Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
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Publication : 14 janvier 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 900

Comment vit-on avec quelqu’un qu’on a quitté ?

Après ma séparation d’avec mon mari, il me fut impossible de me loger dans Paris avec mes deux enfants, faute de revenus suffisants. Mon mari gagnait moins que moi. Impossible pour lui de quitter l’appartement familial. La cohabitation s’installa tant bien que mal dans l’appartement.


19 commentaires :

  • Merci d’avoir écrit le premier récit de cette catégorie - cohabitation forcée. Nous sommes très intéressés par ce type de récit.
    Vous pouvez lire l’article de Catherine Rollot publie dans le Monde en mai 2012 - ces couples sépares mais contraints de se séparer.


  • Merci pour votre récit . Est ce que le fait de partager cette situation par l’écrit vous la fait regarder autrement ? Je salue à la fois votre choix mais ma part de féminisme aimerait pour vous et vos enfants une vie où les contraintes ne prendraient pas la plus grande place.

    Message pour Liredeslires : votre commentaire est parfaitement déplacé dans le cadre présent


  • C’est comme si la vie d’Isabelle était emprisonnée avec pour seule limite la date de libération conditionnelle... qui dépend pourtant aussi d’elle...

    Les prétextes/excuses - la séparation, les enfants, le manque de moyens, et LE LOGEMENT A PARIS...
    Combien encore d’années perdues pour LE LOGEMENT A PARIS
    Combien de temps alimenter encore l’image repoussoir de la banlieue - il en est des "polulaires", il en est des "chics", voire des "rouges", de première voire de seconde couronne mais bon ce sont aussi des lieux de vie possibles, envisageables.voire, osons le mot "agréables"..

    Le récit d’Isabelle, au delà de la question du couple pose celui des images "boboisés" de ceux qui ne conçoivent ni la vie, ni les autres hors la capitale..
    Et c’est aussi triste que caricatural
    prendre le métro ou le RER n’est pas une abdication de sa liberté, c’est aussi pour de très nombreux français francilliens une nécessité par forcément dégradante


  • Merci Isabelle pour cette illustration du mal logement, du logement non choisi, imposé, qui empoisonne la vie.
    Tant de figures du mal logement…
    Y penser en ce jour de publication du rapport de la Fondation Abbé Pierre. Y penser en cette année du 60ème anniversaire de l’appel de l’abbé Pierre…
    http://www.fondation-abbe-pierre.fr/nos-publications/etat-du-mal-logement/les-rapports-annuels/19e-rapport-sur-letat-du-mal-logement-en-france-2014


  • Ces quelques commentaires montrent comment quelques lignes résonnent différemment chez chacun d’entre nous.
    Clotilde se demande si cet écrit me fait regarder les choses autrement, V me juge une caricature de bobo,, Charlotte connaît bien les différentes facettes des problématiques de logement.
    A Clotilde je peux dire que j’ai toujours été lucide sur ma situation, cet écrit n’ayant que pour seule ambition de témoigner sur cette réalité.
    A V je peux dire que je suis loin de l’image de la bobo que vous croyez. Provinciale d’origine, ma vision des autres et de la vie dépasse le périphérique.
    J’ai souvent entendu "quand on veut on peut", "la liberté a un prix" et autres ... Nombreux sont ceux qui aujourd’hui vivent ainsi dans les grandes villes (aujourd’hui le père de mes enfants doit trouver un travail pour se loger). A entendre ce genre de lieux communs, on réalise que cette problématique dépasse le plus grand nombre.
    Enfin, à liredeslires, qui dit "vous ne donnez pas envie d’y aller ", en effet, ceux qui vivent ainsi n’avaient pas du tout envie d’y aller !


  • Bonjour,

    Je découvre aujourd’hui le projet Raconter la vie et je me dirige "au hasard" vers votre récit Isabelle. Je vous remercie pour la clarté de votre récit, ça me donne à réfléchir. Et maintenant que j’arrive en bas des commentaires je me sens mal à l’aise, je ressens plus de destruction que de création de liens. Comment peut-on en tant que membres créer des liens dans la communauté ? Je soutiens votre initiative. Christine


  • Bonsoir Isabelle
    J’espère ne pas vous avoir froissé et si c’est le cas, je vous prie de m’en excuser
    Bien à vous


  • Je suis surprise des jugements portés ici. Personnellement quand je trouve un texte plat, j’évite de le mettre en commentaire Liredeslire, qu’est-ce que cela apporte ? Isabelle a pensé que cela avait du sens de le raconter, les modérateurs de raconterlavie aussi. Vous passez à côté, c’est votre droit. Restons en là

    Moi ce qui me touche dans votre récit Isabelle, c’est l’humanité que vous continuez à déployer pour le père de vos enfants, alors que vous vous êtes séparés.
    Notre façon de vivre en société nous pousse à nous entre-dévorer. On peut ne pas (plus) s’aimer et continuer à se témoigner respect et protection.
    On peut le faire partout, dans les divorces, dans le monde du travail, entre voisins, dans sa famille.
    C’est cela que je lis : le courage de ne pas se rendre insensible à l’autre même si on a contre lui / elle des griefs...
    C’est un sacré combat !


  • Très beau récit. Nous sommes si nombreux à avoir souffert ou a souffrir du manque de logements à des prix accessibles. En 1983 le loyer d’un beau trois pièces rue de l’Espérance était de 300 francs (l’équivalent de 50 euros). Nous ne pouvons pas faire grand chose individuellement contre la flambée des prix et la spéculation (même si les APL ont décuplé la spéculation), mais nous aurions pu exiger de nos gouvernements qu’ils répartissent de manière plus équilibrée sur tout le territoire le travail, les opportunités, les universités, les grandes écoles, or les citoyens de ce pays continuent à admettre cette hiérarchie des villes et des territoires dominée par Paris.

    Et puis il y a la progression de la natalité qui apparemment rends les citoyens heureux. L’espace ne grandira pourtant pas. J’ai souvent suggéré que toutes les femmes fassent enfin une grève historique de maternité pour se poser un instant, observer le monde que nous avons créé et poser de nouvelles exigences à ceux qui nous gouvernent ; ça serait plus efficace que les indignés. Du jour au lendemain des maternités et des crèches vides, des écoles dépeuplées, les rêves de croissance sans limits remis en question.
    Mais pour l’instant, face à cet absolu manque de pragmatisme des citoyens, il n’y a que la solution très justement proposée par Christine Castillon qui tienne, la création de liens au sein de cette communauté.


  • Enfin ! enfin un récit sur ce sujet !!!
    On en parle, on en parle. On connaît des gens qui connaissent des gens qui vivent ainsi. Personne n’ose le dire, le raconter. La société juge. Je comprends Isabelle quand elle dit ce qu’elle a entendu. Quand on veut on peut !
    Un grand merci Isabelle. Le récit est sensible, sans plainte, et suis choquée par les commentaires.
    c’est ici le récit le plus en adéquation avec le site. Une invisible qui vit.
    Claire


  • Le bruit des larmes
    J’entends votre cri de rage, il est aussi fort
    Que votre envie, votre courage, que vos efforts
    J’entends que rien de la vie ne vous ménage
    Encore moins dans l’enceinte de votre ménage

    J’entends le cri de vos portes qui se ferment
    Et qui claquent et éttouffent celui de vos pas
    Derrière ce choix cornéllen, bien plus qu’un dilemme
    J’entends rire les enfants ou chuchoter tout bas

    Je crois entendre aussi se froisser sur les murs
    L’ombre de celui qui jadis fut votre armure
    Je crois entendre aussi plus qu’un murmure, un silence

    Vous poignarder comme le ferait une lance
    Je crois entendre aussi le clapotis de la pluie
    A moins que ce ne soient vos larmes qui font ce bruit

    Antonio Giuseppe Satta


  • Abnégation, courage, générosité, sacrifice, douleur... Voilà les mots qui me viennent à la lecture de ce récit. Je me garderai bien de juger, de porter un conseil seulement d’envoyer une espérance pour que tout cela s’arrête et que chacun retrouve une liberté, une dignité dans un chez soi... J’ose espérer aussi plus d’humanité chez les marchands de sommeil...


  • Bonsoir Isabelle,je suis touchée par votre récit. Il y aura une fin à cette situation difficile, c’est sur, il va se passer quelque chose, c’est sur. Vivez le comme un mauvais passage dans votre vie, ensuite il y aura d’autres bonheurs, en tout cas je vous le souhaite de tout coeur.


  • Antonio, votre poème est très beau me touche énormément ! je suis sûre qu’isabelle saura également l’apprécier ; êtes vous poète à plein temps ?
    Bonne soirée
    Cathy


  • Merci Cathy... Mais là n’est pas le propos ! Je souhaite à vous Isabelle, plus que d’apprécier ou de déprécier nos commentaires, une issue apaisante.
    De vivre une situation fâcheuse et délicate à laquelle s’ajoute la complexité de mettre des mots pour sortir de l’isolement est déjà en soi, une grande prouesse.


  • Un texte courageux et touchant.


  • C’est en effet une situation qui est vécue par pas mal de couples parisiens. Dans la plupart des cas l’un des deux finit par s’installer en banlieue, et alors ? Est-il juste de sacrifier sa vie et celle de toute une famille pour pouvoir vivre à Paris "intramuros" ?


  • Que c’est difficile .... le prix pour cette vie moderne ;
    je n’ai pas relu votre récit, l’avais lu dès sa parution.
    Bien à vous,
    S.



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