Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Vincent Silveira

Ancien professeur de mathématiques, militant syndical, passionné d’histoire. Deux romans historiques publiés en 2011 et 2012 et un recueil de nouvelles "Contes de la lune rousse", paru en mars 2015 et "Par-delà le rejet et l’oubli
D’Evariste Galois à Maximilien Robespierre", juillet 2016.


Récit

C’était le temps du verbe  

Le départ en retraite d’un professeur syndicaliste.

Notre métier ne ressemble-t-il pas à celui du jardinier ? Semer, débroussailler, bêcher. Sans penser pourtant aux fruits à venir, persuadés néanmoins que, tôt ou tard, ils mûriront.

Publication : 17 septembre 2014

Durée de lecture : 30 mn

Nombre de mots : 6020

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Ses derniers commentaires

  • Bonjour Sandrine.
    Oui, mon conte philosophique comme mes livres précédents, peut se commander sur des sites bien connus. Mais le mieux, bien entendu, est de le commander chez son libraire préféré.
    La lecture et la littérature par ces temps incertains, sont plus qu’un refuge. Ce sont aussi des remèdes salutaires, des antidotes, contre tous les obscurantismes qui nous menacent.
    Bonne journée et ...bonne lecture.
    Bien à vous.
    V.S.

  • Merci Sandrine pour cette lecture "complice".
    Si vous êtes Parisienne je vous informe que je ferai une présentation-dédicace de mon conte philosophique "La métamorphose d’un fasciste repenti" mardi 25 avril de 18h à 20h, autour du verre de l’amitié. Au bar Le Narval, 17 rue des Dames.
    Bien à vous.
    V.S.

  • Bonjour Sandrine.
    Votre interrogation me semble légitime et pertinente. Le site est trop "neuf" encore, trois ans seulement à ma connaissance. Mais il semble certain qu’à plus ou moins brève échéance ce riche terreau de récits et de témoignages servira pour des études, des thèses... Bonne continuation et gardez votre énergie et votre envie. Vincent Silveira

  • De récit il n’y en a qu’un sur raconterlavie : "C’était le temps du verbe". J’ai publié, par ailleurs, 3 romans historiques, 1 recueil de nouvelles et, tout dernièrement (paru le 8 mars) un conte philosophique "La métamorphose d’un fasciste repenti". Bonne continuation, Sandrine.
    V.S.

  • Merci Sandrine pour cette belle leçon d’humanité, de courage et de ténacité. Vouloir être à tout prix artisan du livre, page après page de sa vie, sans couverture ni appui, presque pour la beauté du geste, parce qu’on le veut à tout prix, un bel exemple de vie. Entre relier et relire, une simple permutation de 2 lettres et tout est dit. Soigner le livre pour qu’il puisse être lu de nouveau, pour qu’on n’oublie pas celui qui l’a écrit. Votre contribution est essentielle, vitale, en cette période où la lecture, la littérature et la culture sont des refuges, mais surtout, souhaitons-le, des remparts contre les obscurantismes qui nous menacent. Bon courage ! Vous savez, si relier n’est pas une sinécure, écrire, et être lu, n’en est pas une non plus. Parole d’auteur. Vincent Silveira

  • Laurence, je vous félicite pour ce bel exercice de style exécuté avec maîtrise et virtuosité. Si la forme est belle le fond est humain, subtil et bien argumenté. Une belle expérience de partage et de solidarité narrée avec un oeil clinique et bienveillant, ouvert à la fois sur les autres et sur soi.
    Un compagnon en écriture

  • Une histoire simple racontée avec des mots simples, où le virtuel prend le pas sur la vraie vie, histoire de solitude et de transfert. Autrefois les jeunes filles romanesques lisaient madame Bovary, aujourd’hui il semble que le dieu Internet peut offrir cette même échappatoire mais avec des risques et des désillusions plus que réelles ; Vous le notez vous-même et votre histoire a une morale, que vous tirez pour nous, comme toutes les histoires édifiantes ou les fables. Je vous souhaite beaucoup de joies et de bonheur dans la vie réelle que vous saurez vous inventer en la vivant chaque jour, pas à pas, la meilleure façon d’aller à la rencontre de soi-même et d’autrui.

  • Chère collègue,
    ne vous découragez pas. Comme on dit en espagnol "Zamora no se tomo en una hora !" Peu importe l’éditeur, si vous avez la chance d’en trouver un, ce qui compte c’est votre énergie, votre envie de raconter ce que vous avez à dire, parce que vous y croyez. Alors, le soutien, le concours de vos collègues, de vos lecteurs, vous aideront à faire connaître votre livre. Mais ce ne sera pas une mince affaire. Il y faudra de la persévérance, de l’abnégation, de l’humilité, et un brin d’utopie : croire que cela est possible. pour que cela arrive enfin. Je vous souhaite encore d’y parvenir. Essayez mon éditeur actuel, qui a publié mes 3 derniers romans. je pense que vos chances sont réelles. Si besoin, nous pourrons poursuivre cette conversation par mail.
    À bientôt.

  • Merci Sylviane pour ce récit d’une recherche obstinée et pleine d’énergie, de soi et des autres à travers l’enseignement et ses multiples facettes. Avec un regard "sociologique" plein d’acuité sur soi et sur le système éducatif, notamment sur ses modes d’évaluation ; Ecrivain, aussi, syndicaliste et professeur de mathématiques à la retraite, j’ai apprécié votre art de narrer cette quête optimiste malgré les travers et les embûches. Je vous souhaite beaucoup de succès dans votre aventure d’écriture, et de garder longtemps cette énergie et ce goût pour enseigner aux autres, à ceux qui en ont le plus besoin.
    Vincent Silveira

  • Et à vous bonne route dans ce métier si ardu , mais si passionnant ; Car un homme qui écrit aussi finement ne peut pas être foncièrement mauvais... pour l’enseignement. Cordiales pensées d’un collègue qui a quitté le navire.

  • Merci Thy Michel pour ce savoureux jeu d’écriture et de langage. Il y a assurément de l’être perçant en vous. J’invite les enseignants actifs, ou retraités comme moi, et tous les autres humains, à se délecter avec gourmandise et connivence de ce beau texte aux senteurs exotiques, que Montesquieu ne renierait pas. Voilà une lecture vivifiante pour bien commencer une journée. Bravo !
    Vincent Silveira, "C’était le temps du verbe"

  • Voilà un récit bien ciselé, écrit avec ses tripes et son coeur, car écrire, et bien écrire, peut soulager et libérer de poids enfouis, qu’il est salutaire d’expulser. Un témoignage très touchant. Bonne route, Didier ! Vers Compostelle, ou sur tout autre chemin, l’important c’est de se retrouver. avec soi-même. Pour s’accepter, et s’aimer.

  • Lucie, votre prénom vous va si bien, car ce texte éclaire sur ce métier si précieux qui est le vôtre. Libraire, une vocation, qui devrait être reconnue d’utilité publique. Vous décrivez à merveille ce travail de fourmi de chaque jour pour que le livre atteigne le lecteur, pour qu’il ait la chance d’être ouvert et lu. C’est un modeste auteur qui vous remercie pour cette minutieuse description de cet univers, de cet envers du décor, si nécessaire, comme toute passion visant au partage, à la connaissance et au plaisir. Je vous souhaite de poursuivre longtemps cette route salutaire.

  • Merci, Alix, pour cette chronique d’une tranche de vie où se mêlent souffrance, désir de surmonter des épreuves, pour échapper à un "déterminisme social" difficile à surmonter. L’ancien professeur que je suis vous félicite pour ce parcours du combattant, ou plutôt de la combattante, pour accéder à la connaissance et au savoir, et entrer dans l’antre des élites. Votre critique de ce système semble intéressante. Dommage que tout cela se termine par un échec individuel, ce qui est regrettable, et beaucoup d’amertume et de rancoeur. Mais, c’est le syndicaliste qui vous parle, et qui vous souhaite de rebondir, -vous ne manquez pas de courage et de ressources-, en faisant partager votre expérience singulière à d’autres. Pour lutter ensemble pour une société, plus solidaire, qui donne leurs chances à toutes et à tous, sans exclure, ni rejeter. Bonne chance !
    Vincent Silveira, auteur de " C’était le temps du verbe".

  • J’ai aimé cette histoire singulière, racontée avec virtuosité et sensibilité.

  • Bon courage et bonne route sur ce chemin que vous avez choisi, escarpé certains jours mais si lumineux parfois. Car enseigner c’est apprendre aux autres et se construire aussi. Une chance unique de partage, une lutte quotidienne pour donner le goût et l’envie du dialogue, de l’esprit critique si malmené dans ce monde médiatisé, de l’uniformité, de la médiocrité et de la dictature de la pensée unique. Il n’y a pas d’"élèves difficiles", il n’y a que des élèves en souffrance ou désorientés. Parfois, et c’est heureux, l’avenir qu’ils se construisent est un épanouissement, plus qu’une revanche contre un passé. C’est tout le mal que je vous souhaite. Bonne recherche et bon enseignement !

  • Un témoignage très intéressant, clair et bien argumenté, qui parle du coeur d’une entreprise et des tensions et jeux de pouvoir qui s’y déroulent. Par ailleurs, en tant que syndicaliste enseignant, j’apprécie la narration de ce cheminement original et peu fréquent qui, pas à pas, amène un responsable proche de la direction à se tourner vers les salariés de l’entreprise, à se syndiquer, à faire siennes leurs revendications légitimes. Un texte bien écrit qui parle avec tact et lucidité de la souffrance au travail et dénonce la déshumanisation grandissante du monde de l’entreprise.
    Vincent Silveira, auteur du récit "C’était le temps du verbe".

  • Un petit bijou d’écriture, un peu de pureté,dans ce monde de brutes, de sentiments mêlés et triturés avec art et subtilité, avec jubilation. On dirait du Rohmer, un monologue sur du papier velours, qui me parle. Serait-ce parce que l’enseignant que j’étais y trouve reflétée, comme dans un miroir, la parole symétrique et rare d’une élève qui aurait pu être la sienne ? De route parcourue ensemble il est bien question. Que ce soit côte à côte, dans une voiture d’autoécole, ou de part et d’autre d’un bureau, face à un tableau noir.
    Merci pour ce moment de communion et de fraîcheur, Cassandra. Je ne vous prédis que le meilleur.

  • Un petit bijou d’écriture, un peu de pureté dans ce monde de brutes, de sentiments mêlés et triturés avec art et subtilité, avec jubilation. On dirait du Rohmer, un monologue sur du papier velours, qui me parle. Serait-ce parce que l’enseignant que j’étais y trouve reflétée, comme dans un miroir, la parole symétrique et rare d’une élève qui aurait pu être la sienne ? De route parcourue ensemble il est bien question. Que ce soit côte à côte, dans une voiture d’auto-école, ou de part et d’autre d’un bureau, face à un tableau noir.
    Merci pour ce moment de communion et de fraîcheur, Cassandra. Je ne vous prédis que le meilleur.

  • Ancien professeur de mathématiques et militant du SNES, syndicat majoritaire dans le second degré, j’ai lu avec intérêt ce témoignage qui narre les péripéties de la vie dans une entreprise privée aux antipodes de ce que devraient être les relations dans le monde du travail. Ce modèle du management qui fait tant de dégâts, y compris dans l’éducation nationale. Je regrette, cependant, que vous ne citiez pas le nom du syndicat auquel vous avez appartenu ou appartenez encore, un syndicat réformiste, peut-être. Cela aurait donné plus de clarté à votre propos. Où le pessimisme et le cynisme semblent, à tort sans doute, émerger comme ’morale’ de cette histoire édifiante.

  • Je viens tout juste de lire ce récit touchant et plein de finesse qui traite, de façon clinique mais aussi avec beaucoup de sentiment, des jeux du conscient et de l’inconscient. Un témoignage singulier qui éclaire par sa portée "universelle", et qui mérite, à plus d’un titre, d’être lu et "analysé".
    Merci beaucoup, Myriam, pour ce joli texte.

  • Je viens de lire avec un très grand intérêt ce témoignage d’une grande valeur historique et sociale, qui raconte avec minutie la création d’une section syndicale. Cela a rappelé des souvenirs au syndicaliste que j’étais et que je demeure. Merci, Gérard, pour ce récit d’une grande authenticité qui, parmi d’autres, a le grand mérite de rappeler à tous que les acquis sociaux ont été gagnés de haute lutte. Une leçon à méditer en ces temps où les politiques ultralibérales qui nous écrasent rêvent de faire sauter tous les "seuils". Bravo, encore !

  • J’ai lu avec intérêt, je dirai même, avec gourmandise, votre article qui éclaire sur le sens et la représentation de toutes ces petites histoires "d’en bas" qui disent un vécu, une expérience, une souffrance parfois. Tous ces petits témoignages qui sortent à la lumière grâce à raconter la vie. Instructif et enrichissant, y compris et surtout, pour ceux et celles qui se sont essayé à cet exercice d’écriture particulier. Merci, Judith, pour cet éclairage qui nous permet de prendre du recul et d’apprécier.
    Vincent Silveira,
    auteur du récit : "C’était le temps du verbe", publié le 17 septembre.

  • Un texte d’une grande densité et d’une profonde finesse, tout en nuances et teinté d’humour et d’autodérision. Même si un homme ne peut partager l’intimité d’une telle expérience, en revanche, grâce à votre art de raconter il peut être touché. Je l’ai été. Merci.
    Vincent Silveira

  • Bonjour, collègue.
    J’ai reçu votre texte comme celui d’un "frère d’armes" bataillant pour les mêmes valeurs : faire entrer, pas à pas, le savoir et la connaissance, contre vents et marées, chez de jeunes pousses soumis à bien d’autres tentations, moins austères, plus aguicheuses. Rude et exaltant combat où le verbe creuse son chemin, chaque jour, inlassablement. Nos deux textes, à mon sens, se ressemblent car ils témoignent de cette même bataille, toujours recommencée, et dégagent la même pointe d’optimisme, en dépit de l’âpreté de cette gageure qui transcende : enseigner, malgré tout, et y parvenir, fierté partagée par des milliers de collègues que ce métier grandit et qui le font grandir. Merci, cher collègue.

  • Je remercie vivement les auteur(e)s de ces premiers commentaires pour leur indulgence et leurs encouragements. Ainsi que tous ceux qui m’ont contacté directement. L’important est que ce petit texte fasse partage, entraîne réflexion, et donne une image optimiste, j’espère, de ce beau métier qui fut le mien. En dépit des difficultés et des tracas de chacun.

  • Un texte savoureux, plein de verve et de vigueur. En tant que " vieux " collègue, ancien professeur aussi, j’apprécie. Réconfortant, la preuve par neuf qu’en Helvétie on ne lanterne pas forcément et qu’il existe partout des esprits ouverts et percutants.

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