remarquable et bien écrit : j’ai habité au 115 quelques nuits. Dans votre récit, je m’y retrouve. Bravo pour votre action, qui réveille des souvenirs et peut-être des consciences ronronnantes.
    Bon courage et merci de votre témoignage ;
    Thomas Besch



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