Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

||

Permalien



Copiez le code d'intégration

Publication : 26 février 2014

Durée de lecture : 18 mn

Nombre de mots : 3650

Quand l’auteur apprend qu’il a le sida, sa vie ne bascule pas. Au travail, il s’invente une maladie complexe et créé un nouveau personnage, son double, qui l’aide à tenir bon.

Quand on est homo, quand son mec meurt, on avale. On n’est pas veuf. D’ailleurs, au boulot personne ne connaît la douleur qui explique ma mine encore plus grise.


8 commentaires :

  • Ce courage devant l’adversité, cette créativité font de nous des humains, une philosophe disait : "être humain, ce n’est pas un donné, c’est une tâche" ,pour certains d’entre nous le travail est plus ardu, merci de manifester cette façon de devenir un humainet de le partager pour nous faire comprendre....


  • gavroche :
    parallèle, je le suis mais ce récit interne externe par l’œil qui marque la progression, comme le récit cinématographique d’Hervé guibert, mais lui crachait son irrespect, il vomissait son mal être d’une maladie insoignable à l’époque. Maintenant la réalité c’est surtout la votre, surtout la bataille et le respect que l’on se doit de remarquer votre courage à livrer bataille. Courage et bataille, courage parallèle.


  • Merci pour vos messages..! en fait, la vrai courage sera un jour de faire quelque chose de plus réellement utile de tout ceci... je reprends pied, mais je pense aussi à tout ceux qui n’ont pas ma chance d’avoir un boulot, d’etre entouré, d’être aidé, et même, dans une certaine mesure, d’être accepté - même si ce n’est pas pour la véritable raison. Je cherche aujourd’hui la façon de permettre à d’autres malades, (et pas seulement S+ !) d’accéder à un ’confort’ de vie plus élevé.. accompagnement, place au travail, acceptation..... mais là, je ne sais pas par quel bout prendre ça


  • Votre récit est magnifique, si fort et si retenu. Il me touche beaucoup, aussi pour des raisons personnelles. Vous parvenez à tenir le malheur à distance. Je vous admire pour cette force.


  • C’est sans doutes ce genre de récit que M. Rosanvallon appelait de ses vœux quand il parlait "de faire cesser cette terrible ignorance dans laquelle nous sommes les uns vis à vis des autres ". Soudain votre témoignage singulier et pudique me permet de comprendre un peu mieux une réalité que je croise parfois et je sais qu’alors les mots me manquent. Les vôtres sont comme une main tendue. Grâce à vous, peut être aurai je le courage demain de sortir mes mots de mes poches. Merci


  • En fait, je pense que je suis malgrè tout très privilégié.. aussi peut être faut il aussi lire ce texte en pensant à ceux qui vous entourent et qui, pour toute sortes de raisons, ont besoin de votre main amicalement tendue... ?


  • Je voudrais juste dire que j’ai trouvé votre texte très beau. Bien écrit, ce qui ne gâche rien. Il nous invite à ne jamais oublier la chaleur humaine, même dans des endroits, ou dans des situations, où normalement il faut être fort, froid, compétent, compétitif et sans failles. A travers ce texte vous nous rappelez de ne jamais oublier de voir l’autre, de ne pas oublier la gentillesse, tout simplement.


  • Je viens de lire votre recit magnifique. Avec un melange d’elegance et de rage au coeur, vous decrivez le choc de la confrontation avec la maladie - et pas n’importe laquelle...La vie qui bascule. L’attitude des autres, la force qu’on trouve je ne sais pas ou, sans reflechir, en soi. Merci pour votre propre reaction a mon receit AVC : vous avez evidemment tout compris ! (Pas d’accent sur mon logiciel anglais...)



Votre commentaire

Pour poster un message, vous devez vous connecter ou avoir créé un compte.