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Publication : 12 mai 2014

Durée de lecture : 30 mn

Nombre de mots : 6190

Le témoignage d’un jeune homme atteint depuis dix ans de troubles psychotiques et qui est parvenu à accepter sa maladie, sa souffrance, et par là même à (bien) vivre avec. Au-delà de l’analyse de ses symptômes et des soins qu’il a eus, l’auteur nous entraîne dans une réflexion sur la place dans la société des personnes en situation de handicap et sur ce que peut signifier « réussir sa vie ».

Je venais de basculer dans un autre monde, celui de la maladie.


11 commentaires :

  • Bonsoir,

    C’est un texte très émouvant que j’ai pu découvrir. Votre témoignage est très positif, il montre avec philosophie que la maladie mentale n’est pas forcément une fatalité. D’expérience, je pense que la famille a un rôle fondamental à jouer dans la vie du malade ; vous en dressez un joli tableau de ce soutient familial ! Vous dénoncez également avec justesse la pression de la société qui nous impose de briguer l’efficience ou nous rejette si nous ne correspondons plus aux "standards".
    Je vous souhaite une guérison totale et tout le bonheur du monde !

    Kahina


  • Merci d’avoir apprécié mon récit. ça me fait grand plaisir. Oui il est exact que sans ma famille, ça aurait été bien + difficile pour moi de m’en sortir voire impossible tant les environnements tolérants vis à vis de ce genre de problèmes de santé sont essentiels à mes yeux. Car bien souvent, le déni n’est pas le fait de la personne en souffrance psy mais bien de la part de son entourage, ce que je n’ai pas eu à subir pour ma part ayant un environnement familial solide et suffisamment subtil pour comprendre et admettre ma maladie. Quant à la société, hélas, il n’en est pas ainsi, en effet quand on est malade, on a à subir bien des stigmatisations du fait qu’on ne peut pas travailler et ça, ça fait mal car j’ai toujours été un battant et j’ai mis au bas mot 5 ans avant d’accepter l’idée que je ne pouvais pas avoir une activité professionnelle. Merci de vos encouragements sinon, je pense que même si je prends encore du temps pour cela, il me paraît de plus en plus faisable de m’en remettre complètement de cette maladie.

    Merci donc à vous,

    Jean-Christophe.


  • Bonjour,
    Ayant un frère schizophrène dont je suis la curatrice, je suis totalement consciente du fait que sans la présence de sa famille, mon frère serait dans un état que je n’ose imaginer. Évidemment cela demande de notre part un engagement constant et sans limites. Néanmoins, l’amour étant le moteur qui nous soude, tout ce qu’on peut faire pour mon frère est naturel et c’est en le voyant heureux que nous le sommes. La société et son regard inquisiteur me fatigue. Même si j’ai pleinement accepté la maladie de mon frère, le regard de l’Autre est encore lourd à porter. Vous vous êtes affranchi du diktat social et c’est à mon sens une grande victoire. Vous avez pu vous reconstruire dans l’ombre, pour pouvoir, je l’espère mieux briller dans la lumière, une lumière que vous aurez choisie. J’ai lu certains textes de votre blog, véritables pensées philosophiques très touchantes. L’écriture est un exutoire ; continuez à vous exprimer.


  • Merci une nouvelle fois pour ce que vous dites.. C’est très juste, je fais de mon mieux chaque jour "dans l’ombre" pour me reconstruire afin effectivement de pouvoir un jour qui sait mieux briller dans la lumière comme vous le dites fort bien. Vous savez, les gens qui jugent les autres... ne savent pas ce que c’est vraiment la maladie psy car ils n’y sont pas confrontés eux-mêmes. Merci d’avoir lu mon blog, cela aussi me fait plaisir, j’aime beaucoup la philosophie que j’ai d’ailleurs pu étudier à la faculté entre autres choses, savoir réellement utile au passage pour moi afin de me remettre de mon "mal". Je ne peux que vous souhaiter le meilleur à vous, à votre frère également ainsi qu’à tout votre entourage proche.

    Jean-Christophe


  • Que de réflexions intéressantes et riches, et quel beau parcours, vous pouvez réellement être fier du chemin parcouru !.
    Je connais Atoute qui est un forum remarquable.
    Bon courage pour l’avenir.
    Amitiés,
    Virginie.


  • Beau texte, vous montrez beaucoup de force et de sagesse. Effectivement votre expérience peut aider par l’exemple des personnes malades mais aussi des personnes "saines" (encore que la limite est parfois floue !). Bravo pour vos écrits !


  • Merci beaucoup de m’avoir lu et d’apprécier mes écrits. Cela me fait grand plaisir. Merci à virginie pour les encouragements et de valoriser aussi mon parcours de rémission. Merci également à vous Emilie de dire que mon expérience peut aider d’autres personnes, car c’est dans ce but que j’ai souhaité témoigner de mon vécu.

    Effectivement, la limite entre les personnes malades et les personnes dites "saines" est parfois floue, ça... je suis en accord avec ce que vous dites là.

    Amicalement.

    Jean-Christophe.


  • J’ai lu et je me retrouve sans voix devant votre récit. Sans voix et en admiration.

    J’aime votre blog aussi.

    Alors à bientôt !

    Christine / Paralettre


  • Merci Paralettre.

    ça me fait grand plaisir que ce que j’écris soit apprécié de cette manière.

    Jean-Christophe.


  • Un grand merci pour votre écrit. Que de sagesse et d’amour. Le lâcher prise obligé pour s’en sortir est une sagesse qui convient à tous. Comme j’aimerai être aussi sage que vous. L’âge aidant cela devient plus facile mais c’est à reconstruire chaque jour. Je vais aller voir votre blog.
    Bonne continuation
    Annik


  • Merci beaucoup annik pour avoir lu et apprécié mon récit. ça me fait plaisir ce que vous dites sur moi.

    Merci donc.

    Jean-Christophe.



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