Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Claire Tod

Nageuse en eaux profondes.


Récit

Le bureau de la CPE  

Conseillère d’éducation, Claire doit faire face aux élèves difficiles, aux comportements imprévisibles, et aux parents déconnectés.

96,82% des élèves n’ont pas besoin de mes services, c’est bon signe. Ou alors ils souffrent en silence.

Publication : 10 mars 2014

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2330

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Ses derniers commentaires

  • Quelle belle idée et quelle performance que cette synthèse ! Une petite précision cependant : je faisais les allers-retours entre Grenoble et Marseille le temps d’un congé formation d’un an consacrée à l’écriture. Ce fut une année de bonheur : une bulle d’oxygène qui m’a fait renouer avec mes désirs profonds. La question du temps, celle de l’urgence, mais aussi du recul est au combien nécessaire à réfléchir et à poser.

  • Merci de votre témoignage. Si cela peut vous rassurer (ou vous faire sentir moins seule) à l’école aussi on lutte contre les stéréotypes et préjugés liés au genre. On mène des projets visant à sensibiliser filles et garçons (à travers la publicité notamment) à l’influence du social sur ces questions. On peut aussi faire réfléchir les élèves à la dimension sexuée de l’orientation (les filles réfléchissent souvent à un métier qui leur laisse du temps pour les enfants... comme si les pères n’étaient pas concernés). Il nous est arrivé de leur proposer deux photos de femmes qui postulaient l’une sur un emploi d’ingénieure, l’autre de secrétaire. C’est toujours la plus féminine qui est choisit comme secrétaire et celle au look plus austère comme ingénieure... Mais on sait que l’adolescence christallise beaucoup ces questions : Il ne faudra pas vous inquiéter quand votre fille sera ado !
    Il y a plein d’organismes qui travaillent sur ce sujet passionnant. Mais je suis d’accord avec vous c’est une lutte au quotidien.

  • Merci de votre retour Béatrice, cela fait plaisir. Oui je suis dynamique mais toujours très enjouée... notamment quand trop d’évènemements me dégringolent sur la figure. Le stress prend alors le dessus. Mais oui il y a quelques fois de belles rencontres, y compris avec les parents d’élèves.
    à bientôt,
    Claire

  • Votre texte est plein de courage Anne-Florence. Bravo d’oser exprimer librement des sentiments aussi intimes et si complexes... Merci de ce témoignage et de votre humour. Et sachez que je suis d’accord avec vous : c’est vrai, accoucher fait mal au cul !
    Claire

  • Merci à vous Marie pour votre humour !
    Les conjoints de CPE doivent en effet, avoir les oreilles bien "pleines" d’histoires et d’anecdotes quelques fois à dormir debout, tristes par moment, drôles de temps en temps... Et puis peut-être avez vous connu aussi le syndrome du C.P.E qui ne supporte plus le bruit le soir en rentrant ? Ma première d’année d’exercice je passais mes soirées à dire "chut ! faites moins de bruit" à mon conjoint et à ma fille (alors âgée de deux ans !!).

    Merci de votre prévenance : oui je continue à faire attention aux portes battantes (qui n’ont jamais aussi bien portées leur nom), aux portes vitrées, aux portes coupe-feux...

    à bientôt,

  • Je trouve votre récit plein de couleurs et de drôlerie même s’il est aussi quelques fois un peu grave. J’aime ben son rythme et ses sonorités qui lui donnent un côté burlesque et très visuel.

  • Rassurez-vous Clotilde je ne suis pas du tout cynique (surtout pas avec les élèves !) Je tente d’être toujours bienveillante au contraire et je m’occupe d’eux du mieux que je peux.
    Ce que, peut-être, vous percevez comme du cynisme est lié à mon mécontentement d’avoir subi la suppression d’un poste de CPE dans notre établissement (suite à un départ à la retraite non remplacé). Alors que nous étions trois CPE pour 1400 élèves, nous nous sommes retrouvés plus que deux en septembre 2012 avec exactement le même effectif de jeunes scolarisés, le même nombre de tâches en charge... L’incohérence de la situation m’a conduite à faire mes petits décomptes absurdes !

  • Bel itinéraire que le votre avec des choix qui semblent plein de sagesse. Je suis très admirative des maraîchers ou producteurs, de la façon dont vous choisissez de l’être. C’est une chance pour nous et pour notre planète. Alors merci pour le travail que vous accomplissez.

  • Merci pour vos "retours" Jocelyne et Françoise. Ils m’encouragent à continuer. Ecrire me permet effectivement de garder de la distance avec un quotidien quelques fois un peu "lourdingue". A bientôt sur le site...

  • Vous avez été courageuse, bravo d’avoir été jusqu’au bout ! Personnellement je n’aurais pas eu cette audace. Je crois que j’aurais eu trop peur de crever la dalle !..
    Votre récit est touchant et joli.