Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

||

Sébastien Balibar

Sébastien Balibar est directeur de recherche au Laboratoire de Physique Statistique de l’ENS. Membre de l’Académie des sciences, il est l’auteur de Je casse de l’eau et autres rêveries scientifiques (Le Pommier, 2008), La Pomme et l’atome (Odile Jacob 2005), et Demain la Physique (Odile Jacob, 2004 avec Edouard Brézin).


Livre

Chercheur au quotidien  

Toutes sortes de fantasmes entourent l’activité du chercheur en science dure : comment naît l’idée d’une recherche ? comment sait-on si l’on cherche dans la bonne direction ? à quel moment a-t-on trouvé ?

Les réponses à ces questions trop vastes sont à trouver au plus près du travail quotidien du chercheur, fait de bricolage, de tâtonnements, de mesures, un travail dans lequel le scientifique est seul dans les questionnements qu’il adresse à la matière mais en connivence permanente avec d’autres, apprentis et confirmés.

Ce quotidien, nous le découvrons en suivant Sébastien Balibar, scientifique de renommée internationale, dans le sous-sol de son laboratoire de physique statistique où, grâce à une machine ayant la forme d’une fusée, il observe chaque jour des cristaux ayant la particularité de ne sembler être ni liquides ni solides.

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Ce livre est un véritable choc !
    On aurait pu penser que les agences d’intérim aidaient les gens à trouver du travail. On découvre comment ces agences revendent des travailleurs immigrés acculés à des conditions de travail insupportables. En toute bonne conscience...

  • Il faut la lire pour la croire. Quelle "Tante" tu as, Pauline !
    Merci pour ce reportage au coeur d’un invisible point de croisement de notre société.

  • Saisissant !
    Derrière la fonction, on découvre la personne qui juge, et voilà qui démontre une fois de plus l’immense portée que peut avoir le récit d’une vie. Dans la démocratie représentative que nous souhaitons renforcer, c’est aux juges que nous déléguons le pouvoir de juger comme nous déléguons le pouvoir de décider à nos élus, mais pour cela il faut faire confiance en ses acteurs, donc les connaitre. On ne fait pas confiance en la justice seulement en lisant le contenu des lois, largement autant en découvrant le sens du service public qui anime ses fonctionnaires. En outre, ce récit personnel nous en dit long sur l’état actuel de notre société.
    La vérité au quotidien, c’est bouleversant, surtout lorsqu’elle est décrite avec cette simplicité, cette modestie, la force d’un tel talent littéraire. Admirable !

  • Chère Alice Tocco,

    Merci pour vos commentaires. Merci aussi de faire partager à notre communauté naissante les difficultés que vous rencontrez. Vous êtes au moment très délicat du choix entre continuer la recherche ou valoriser votre diplôme de doctorat ailleurs que dans la recherche universitaire. C’est très difficile. Vous avez raison de mentionner la nécessité de trouver un emploi stable et celle de fonder une vie de famille sur des bases suffisamment stables. Sans cela les chercheurs n’ont pas la iberté d’esprit nécessaire à la création de connaissances dont j’ai parlé. Dans mon livre, j’ai mentionné ces difficultés mais je n’ai pas voulu trop insister de peur qu’on me reproche, au vu de ma réussite, de cracher dans la soupe, vous comprenez ?
    A ce moment crucial de votre carrière et de votre vie personnelle, il vous faut évaluer autant que possible vos chances de réussite et vos désirs personnels. Je suppose que vous en discutez avec votre directeur de thèse et avec votre entourage. Ce serait risqué de vous lancer dans un postdoc si vous n’etes pas sûre de continuer ou si vos chances de trouver un emploi stable au CNRS , à l’INSEM, ou comme Maitre de Conférences, vous semblent faibles. La recherche est un métier magnifique à condition bien sûr de ne pas sombrer dans la galère infernale de la recherche d’emploi.

    Avec mes remerciements,
    Sébastien

  • J’ai tenté de raconter ma vie de chercheur de manière vivante et accessible à tous ; en relatant nos inquiétudes comme nos bonheurs, nos difficultés et nos réussites, notre insertion dans une grande communauté internationale, nos relations de travail entre jeunes et vieux, techniciens et chercheurs, la pression de la concurrence internationale, etc. J’ai récemment accueilli une stagiaire de 3e et lui ai donné mon livre : "Si tu ne comprends pas tout, ou si cela t’ennuie, ce n’est pas grave." Le lendemain elle me posait des questions simples et pertinentes. Cela m’a donné confiance : expliquer le travail des scientifiques était donc possible. J’ai au moins 2 rêves : créer quelques vocations chez de jeunes étudiants tant ce metier créateur me plaît, et restaurer l’image des scientifiques auprès du grand public. Je regrette infiniment que, faute de nous connaître, le grand public pense que les scientifiques sont soit d’étranges illuminés façon Tournesol, soit des fous dangereux (le Dr Folamour ?). Or dans notre société où des problèmes graves se posent qu’on ne pourra jamais résoudre sans la science et la technologie, j’ai peur que nos politiques fassent des erreurs graves pour l’avenir s’ils continuent à ne pas nous écouter et si le grand public rejeter nos travaux. Merci encore pour vos lectures attentives et commentaires généreux de mon récit à suspens où tout est vrai, je veux dire très proche de la réalité.

  • OUi, chère Pauline, nous attendons le 2 janvier avec une impatience difficile a dissimuler. Nous venons de toucher notre premier exemplaire, de signer une masse d’autres pour la presse, d’en offrir un par ci un par là, nous entendons deja parler d’emissions a venir (France Culture, RFI …). Il parait même que différents organes de presse se bousculeraient pour sortir commentaires et critiques les premiers !
    Toute l’equipe de RLV semble mobilisée avec autant d’energie que d’enthousiasme. ON se demande donc déjà si l’accueil du public sera à la hauteur de l’investissement en idées , en efforts, en réalisation. Mais cela, c’est la glorieuse incertitude du genre.
    Merci a vous tous
    Sébastien Balibar