Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Sandrine Salières Gangloff

Je fais comme dans mon atelier,
« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. » Boileau, L’Art
Je publie un récit puis un 2ème, étoffant le premier puis encore un autre qui raconte le quotidien. Pour survivre à l’étau sociétal.


Récits

Relieuse  

Relier les livres est un savoir-faire qui exige passion et volonté. Sandrine décrit le quotidien de son atelier de reliure, au milieu des livres, de la colle et des pinceaux, et des factures qui s’accumulent.

J’ouvre le livre, je le regarde bien, je cherche les raisons de sa maladie. Il est fragile, abîmé pour avoir été négligé, maltraité ou abandonné. Il a vécu. Comme son nouveau propriétaire.Je suis là pour le remettre en état.

Portrait de Sandrine Salières-Gangloff dans La Croix :

Publication : 10 janvier 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1580

L’heure du thé  

Sandrine décrit le quotidien de sa voisine Paulette, 93 ans, et nous restitue les souvenirs de cette institutrice du milieu du siècle.

Je lui demande ce qu’elle pense de l’école aujourd’hui. Elle pense ce que tout le monde pense : que tout fiche le camp.

Publication : 30 janvier 2014

Durée de lecture : 15 mn

Nombre de mots : 3110

Un acronyme de plus.  

Faire valoir son expérience professionnelle, en vain.

Pour prétendre à la V.A.E, l’administration me demande de remplir des dossiers et d’apporter des preuves de ce que je suis. Je suis restaurateur de livres anciens : je les connais par cœur, les livres.

L’auteur de ce texte a un blog, où vous pourrez découvrir son univers de travail, ses outils et son atelier.

Publication : 4 mars 2015

Durée de lecture : 21 mn

Nombre de mots : 4220

Je résiste.  

Vocation : relieuse

Il m’en a fallu de la ténacité, de la pugnacité, de la combativité pour arriver à devenir ce que je dois être pour vivre cette vie comme je l’entends.

Publication : 30 mars 2017

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1870

Bibliothèque

 
 

Ses derniers commentaires

  • Oôôh !! ... j’aurai bien aimé me rendre à votre présentation. C’est très gentil de m’y inviter. Je ne serai pas à Paris ce jour !
    Bonne chance et bonne soirée !
    Votre livre sera disponible surement à la vente ?
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Quelle écriture !
    les mathématiques ... qui aime apprendre ...
    ah ! en opposition avec les littéraires souvent dans l’esprit des jeunes ... et si on avait expliqué, tout petit, l’étymologie du mot ... beaucoup de choses se serait passée autrement.
    Trop souvent associées et réduites aujourd’hui au profit et aux bourses, à l’économie et l’entreprise qui ont prises d’assaut les matières à enseigner.
    Beaucoup d’humanité dans ce récit aussi.
    Je comprends que le travail d’écriture soit intimement lié à la poésie des mathématiques.
    Etre syndicaliste c’est aussi se battre.
    La retraite ... non je ne vous imagine pas en retraite, il y a tant à faire contre l’illettrisme grandissant, la science des nombres volée par la technologie.

    Bien à vous.
    Sandrine

  • Oui, merci de cette réponse.
    3 ans déjà et c’est tellement peu en effet.
    Vous avez mis le doigt effectivement sur la problématique de nos métiers d’artisan et d’artiste ... conserver de l’énergie pour continuer.
    Bien à vous.
    S.

  • Bonjour, bonjour,

    Merci pour vos commentaires , c’est toujours un plaisir de lire les réactions de lecteurs et d’aller visiter leurs profils pour nous rendre moins anonymes dans cette aventure d’écritures et de témoignages.
    Je me pose la question de savoir si à part nous les gens attentifs aux autres finalement, les décideurs politiques essentiellement, puisqu’il s’agit à travers chacun d’entre nous de faire société et de témoigner de la diversité, se rendent compte de l’énergie, le travail, la passion et l’apport de sens de nos métiers, nos expériences, nos témoignages ?
    Qu’allons nous devenir dans cette grande toile qu’est le net ?
    Y-a-t-il des étudiants qui lisent et nous prennent pour un matériau d’études sociologique ?
     :)
    S.

  • Bonjour,
    Oui, j’ai eu envie de faire ces deux activités ... beaucoup de courage !
    le travail et les heures sont innombrables ... Bon courage !
    Bien à vous
    S.

  • Bonjour,
    Que dire ?

    Je crois qu’il n’y a pas de mots pour dire que les larmes viennent toutes seules à mes yeux en lisant, tant de chagrin, pour une petite vie qui existe au monde, à nous, à moi, avec le récit que vous en faites.
    Mes pensées sincères vous accompagnent et accompagnent vos deux enfants, qui existent à travers ces mots.
    La vie ...
    Bien à vous et votre famille.
    Sandrine.

  • Bonjour Vincent, merci de cette lecture attentive.
    Je vais aller lire vos récits.
    Bien à vous.
    S.

  •  !!!! Un très grand merci à raconter la vie ... pour ce qu’ils font, ce qu’ils sont !
    Sandrine

  • Merci pour vos commentaires !
    En effet, je suis la sorcière magnifique qui résiste au temps numérique.
    Et oui Jean Paul, chaque livre sauvé et auquel on a redonné du sens précis en tant que livre essentiel à nos vies est un coup porté fatal à la médiocrité !
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour Liane,
    Une écriture juste parce que cet amour est difficile à lire.
    Ce qui est intime est à soi.
    Il réveille des sentiments de peur. L’identité construite et fragile à la fois.
    Bonne année à vous !
    Sandrine.

  • Bonjour,
    Enchantée, Sandrine de faire votre connaissance à travers un récit familier.
    Les créatifs ne doivent pas vendre leur âme.
    Un petit noyau tout au milieu de leur ventre ;
    Bon courage ;
    Bien à vous.
    Sandrine.

  • J’ai adoré votre récit !
    Merci !
    bien à vous,
    Sandrine.

  • Paulette a deux petits enfants, qui viennent la voir de temps en temps, écrivent à la main. C’est vrai aussi ce que vous dites, Jean Paul, ces réunions dominicales, je les vois d’avantage autour d’une table de jeu de cartes, ou sur un banc à l’ombre d’un arbre, pour les hommes, des parties de pêches ou de débats refaisant le monde : une image d’Epinal, puisque on voit peu de nos jours dans les campagnes désertes de réunions aussi spontanées : peut être dans d’autres régions, je ne sais pas.
    S’occuper de quelqu’un qui est dans un abandon affectif réel ou non mais vécu comme tel, puisque Paulette a une famille qui prend de ses nouvelles, vient la chercher, a été trop lourd pour moi, déjà en charge seule de beaucoup de choses. Le lien social a la campagne est quelque peu brisé pour des raisons surement plus profondes qui m’échappent. Chacun est devenu le fardeau de l’autre plus que de la solidarité et l’échange nécessaire à toute vie sociale épanouie. On se fait un devoir d’aider là où les choses devraient se faire plus spontanément.
    Quant au titre, il a été choisi, après accord de ma part, par l’équipe en charge de la relecture et de la correction des récits que nous envoyons. Je dois les remercier de fait de cette chance d’avoir été choisie pour cette mise en ligne qui m’apporte beaucoup, par les échanges et par la lecture des récits.

  • Cher jean Paul,

    Voici le lien sur la question au débat de l’Assemblée Nationale.
    Et un article partagé sur FB qui montre à quel point le problème est bien réel au delà de mon expérience personnel.
    Il eut été pour le métier de relieur bien que j’accède à cette validation au moins pour partie.
    Un grand merci pour vos échanges !
    http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-53702QE.htm

    http://m.lavoixdunord.fr/region/haisnes-meilleur-ouvrier-de-france-il-ne-peut-meme-plus-ia30b53950n2934316#.VaeWRxNJlzU.Facebook
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,
    Oui vous avez raison,
    J’essaie toutefois de me débarrasser de certains "filtres" pour comprendre cette expérience.
    Les individus peuvent être pris dans des systèmes administratifs où ils n’ont pas vraiment le choix, sans leur trouver d’excuses, la VAE dysfonctionne en France et je me suis surement trompée d’endroit.
    Il existe un autre endroit où je peux faire valider mon expérience et mes compétences, (seulement 2 en France pour mon métier : l’INP et Paris 1)... Et pour le moment, je me reconstruis. Cette expérience m’a atteinte plus que de raison, les administrations, les structures autour enfonçant le clou par un " vous devriez faire autre chose et garder ça en loisirs ... ou vous vendre un peu mieux, faire des dossiers, de la pub, de la communication ...."
    Tout plein d’arguments dans l’air du temps, vides.
    On aura compris qu’il me faut un certain temps pour recouvrer mes forces. Mon travail ne peut se faire ni dans la confusion mentale, ni dans la fatigue, ni dans l’urgence.
    Il faut du temps pour éclaircir ses idées. :)
    Bonne journée et merci de votre contribution. Bien à vous. Sandrine.

  • Que c’est difficile.
    Un récit plein de courage et d’amour.
    Merci pour cette belle écriture, la tristesse jalonnant tout au long.
    Bien à vous ;
    S.

  • Bonjour, merci pour votre point de vue si juste ; tout ça fait sens. (Je ne sais pas si je suis érudite ... je n’irai pas jusque là, j’ai la chance de côtoyer un matériau riche fait de rencontres et de livres, des passionnés, à qui je prends la substance). Je ne sais pas si les gens qui m’ont reçue en entretien n’auraient pas aussi à raconter leurs expériences : valider des expériences de gens dont ils ne savent rien de leur parcours, qui ne suivent pas leur cursus, alors qu’ils, ces spécialistes, se donnent tant de mal pour préparer leurs élèves durant 5 ans, selon un cahier des charges très précis. Cela rejoint cette idée de passerelle dont les ponts sont fictifs au nom de quota et de promesses politiques. Mais ils ont des situations privilégiées et à ce titre leur responsabilité est immense.
    Bien à vous.
    S.

  • Bonjour,
    Vous avez du courage.
    Beaucoup de courage et pour ce que vous écrivez et pour le refus de baisser la tête.
    Improbable situation qu’on pense qu’on ne va jamais connaître quand votre famille est nantie, pourtant, je connais ce que vous décrivez : les impasses administratives de l’urgence quand les situations se mettent en place et qu’il n’y a pas les bonnes cases.
    Vous errez avec des gens qui refusent de croire ou de voir parce qu’ils sont impuissants et qu’il faut gérer les manques ... de nourritures, de papiers en faisant fi de l’humain.
    On a l’impression que je dramatise mais non : ce que vous écrivez est criant de vérité et d’injustice.
    Tout le monde s’en fiche ou presque.
    Avant d’aller à l’épicerie sociale, petit papier avec un numéro que je garde précieusement comme une trace, je ne pouvais pas connaître cette honte d’être sans rien.
    Ensuite les choses se mettent en place mais deux mois, c’est très long à attendre que la situation se calme parce qu’on en peut pas faire autrement.
    Bien à vous.
    S.

  • Bonjour, j’ai lu . Puis j’ai relu et je me suis dit on en est tous là, passé 40 ans. Deux divorces sur trois en France. C’est fatigant. Un très beau récit de vie immobile de l’extérieur. De l’intérieur, une vie tout en épaisseur. Mais fallait-il commenter ? Ce récit s’adresse à votre seconde femme.

  • Bonjour Clothilde,
    Un très joli récit en effet. Une écriture fine, on voit ce jardin. Mais pas que ....
    J’ai noté le mur, et l’héritage des maux, des mots et des biens aussi, la différence de traitement entre votre sœur et vous. Même si vous avez le gout des choses simples, que je partage avec vous, les histoires familiales s’enroulent et se déroulent autour de nous. Votre sœur aura raconté probablement autre chose, qui la justifie dans son égoïsme.
    Je me pose cette question de savoir pourquoi les murs ?
    Bien à vous, Sandrine.

  • .....
    Il montre aussi qu’une partie des penseurs ont conscience du délitement. C’est concret un écrit, c’est écrit ... On ne peut pas faire comme si il n’y avait pas eu ces mots et ses idées là.
    Je crois que la légitimité de faire ou de dire se conquiert en étant à l’écoute de son enfant intérieur.
    L’attente d’une légitimité qui vient de l’extérieur donne un pouvoir nuisible.
    Par rapport "à la misère du monde" Bourdieu, et le Curmer, "les français par eux même" très datés ... ou les témoignages peu nombreux, sont confus, il y a là en plus une qualité, des choix éditoriaux un miroir offert à nous, tous groupes humains mais aussi aux autres sociologues étrangers pour qui la France est à part dans le monde, concentrée très drôle de franchouillardise, de classe, d’irrévérence et de liberté.

    Mon sentiment est que nous, citoyens, nous n’avons plus le pouvoir de décider de nos vies et quand nous le faisons, nous le payons très cher, au prix de la santé, de descentes aux enfers qui arrivent très vite sans espoir parfois de revoir la lumière. La lecture de tous ces textes m’a aussi montrée qu’en réagissant, on établit un contact souvent courtois qui est teinté de respect, d’empathie, d’humanité sans pour autant être considérée comme venant du pays de Ouioui ou de Candy....

    Bonne journée à vous.
    Sandrine.

  • (Bien sûr, je n’ai aucun mérite de la citation, travaillant dans le démontage en règle de livres, je tombe sur des citations et des extraits qui parsèment ma journée.)
    Il me fallait crier ce que je vis comme injustice, brutal, de ces sociétés liés à l’argent, à ma famille, de ces communautés universitaires, tout comme d’autres communautés, dont je n’ai pas les codes, où je n’arrive pas à entrer malgré des efforts et de l’énergie dépensée sans compter. Comprendre et pouvoir tourner une page.
    Mes textes sont écrits parce qu’ils formulent les contours d’un atelier qui n’existent que par ma seule volonté. Moi partie, il reste les textes ordinaires d’une vie ordinaire.

    Le parcours social et sociétal me semble parsemé de naissance à soi en permanence.
    Bien sûr, je ne suis pas sans savoir que la plupart des auteurs de ce site sont issu de ce monde universitaire, et heureusement, parce qu’il est l’autre partie de ces réflexions qui me permettent de relativiser et de faire la part des choses.

  • .....
    Beaucoup de gens, à qui je communique l’adresse de ce site, ont autant à raconter surement mais ne font pas le choix actif de participer et ne voient pas la finalité de raconter sa vie. je n’ai que très peu de retour finalement.
    Je crois pour ma part que choisir ce qui semble de l’ordre de l’inutilité, de la poésie, de l’art, de l’écriture est acte fort engagement, être au monde. Je crois juste ces écritures citoyennes qui témoignent de la diversité des vies dans cette société de plus en plus dure. Un espace de liberté.
    Ainsi j’aime bien cette citation d’André Suarés :" « Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l’homme libre. Si l’homme tourne décidément à l’automate, s’il lui arrive de ne plus penser que selon les images toutes faites d’un écran, ce termite finira par ne plus lire. Toutes sortes de machines y suppléeront : il se laissera manier l’esprit par un système de visions parlantes […] Tout y sera, moins l’esprit. Cette loi est celle du troupeau. »

  • Bonjour Omar,
    par avance je m’excuse de ce commentaire très long ... mais je ne sais pas faire autrement.
    Je commente depuis très longtemps le net, m’arrogeant le droit de prendre une parole qu’on m’a refusée peut être, je ne sais pas, être au monde, se faire entendre. J’existe. Je me bats. J’écris. C’est engagement et citoyen. la civilisation informatique réduit les gens à l’immobilité, à l’invisibilité, la solitude.
    Je choisis de réagir à l’avant dernier paragraphe de votre texte qui demande : Pourquoi écrire et poster un récit,
    cette très jolie formule "Mais pourquoi mettre en ligne, dévoiler lettre après lettre son corps littéraire, si ce n’est pour en jouir ? " qui s’applique au texte de Cassandra, mais aussi à un autre texte ("Lui" de C. Martinez écrit plus tôt), tout en écriture que j’ai envie de qualifier de féminine, non pas que je dénie le droit aux hommes d’écrire des textes fins, en fond de fantasmes ou de sensualité, mais qu’il me semble que le côté sentiment et clair obscur est féminin ... Difficile de qualifier sans prêter des intentions erronées, propre à soi et non à l’écrivain, amateur ou non.
    Cette jolie formule dont l’essence me parle, de pourquoi j’écris, pourquoi les autres écrivent ?
    Mais aussi pourquoi je lis ? Qu’est ce que je cherche ?

  • C’est très beau ce que vous dites.
    J’ai eu très peur aussi.
    Et si je ne savais pas l’aimer ....
     :)
    Au bout de 15 ans, je suis un peu plus rassurée.

  • Non c’est celui là, où l’auteur raconte le lien entre son père, ses livres et la reliure des livres de son fils.
    merveilleux.
    http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/2004/12/18/ce_livre_est_mon_corps

  • Voici un lien que je trouve très touchant découvert par un bibliothécaire aussi passionné que moi par son métier.
    C’est infiniment touchant.
    http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php?s=langes&sentence=AND&submit=Rechercher

  • Bonjour,
    Vous êtes forte, avec votre enfant. Courage.
    Merci pour votre récit.
    Trop d’yeux pas assez de regards.
    Maintenant, on sait que vous existez, on vous voit.
    La vie est un combat permanent , je suis sûre que vous allez y arriver.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Chère Seysha, C’est vrai qu’on aimerait avoir plus de témoignages d’hommes face à la maternité de leur fille, de leur femme, de leur sœur. La référence que j’ai aux pères est très contradictoire, le mien, celui du père de ma fille.On nous demande d’assumer beaucoup de chose en tant que fille, femme, maman.A 49 ans bien tôt, je suis toujours aussi désemparée par les réactions des hommes face à la maternité.Probablement parce que je n’ai pas de famille aimante autour de moi mais uniquement du chaos dans les relations entre les gens dans les couples, le mien, celui de mes parents depuis toujours. Ce n’est pas l’amour qui nous unit mais la haine. J’étais un fardeau pour eux, qu’est ce qu’on va bien pouvoir faire d’elle, encombrante ? Je les ai cru. Ma fille est arrivée là comme une fleur avec beaucoup d’amour dans ce désert affectif et je la préserve de cette famille destructrice, mon métier passe après aussi, mais en même temps j’ai trouvé des solutions pour travailler à la maison, non sans mal, et pouvoir l’élever. Elle a grandi, 15 ans, est interne au lycée dans une ville voisine et je la vois prendre son autonomie petit à petit. C’est la plus belle chose qui m’ait été donné sur de regarder sur terre : un enfant qui devient un individu, futur adulte construit. Peut importe ses choix, elle trouvera toujours auprès de moi une alliée, une confidente quelqu’un qui la respecte en tant que femme et individu avant tout autre chose.
    Bien à vous,
    S.

  • Je viens sur la page des gens qui ont pris le temps de lire ce que j’ai écrit .... Votre récit mérite qu’on se pose et qu’on lise à tête reposée, je le ferai dès demain.
    Les quelques lignes lues au début ont douloureusement résonné.
    Un burn out, une déprime. je lirai demain ;
    Bonne soirée à vous.
    Bien à vous.
    S.

  • Merci Marie.
    Paulette va bien. Quelqu’un de professionnel s’occupe d’elle régulièrement.
    Je passe devant chez elle parfois et voit le rythme, des volets de sa maison, s’ouvrir et se fermer.
    La lumière est allumée. Je n’ose aller la voir. De peur de provoquer force d’émotions et de ne pouvoir ensuite tenir mes engagements.
    Les personnes du magasin où elle va faire ses courses, accompagnée avec une autre personne, me donnent de ses nouvelles : elle va bien pour une dame de son âge.
    Bien à vous.
    S.

  • Un récit de vie qui vous répare avec cette question de légitimité sur la haine.
    Non bien sûr, la haine ne doit pas être cultivée mais le cœur a ses raisons parfois .....
    Nous sommes le produit de notre histoire intérieure façonnée par le milieu, l’entourage et aussi celui des événements extérieurs.
    Ces événements qu’on ne maitrisent pas, qui nous façonnent aussi.
    La pression de la société et de ses rythmes qui ne sont pas ceux de notre être intérieur.
    Comment résister et devenir raisonnable quand tout pousse à la déraison ?
    J’aime beaucoup cette phrase :"Bientôt, de toute façon, tout le pays s’arrêta."
    Bien à vous ;
    S.

  • Bonjour,
    Très jolie histoire, déroulée comme allant e soi, on ne nait pas maman on le devient ....
    ET ce regard apaisé sur les pères.
    merci
    Bien à vous.
    S.

  • Merci Seysha Taft.
    je me relis, je lis et relis les récits des autres. c’est une source de plaisir et de réflexion mêlée sans qu’ on ne puisse dire ce qui prend le dessus. La description m’accompagne tous les jours, que ce soit mentalement ou physiquement, dans le travail de mon atelier, où je ne passe plus assez de temps, parfois, absorbée par la plainte du monde.
    Bien à vous.
    Sandrine.

  • Que c’est difficile .... le prix pour cette vie moderne ;
    je n’ai pas relu votre récit, l’avais lu dès sa parution.
    Bien à vous,
    S.

  • Bonjour,
    Merci pour ces avis positifs.
    J’espère de tout cœur que vous avez raison ... la localisation probablement trop campagne, la conjoncture économique ... Il faut tenir devant le vide abyssal et le désintérêt des gens locaux qui ne voient pas ce métier comme un métier.
    merci encore.
    Bien à vous,
    S.

  • Bonjour,
    Votre récit m’a fait du bien ;
    je ne suis pas dans le même secteur mais ce que vous dites est applicable à beaucoup de domaines.
    En vous souhaitant bon courage pour trouver du sens à votre vie, votre nouveau métier ... je repars sur autre chose aussi.
    Mais sans grande illusion.
    Bien à vous,
    Sandrine

  • Le lien avec Paulette s’est rompue. Une vieille dame, qui me demandait beaucoup plus que je peux donner, du temps, l’éloignement, je ne la vois plus. Ainsi va la vie.
    S.

  • Bonjour,
    Je suis en train de le lire.
    J’habite encore à la campagne après des passages en ville, où certes l’activité est plus que présente, selon sa capacité à se forger des réseaux sociaux.
    Ce que vous écrivez est intemporel, je me souviens de ces scènes dans els années 74, 78,80, 86, 90, au fur et à mesure de ma vie, je n’ai jamais quitté ce fantasme de vie à la campagne, loin du tumulte.
    Ma fille, aujourd’hui 15 ans, vit la semaine en ville et le weekend à la campagne ... c’est long, très long et souvent je prends la voiture pour faire au moins 30 KMS pour qu’on se divertisse.
    Je ne sais pas ce que vont devenir ces campagnes de plus en plus désertes. Il n’y a plus le café, ni même la boulange.
    Tout ça dépend de notre capacité à vouloir rester coute que coute , se sédentariser, vivre d’une façon et non d’une autre, un équilibre intérieur qui doit rejaillir autour et rendre la campagne assez séduisante pour y rester encore.
    Merci pour cette description, ce regard.
    Je retourne lire la suite.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,
    Quelle patience !
    merci pour ce récit et bon courage !
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Oui. mais je crois que nous portons toute notre vie nos rives adolescentes.
    C’est un récit tout en douceur aussi.
    Presque murmuré.
    Vous vous en êtes libérée et je pense que pour vous c’est salvateur.
    passer à autre chose, cela me fait penser à cela, a chacun son rythme et à cette richesse de nos histoires intimes.
    Bonne journée !
    S.

  • Une introspection incroyable, l’intime révélée avec une telle justesse.
    merci pour ce récit qui m’amène sur des rives adolescentes.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Merci pour ce récit tout simple, très beau.
    S.

  • Un livre.
    très beau texte.
    Bien à vous.
    S.

  • très troublant.
    je pense que le célibat pour les religieux est une ineptie ;
    Du moins pour ceux qui souffrent de l’isolement et du manque d’amour.
    L’église depuis longtemps ne prends pas ses responsabilités.
    S.

  • Bonjour Kahina,

    C’est comme ça, il y a beaucoup de textes dont le titre ne nous accroche pas puis, on retombe dessus, j’ai eu la même réaction pour certains d’entre eux.
    Votre texte sur votre frère est touchant.
    je suis ravie de vous avoir fait découvrir ce métier, en effet peu connu, rare ;
    Je l’ai découvert tardivement aussi ... 27 ans ... :)
    Il y a une urgence à devenir parfois certains métiers : si on ne se réalise pas à travers eux , on se sent en danger.
    Plus qu’une passion qui souvent ne dure pas, il m’est devenu une nécessité même avec nombres d’inconvénients comme le salaire qui ne suit que rarement.
    Je vous encourage à aller voir un atelier, vous y trouverez des auteurs du 19ème, des livres en cuir et en couleurs qui nourrissent un imaginaire. Je pense que pour vous étudiante en lettres, c’est le monde, de Hugo, Zola, Hetzel et autres éditeurs, écrivains, politiques qu’on ne relie plus aujourd’hui à cette action et engagement pour la vie quotidienne, son amélioration. C’est le poids des racines qui manquent tant aujourd’hui pour moi !
    Un livre relié c’est très lourd : avec ses matériaux, il a pris par la transformation et mes mains, du corps ... d’ouvrage et de l’épaisseur, du poids pour qu’on le traite à sa juste valeur : une tranche de vie.
    Bien à vous !
    Et au plaisir de vous lire !
    S.

  • Edifiant.
    merci pour votre témoignage qui dit combien nous marchons sur la tête et que ce que je ressens : la fatigue de tout le monde, enfant, adulte n’est pas une vue de mon esprit.
    Bon courage
    prenez le temps de vivre et de choisir votre vie.
    Il n’ y a pas le feu de toute façon nous vivons une telle révolution de société que se dépêcher pour se retrouver précaire ou au chômage ou dans un poste qui ne vous épanouit pas est une ineptie.
    réfléchissez avec soin.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • http://www.bmlisieux.com/litterature/bibliogr/curmer01.htm

    Un endroit où on peut trouver ce texte illustre qui m’a fait penser à M. Rosenvallon et son équipe !
    Bonne journée !

  • Merci Nathalie !
    Ce métier me tient debout.
     :)
    Bonne journée à vous !

  • Une vie simple.
    Il y a votre femme. Et ce n’est pas rien.
    très jolie formule pour cette vie à la campagne, la brume.
    Bien à vous ;
    S.

  • Ohhhhhhhhhh terrible.
    D’ont forget to fly ;
    ma fille m’a balancé ce message par internet un jours.
    depuis, je ris au nez des gens qui me disent que je suis mal organisée, que je ne vais pas assez vite etc etc ...
    un monde de fou.
    Vous écrivez très bien et j’ai hâte de lire d’autres récits.
    Bonne journée à vous,
    Bien à vous,
    S.

  • http://zetenancierisbaque.blogspot.fr/2014/06/un-ptit-tour-chez-emmaus.html?spref=fb

    Un ami sur Fb écrit cet article que j’aime beaucoup.
    Je partage ici avec vous.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,
    c’est drôle votre récit, il n’est pas sans me rappeler cette hésitation devant les chiffres et les nombres.
    Denis Guedj et Georges Iffrah, je crois, ont écrit sur les mathématiques, le premier, des romans passionnants sur l’histoire du Zéro, le théorème du perroquet etc... qu’il vous faut absolument lire, le second une somme sur l’histoire des mathématiques, somme littéraire impressionnante de l’histoire des nombres à travers le temps et les culture.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,
    J’ai lu ce livre en plusieurs fois.
    J’ai aimé les mots d’un monde très très loin de moi, et en même temps lu avec un nœud dans l’estomac.
    Et si quelqu’un de mon entourage tombait dans cet enfer ?
    Quelle violence.
    Je reste terrorisée par ce milieu, me demandant si c’est une fiction-réalité ou une réalité fiction.
    Les flics aussi violents que les dealers.
    N’y a -t-il pas d’issue ?
    Et le milieu de la com’ parisien ....
    mais quel enfer !
    Sandrine.

  • C’est poignant. C’est un récit qui vient s’appuyer sur cette révolte face à des gens qui parlent rentabilité et profit en face d’autres qui parlent conscience professionnelle, équipe soudée et racines.
    Une histoire de famille , d’actionnaires, pas de lois, pas de foi. Tout est bon. Du moins tout était bon.
    Je suis partie, en révolte depuis tellement longtemps face à ces gens qui se fichent de l’humain.
    Ils confondent argent et travail. Tout s’achète chez eux. Grave erreur. mais ils se fichent bien de couler des années de travail.
    Le potentiel de connerie de ces gens est infini encore plus quand ils ont derrière eux la complicité de la justice, de l’état et des politiques.
    On dirait chez moi.
    On connait la fin.
    Bon courage à vous.
    Votre récit est bien là, écrit.
    Eux ne laisseront pas beaucoup de traces. Des ruines tout au plus sur lesquelles il faudra reconstruire.
    Bien à vous

  • Bonjour,

    Un récit qui me pose, en tant que maman, sous les yeux, les interrogations que ma fille de 15 ans bientôt va peut être avoir. Ou qu’elle a déjà.
    C’est l’inverse pour elle, elle est perdue et ne sait pas ce qu’elle veut faire.
    je vais lui faire lire votre récit que je trouve lumineux.
    merci à vous !
    Sandrine.

  • Merci Virginie.
    j’écris un peu comme je parle.
    Et je crois que l’observation du moindre détail dans mon métier a débordé sur ma vie ...
     :)
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,

    Ce que vous racontez est une épreuve difficile.
    Je ne sais pas quoi dire pour ne pas ni alourdir, ni blesser encore un peu plus la personne que vous êtes.
    Je ne crois pas qu’on guérisse mais que la vie apporte d’autres bonheurs d’autres défis pour continuer à exister.
    J’ai une fille et j’ai peur pour elle.
    La froideur de la société devant le viol et le traitement fait aux femmes est loin d’être un problème qui se résout.
    Bien au contraire.
    Je vous souhaite bon courage dans tous les projets que vous mettez en place.
    Sandrine.

  • Merci beaucoup pour tous ces commentaires chaleureux !
    Bon weekend à vous !
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,
    Merci Blandine.
    Vous augmentez très bien ce récit.
    Si vous pensez déjà à faire relier un jour la bibliothèque familiale ou restaurer, un jour vous le ferez ...
    C’est comme une graine qu’on jette dans un coin non cultivé, avec le temps et son propre vécu, ses recherches etc. ... il se pourrait que la graine germe et pousse dans votre terreau intérieur.
     :-) j’aime les métaphores avec la nature. Cette nature est très forte et la vie nous fait confiance. En retour on se doit de faire la même chose et d’aller au bout de son rêve.
    Parfois c’est très difficile et on jette l’éponge, mais il faut toujours garder ce rêve dans un coin avec sa graine qui finira par germer.
    Bon courage dans vos études !
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,

    Merci Madame pour ce beau compliment.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonsoir,

    J’aimerai savoir si vous allez publier un volume avec les récits du net, une sorte de volume regroupant par thème, les récits.
    Je suis adepte des livres papiers forcément et ... Lire sur le net j’aime bien, mais je préfère le papier.
    Une collection de livre que je lis et relis et relis. J’y découvre des tonnes d’arguments qui réparent dans cette société malade.
    En fait, je me suis dit aussi que votre initiative était une sorte de principe actif qui agit comme un médicament sur des symptômes déclarés.
    Aux personnes qui lisent et veulent que cela changent de réagir par osmose pour réparer cette société humaine qui n’en finit pas de souffrir.

    Merci de votre réponse,
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Il y a aussi des annexes à la fin avec des chiffres sur le chômage des jeunes, le nombre de cdd et de cdi par rapport aux adultes, le taux d’accidents de toutes ces personnes qui travaillent dans les entrepôts nouvelles prisons du monde moderne.
    Edifiant.

  • ( SUITE du commentaire ) ON NE S’Y fait pas.
    j’ai bataillé pour avoir le métier que j’ai aujourd’hui sous les moqueries de ceux qui sont au dessus et vous jugent comme non conforme, électron libre, pas le profil, pas dans le moule jusqu’à entendre pas compétente même.
    Aujourd’hui je suis à mon compte et je gère mon activité artisanale. je suis ouvrière du livre avec un CAP et des bouts d’études en fac, en centre de formation AFPA et compagnie, des voies de garages qui forment des systèmes qui font vivre ceux qui les ont mis en place.
    Je suis très amère sur cette façon de traiter les gens parce qu’il faut les caser et les rendre esclave.
    Un monde que pas grand monde connait à moins d’y avoir mis les pieds ou d’y exercer un contrôle.
    Je me forme en permanence.
    Le point positif, c’est que je sais exactement de quoi vous parlez et que cela m’a donné une grande attention aux autres, la force aussi de ma battre pour dépasser les jugements faciles de ceux qui vous regardent comme étant des échecs vivants.
    Même encore maintenant, je peine à me payer à ma juste valeur. Il faut toujours que j’en fasse plus pour mériter mon salaire.
    Il faut la rage pour s’en sortir. je vous souhaite d’avoir cette rage, Anthony.
    Bien à vous,

  • Bonsoir,
    Je suis passée à la librairie et j’ai acheté les livres de cette collection. J’ai lu le parlement des invisibles et vous êtes mon 2ème livre papier.
    J’ai lu déjà un certain nombres de récits publiés sur le net.
    Je trouve votre expérience triste, combien banale, le quotidien de milliers de jeunes qui ne veulent pas se résoudre à entrer dans cet espèce e carcan qu’on fait passer pour la norme.
    moi même je suis passée par la mise en rayon, le facing des rayons frais et yaourt à 4H00 du matin, les commandes de surgelés et la mise en chariot puis la mise en chambre froide et en rayon ou congélateur, le titre de responsable, RESPOSABLE du RAYON machin avec le salaire de employé polyvalent.
    ça ronflait dur. Responsable.
    j’ai passé des nuits à me dire que je ne valais rien. j’ai été en fac pourtant mais je crois que le monde ouvrier est le monde de ceux qui n’ont pas d’autres choix aujourd’hui .
    On s’y fait.

  • Bonjour, Delphine,

    dans la mienne aussi.
    Et la meilleure solution est d’être loin , très loin.
    Merci pour votre court récit clairvoyant.
    Bien à vous.

  • Oui, je partage, je lis, je me nourris de ces expériences humaines.
    J’aimerai lire les récits des chercheurs qui se retrouvent en dehors de leurs universités ou sans crédit.
    Des patrons qui n’ont pas vu les grands changements arriver dans notre monde , technologiques surtout.
    Les étudiants qui jonglent entre plusieurs vies, famille, boulots, études.
    Sandrine.

  • Bonjour,
    J’ai adoré votre ton presque dans la confidence, d’une vie à servir contre rémunération à une autre vie à être utile contre une somme manifestement symbolique.
    Le bénévolat, c’est un mot valise, on y met toutes sortes de gens.
    Je ne crois pas à cette frontière administrative des 65 ans, des 60 ans, des 62 ans, pour nous surement des 70 ans, pour moi plus particulièrement, avec mon activité que beaucoup peinent à voir comme un vrai métier, peut être jamais.
    Je ne vois pas la frontière parce que derrière tout cela, il y a la passion de mon métier et des gens, de leurs histoires.
    Je trouve que c’est le lieu idéal, ici sur le parlement des invisibles,pour faire entendre votre voix et celles de tous les gens qui pensent qu’il y a un avant et un après travail. Moi, je crois qu’il y a des histoires de liens et de respect de la part d’utilité de tout un chacun dans notre société, qu’on ai 10 ans, 20 ans, 30 ans, 60 ou 80 ans.
     :-)
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Pourquoi aider quelqu’un à créer une activité, l’encourager à embaucher pour ne pas l’accompagner jusqu’au bout sur ces chemins difficiles que sont les petites entreprises comme La Traverse, surtout en ce moment où les petites entreprises sont loties comme les plus grandes aux mêmes taxes, ravageant leur trésorerie acquise à grande peine.
    Les retours sur impôts et les redistributions ne concernent que les entreprises qui ont des structures capables de suivre et de monter des dossiers qui coûtent aussi ...
    Ne peuvent en fait réussir que ceux qui ont déjà des acquis et des finances.
    Le reste ne fait qu’alimenter des systèmes qui permettent d’avoir des fonds, de créer des postes dont on ne sait si on en a besoin ou non.
    Cela fait des dossiers à remplir, des commissions à réunir,des délais à imposer au principal intéressé, qui vit d’amour et d’eau fraîche !
    Mon commentaire ne vous apporte pas de solution.
    Raconter votre histoire et la partager lui donne un écho qui peut rebondir plus haut et faire comprendre que la diversité est la vie : on peut avoir des médiathèques, des bibliothèques et des librairies. Je ne vais pas en médiathèque, jamais eu l’habitude des ces endroits pseudo-sacrés où on confisque et on montre que ce que l’on veut bien montrer.
    je traîne depuis toujours mes guêtres en librairie, bouquinerie et autres lieux dépravés du livres pluriels.
    Bien à vous.
    Sandrine.

  • Bonjour,

    Merci pour ce parcours original !
    l’argent ne fait pas tout, même s’il aide.
    je me suis sentie proche de vous, votre persévérance, votre volonté.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,
    J’ai aimé lire votre récit en me demandant où il allait me conduire à travers ces journées répétitives, nécessaires qui sont juxtaposées, pense-t-on à ce qui se passe dehors.
    La vie intérieure de notre entourage est un mystère pour nous.
    L’enfermement est triste.
    Notre époque renforce ces enfermements si on n’y fait pas attention.
    L’extérieur, ce qu’on ne maîtrise pas, ce qu’on ne contrôle pas, existe malgré nous, avec nous.
    Pour trouver sa place la communication et l’échange sont indispensables.

    J’ai aimé aussi le mystère évoqué pour la femme. Nous avons les mêmes questionnement sur les hommes en tant que femme.
    Voici les quelques notes sur le vif, après la lecture de ce récit.
    Merci,
    Bien à vous, Sandrine.

  • Qui répond à ma question de savoir si c’est aussi comme cela ailleurs et s’il y a des initiatives comme "Raconter la Vie".
    Merci Bien à vous.

  • Bonjour,
    Je pense souvent aux familles comme la mienne qui sont déracinées, privées d’échanges affectifs entre générations.
    Paulette fait partie de nos vies.
    Je pense qu’il y a d’autres initiatives comme la mienne, des gens qui ne parlent pas forcément mais qui passent aux actes pour redonner des liens autour d’eux. c’est un beau projet de vies que chacun pourrait mettre en place selon son envie, les besoins et ses possibilités.
    Nous vieillissons tous.
    Partager cela m’a fait du bien. A redonné du sens aux choses, au temps autour de moi.
    Et aussi de l’affection.
     :-)
    Merci pour vos commentaires,
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,

    Merci pour vos commentaires !
    Des échanges riches en humanité.
    Bonne journée à vous.
    S.

  • Merci Clotilde N.,
    Votre présentation est très juste sur votre page.
    Nous pourrions tout aussi bien nous rencontrer et discuter de l’avenir.
    Une initiative que ce site !
    qui ne lasse pas de surprendre par les écrits, commentaires et livres.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Très beau texte effectivement qui traduit bien les non dits, et la souffrance qui est la vôtre. On a envie de vous lire encore.
    Bien à vous,
    sandrine

  • Quel belle écriture.
    Vous êtes la vie.
    merci.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour comment puis-je vous envoyer une vidéo de quelques minutes sur une des étapes de la fabrication des livres ?
    Bien à vous,
    Sandrine.

  •  :-)
    Merci Madame.
    Oui, l’argent n’est qu’un moyen et non une fin. Il est pour moi ce que je redoute le plus, tant j’ai vu les dégâts dans ma famille.
    Nous en avons besoin pour nous réaliser toutefois et offrir à nos enfants une vie heureuse, décente.
    Du coup le sens de nos choix se charge de valeurs positives. ce que les décideurs d’aujourd’hui n’ont plus à faire parce qu’ils ne sont plus dans les mêmes difficultés que la plupart des gens.
    Ils n’ont pas à se battre pour construire un foyer, manger et avoir un toit.
    La nation le leur fournit et en échange ils se doivent de maintenir des structures vivables pour nous.
    je ne remets en cause leur capacité intellectuelle et leur mérite.
    Non ce que je remets en cause c’est la rétention de leur action au dessus du niveau de leur propre milieu.
    Nous n’existons pas pour eux.
    Je ne suis qu’une hurluberlu qui bidouille des vieux livres.
    cela génère beaucoup de souffrance chez beaucoup de gens en ce moment ce constat dans d’autres domaines ;
    je voudrais qu’on reste dans le cadre de ce propos ici. Sur d’autres forums plus personnels, on peut s’épancher sur soi et trouver du réconfort. Ici c’est se faire voir pour que les élites arrêtent de vivre comme si ils étaient seuls sur terre.
    merci encore à vous,
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour ,
    Raconter la vie m’a demandé également de raconter un peu plus. J’ai essayé sans pouvoir écrire un récit satisfaisant.
    Un de mes deux parents est décédé, l’autre est toujours en vie. Nous sommes encore en conflit.
    Notre famille est victime de son fonctionnement en vase clos, des névroses passées non résolues, qui se répercutent de générations en générations. Ce terreau, ces cendres ont permis à ma passion de se développer.
    Raconter cela c’est entrer dans un domaine plus psychanalytique et sortir du cadre des récits de "raconter la vie".
    Cela nuit à l’essence de ce petit texte qui dit la difficulté d’être entre deux mondes à une époque de mutation de la société et du monde du livre corrélativement.
    Il m’a fallu faire un travail sur moi énorme pour faire la part des choses. Expliquer les raisons du rejet de ma famille serait trop subjectif. Vous savez bien que le monde de l’argent est destructeur. J’ai fui et ils ne me le pardonnent pas.
    Je serai hors sujet.
    Mon parcours chaotique et riche en rencontre de personnes ressources peut montrer que l’amour de l’Art peut redonner confiance à d’autres personnes .
    Tout le monde manque d’argent en ce moment mais jamais autant que dans les milieux ou les gens sont réputés en avoir pour favoriser leurs enfants. la chute est d’autant plus haute pour les dits enfants le jour où le réveil se fait.
    Je suis tombée à 15 ans.
    merci encore pour votre intérêt.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Je vais l’acheter pour le lire en entier. On sent beaucoup d’amertume et de colère, à raison.
    Il y a ceux qui sont en place et il y a ceux qui sont de l’autre côté. une barrière de plus à franchir.
    Merci pour ce parcours raconté.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Et bien, j’en ai des choses à dire.
    Probablement parce que je comprends bien le projet maintenant que je vous ai écouté et vu à travers les émissions.
    je voudrais savoir quelles sont les risques de récupération politiques ? Comment ne pas tomber dans une autre caricature de la France courageuse, petite, souffrante des mauvaises pratiques de nos élites.
    C’est difficile pour moi de trouver un juste milieu. Il existe une certaine catégorie de gens qui sont probablement comme les décrivent M. Sollers et le journaliste italien. mais quand même, comment peut-on caricaturer à ce point en étant un littérateur écrivain ?
    Je ne m’en prends pas aux personnes. Je n’aime pas cela. J’admire votre calme sur ce plateau.
    On eut dit un dialogue de sourd avec les non-voyants et sourdingues en face de vous.
    ce que je pressens c’est que c’est une refonte des valeurs de l’éducation, l’apprentissage, le respect dès la petite enfance.
    Avec en face, des géants comme Amazon, des politiques qui vendent les trésors du patrimoine à Abu Dhabi ... par exemple.
    mais j’y crois et je fonce.
     :-D peut être un peu trop.
    Bien à vous,
    Sandrine.
    I

  • Bonjour,
    la solitude devant les problèmes de la vie, la maladie.
    C’est très émouvant.
    Bien sûr, on sent qu’on n’a pas envie de faire pleurer dans ce récit plein de dignité.
    Mais cela nous renvoie forcément d’une façon ou d’une autre à nos expériences passées/ j’ai eu un père malade, j’ai eu affaire à des assistantes sociales, des gens dans des bureaux qui n’ont pas idée de ce que c’est que de voir dans le regard des autres le poids des soucis trop nombreux pour une seule personne.
    Enfin je ne veux pas mobiliser la parole devant la souffrance de cette dame. Mais j’ai envie de pleurer parce que tout cela me fait encore mal et , surement aux autres aussi qui vivent encore de tels conflits avec des gens qui sont là pour comprendre normalement et aider.
    Merci.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Une découverte pour moi. Souvent je me demandais ce que cela faisait d’être plus haut.
    Un métier solitaire aussi.
    Merci.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Voilà, je viens de recevoir votre livre et je me plonge dans la lecture. Mon travail de reliure va attendre au moins ce matin.
    J’aime les notes et les bibliographies dans les livres. Elles poussent plus loin la connaissance et la compréhension des arguments d’un livre.
    Des arguments qui me vont bien. Je voudrais bien que autour de moi les gens disent plus ce qu’ils pensent, répercutent vos idées et arguments qui nous font du bien.
    C’est pour moi la conscience citoyenne qui doit renaître.
    Je n’ai pas encore lu le livre, je m’arrête donc là. Et attends d’avoir d’autres avis sur ces livres, ce livre..
    D’un point de vue matériel, c’est un livre abordable, et qu’on a bien en main.
    Merci :)
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Pour M. Michel Gros :
    D’accord, oui bien sûr, il n’y a aucun soucis.
    Peut être pouvez vous m’appeler le mercredi après midi où je serai plus disponible pour vous répondre. merci à vous.
    S.

  • Merci :)
    Oui je connais Stephan Zweig pour le raffinement de ses récits. Je vais relire le joueur d’echecs, je ne me souviens pas de ce passage.
    merci de me l’avoir rappelé.
    Ce métier est un lien aussi entre le monde artisan/ouvrier et culturel/de l’Art et des belles choses.
    Je m’y sens bien pour cette diversité. je pense que l’école a perdu cette diversité petit à petit. Vous êtes enseignante et quel métier difficile en ce moment !
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Oh ! Merci Michel, je suis ravie que vous interveniez ! Oui, vous avez eu raison de faire ce choix, j’imagine difficile quand on a eu une autre vie professionnelle. Les lendemains sont plus aléatoires, il faut savoir gérer sur l’année plus que par mois.
    Merci beaucoup de ce commentaire,
    Où êtes vous installé, si ce n’est pas indiscret ?
    Je vous souhaite également une bonne année, comme à tous les membres de cette communauté, ce réseau !
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour Monsieur,
    J’ai adoré l’extrait et je crois bien que je vais craquer sur cette collection qui fera un bel ensemble chez moi. A lire, relire et re relire.
    Merci.
    Sandrine.

  • Émouvant. Difficile de ne pas penser à lui désormais à travers ce texte. Prendre conscience que ces jeunes qui partent pour la France, pour eux, parce qu’il n’ont pas le choix, reviennent, quand ils reviennent, brisés.
    Note à moi même.
    merci.

  • C’est très joli, quelle belle histoire, qui soulève, comme cela dans la légèreté de cet interlude au café d’un coin : les "a-priori" sur les caissières, les traditions familiales, les difficultés de vivre dans un quartier où l’on pressent que l’écriture est un échappatoire, la difficulté et le courage d’aller vers les autres concrétement, une rencontre et la liberté de notre monde parfois douce. merci beaucoup pour celle histoire.

  • C’est aussi une réappropriation d’Internet lâché aux chiens, abandonné par un état qui ne veut que contrôler des contrevenants. La loi hadopi ... les droits fondamentaux bafouées au nom de la liberté d’expression. Je ne crois pas qu’il faille laisser faire.
    Internet est complémentaire du livre papier. Pour moi le livre ne va pas disparaître ... Il est la source du net.
    Seules les personnes qui peuvent profiter de cette grande confusion ont intérêt à bâillonner cette société. C’est difficile d’agir en bonne intelligence avec ces personnes à côté tout en continuant à se faire entendre et tant que la priorité sera donnée à cette valeur en tant que fin et non en tant que moyen, il sera difficile de convaincre. c’est aussi ce qu’on appelle le nerf de la guerre.
    J’ai décidé de l’appeler "ce qui ne doit plus être nommé".
     :-)
    Bon Dimanche,
    S.

    Bon Dimanche à vous.

  • Oui, j’ai trouvé un lieu qui est multiple et un à la fois, qui fait du bien.
    Un repère de plus qui dit bien que ce nous donnons, n’est pas perdu. Qu’il faut tenir pour faire changer un peu notre monde. Il ne faut pas rêver, comme vous le dites, et les raisons d’arrêter mon métier sont nombreuses, des hauts et des bas qui font de la vie une mer un peu trop agitée.
    Ce parlement peut être entendu si d’autres gens tout comme moi refusent de vivre le désenchantement comme une fatalité.
    M. Rosanvallon a crée un endroit qui peut changer le cours des choses, en mettant à disposition sa voix et son influence, ses connaissances, ses réseaux d’influences, ses amis et d’autres personnes qui le suivent dans cette aventure. Pour en faire un outil de la parole efficace, larguant les paroles racistes, méchantes, malveillantes. Combien de nous ont été maltraités par le net ?

  • Bonjour,
    j’ai aimé parce que vous dites que nous avons espéré autre chose, cet autre chose n’est pas venu.
    Et mon métier fait parti de ceux qui n’existent déjà presque plus.
    C’est une réaction positive à des agressions multiples, que de vouloir être ici.
    Je retrouve cela de commun aux récits que je lis.
    Je suis d’autres réseaux sociaux, mais aucun ne va aussi loin dans cette recherche de sens à nos partages.
    ici, ça va déchirer ... Comme dirait ma fille.
    Il faut faire connaître le plus possible et avec Internet tout est question de répéter sans arrêt pour ne pas être noyé.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Merci Monsieur.
    oui, je pensais ce matin, le mot trésor à perdu ses lettres, le ’H" est tombé.
    Je le restaure ce trésor et c’est c’est cela qui le constitue, l’amour de mon métier.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Bonjour,

    J’ai lu votre récit par petit bout, pour bien comprendre. Que de souffrances et de malheurs à porter pour un enfant.
    Notre histoire nous façonne, si j’en crois la sagesse populaire.
    C’est dur très dur toute cette violence qui nous émeut.
    C’est un bel endroit ici. On y dépose des malheurs et on y prends de la légèreté.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Merci de vos commentaires.
    Je vais aussi aller voir les récits ;
    Ce sont de belles rencontres et je me sens presque embêtée de voir que cela vous plait ce que j’ai écrit.
    Je vis dans les écrits des autres , j’écris des billets d’humeur ( mauvaise .... :)
    devant le poids et l’inertie de cette époque.

    La gomme chaussette, c’est une sorte de chaussette remplie de gomme naturelle en poudre très fine.
    On la passe doucement sur la page à nettoyer et de fines particules s’échappent et roulent.

    J’ai trouvé excellent d’avoir la parole. et de pouvoir la partager. d’entendre des expériences de vies.
    Bon weekend à vous Et vraiment merci.

  • Bonsoir,

    Merci Pauline.
    Je suis déjà fan ;
    Bien à vous,
    Sandrine.

  •  :-) Merci
    c’est un plaisir et un honneur d’avoir été sélectionnée pour être publiée sur votre site.
    les récits que vous choisissez par ailleurs sont intéressants. je suis attentive à vous suivre à lire petit à petit les autres récits et voir comment cette belle expérience va évoluer avec chacun des gens qui le font.
    Bien à vous, bon weekend,
    Sandrine.

  • Bonjour,

    Pourrait-on avoir un tout petit extrait s’il vous plait ?
     :-)
    C’est le principe de se rendre visible. Et là je n’ai que le titre.
    Mme Arnaux est visible pour les invisibles.
    Être écrivain à titre professionnel est difficile aussi.
    Je suis parfois abrupte mais c’est ce que je pense.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Oui, un parlement avec un endroit où les invisibles deviendraient visibles. C’est ce qui se passe ici.
    C’est très chouette et cet extrait de votre livre est une ouverture incroyable sur l’avenir, les débats qui peuvent naître pour une société qui retrouve son humanité.
    Bien à vous,
    Sandrine.

  • Un récit impressionnant. beaucoup de courage dans votre vie.
    Ne pas pouvoir exercer son métier parce qu’il ne permet pas d’avoir un salaire décent, faire un travail effectif non rémunéré est devenu une étape nécessaire à une industrie qui gagne pourtant de l’argent. je trouve cela inadmissible et cela me révolte.
    Merci. .

  • Bonjour,
    J’aime beaucoup votre livre.
    Merci.
    Un texte humain face à ce désespoir. La curiosité, c’est terrible , elle manque aussi beaucoup à ces jeunes.

  • Bonjour,

    c’est formidable ce que vous avez mis en place.
    Merci.
    Sandrine.