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Nous sommes des travailleurs sans lendemain -
par Cymone

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Publication : 25 mars 2015

Durée de lecture : 24 mn

Nombre de mots : 4880


4 commentaires :

  • Bonjour
    Est-ce une révolution silencieuse dans laquelle Pierre Rosanvallon nous entraine ?
    En nous faisant parler, nous les invisibles, nous nous laissons emporter dans un tourbillon sans fin, celui de la liberté d’expression.
    Le chômage nous précipite parfois dans « un changement de vie » radical : tout bascule, tout s’écroule.
    Par obligation, nous acceptons des « métiers méconnus », nous changeons de fonction, d’environnement, de conditions de travail. Nous passons du bureau au chantier ; de cols blancs, à cols bleus.
    Parfois la survie nous pousse à accepter n’importe quel emploi, à supporter toutes les humiliations, à endurer « le manque de respect ».
    Les inégalités hommes-femmes sont importantes dans le monde du travail quel qu’il soit. Cependant elles sont décuplées dans le bâtiment et toutes les corporations où les hommes sont majoritaires.
    Les femmes ne sont elles pas des Hommes comme les autres ?
    Que ce témoignage fasse changer des mentalités. Que les salariés soient mieux respectés et les femmes d’avantage protégées.
    Dans l’attente de vos commentaires, je tiens à remercier pour leurs appréciations, Pauline Miel et toute l’équipe qui l’entoure.
    Cymone


  • Viktoriro :

    Bonsoir Cymone,

    Si je comprends bien quand il y a une tension collective au travail les hommes s’en prendraient plus aux femmes qu’au chef d’entreprise ? C’est le milieu du chantier sans foi ni loi qui y serait le plus propice car il se construit avec le risque manuel, l’émigration illégale, l’épuisement physique, l’alcool libérant la bête puisque c’est un milieu inhumain ? Quels sont les mots de ces gens-là ? Les avez vous employés dans votre long récit ? Bonsoir.


  • Bonjour Viktorio
    Tout d’abord merci pour ce commentaire, c’est le 1er que je reçois.
    Pour avoir travaillé dans différents milieux, je vous répondrai qu’en ingénierie, où le nombre de salariés est moins dense, je n’ai pas ressenti une telle attitude vis-à-vis des femmes. D’autant plus qu’il y avait une étique à respecter, une ambiance très studieuse à observer. Bien sûr les hommes et les femmes se tournaient autour, mais dans l’espace de travail ça n’allait pas plus loin, l’espace était beaucoup plus confiné. Sur le chantier c’est différent. Mais je tiens à préciser que tous les hommes ne se conduisent pas ainsi. Je pense même que c’est une minorité. Sur un chantier l’ambiance est tout autre qu’en bureau d’études. D’abord les hommes sont plus nombreux, l’espace est beaucoup plus grand, plus propice peut-être à certaines libertés. Je crois qu’ils sont plus souvent livrés à eux-mêmes.
    Voir la suite dans le commentaire suivant.
    Cymone


  • Suite de ma réponse à Viktorio :
    Cependant ils travaillent très dur et certains pensent avoir droit sans doute à une petite récompense. J’imagine qu’ils se payent sur la bête, celle qui est censée être la plus docile, la plus vulnérable, la plus à porté de mains. L’alcool aidant (il est interdit depuis quelques années déjà) certains hommes se laissent aller, pour peu qu’il y ait quelques meneurs dans leur hiérarchie, c’est l’effet de groupe qui se fait ressentir rapidement ; c’est le « t’es pas cap ! »
    Les mots utilisés par les hommes avant mon agression, étaient dans le style de ce petit dialogue que j’ai dû supprimer de mon texte pour libérer de la place :

    • Si seulement tu étais aussi sympa que Sonia ce serait parfait, me dit Christian
    • Oui, renchérit Jean-François, on pourrait s’amuser un peu tous les quatre !
    • Ca ne me dit rien, leur dis-je.
    • Mais pourquoi faire la fine bouche ! viens avec nous ce midi, tu verras tu ne seras pas déçue, me répondent-ils en chœur… Pendant mon agression, le langage était beaucoup plus osé, il était assorti à l’action ! Voilà, j’espère avoir répondu à vos interrogations. Bien cordialement Cymone


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