Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
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Publication : 5 mai 2014

Durée de lecture : 14 mn

Nombre de mots : 2900

Quitter une résidence et ses champs de lilas pour une cité.

La cité est située à une dizaine de kilomètres de mon paradis, dans le gris d’une zone industrielle où l’emploi est moins présent que les cris sur les murs.


7 commentaires :

  • J’ai beaucoup aimé le petit garçon des deux mondes, celui des "lilas" et celui de" la banlieue carnivore". Beau récit de vie même si aucune photo souvenir si ce n’est celui des mots et des souvenirs relatés dans ce récit ne restent. Une question toutefois comment êtes vous passé de cette vie bien chaotique et douloureuse au point de tenter de la quitter à la conclusion d’un amour de la vie, de pouvoir dire "je suis heureux", je travaille, je côtoie la différence et je m’en enrichis .
    Merci pour ce récit mais il en appelle un autre aussi important à mes yeux celui de la transformation de votre vie, celui du passage du malheur au bonheur. Enfant de la République nous le sommes tous mais avec quand même pour moi un chemin plus facile...
    Je vous souhaite tout le bonheur possible.
    Annik


  • Bonjour et merci de votre réaction, j’écris dans l’espoir de cet échange. Oui vous avez raison ce texte en appel un autre tout aussi sinueux et riche d’événements, surtout dirais-je la description des rencontres qui en particuliers m’ont aidé à construire l’individu non résigné et plus que jamais motivé à changer notre société que je suis.


  • Votre texte est tout simplement magnifique. Mais puis-je quand même hasarder une critique même si votre texte mériterait d’être édité tant il est bon ?
    J’ai eu une expérience différente de la vôtre, plus positive peut-être ? Ne trouvez-vous pas que la cité donne une gravité et une conscience aiguë de soi et de la société ? En lisant votre texte, j’ai revécu ces tours toujours aussi dures et sèches, toujours humiliantes et inhumaines. On y ressent cette constante impression de vertige et de chute que l’absurde hauteur des empilements d’appartements peut donner. Mais je n’y ai pas lu la paradoxale chaleur de ces gens constamment en révolte, ou cet étrange sentiment apaisé que l’on a lorsque l’on est au fond du trou... Ou n’est-ce que mon vécu personnel ? En tout cas, un énorme MERCI pour ces magnifiques pages qui m’ont émue au delà du dicible ! J’espère lire d’autres choses de vous très bientôt !


  • Bonjour Lycendre, c’est avec une immense joie que je reçois votre commentaire. Merci !
    Le sens de votre raisonnement m’interpelle, vous me demandez si la cité donne une gravité et une conscience aiguë de soi, ce à quoi je réponds, qu’ à mon humble avis c’est l’expérience de l’autre qui donne cette gravité et/ ou une conscience aiguë de soi, la cité (puis je dire polis) est un microcosme dans lequel une multitude de vies et d’expériences se croisent, se confrontent, s’échangent et deviennent...mais si l’un de ses facteurs disparait alors que sommes nous ? Bien évidement si j’entends "cité" dans le sens de que mon texte indique, les facteurs sociaux ont un rôle déterminant, je suis sur qu’au regard des chances sociales , il est moins aisé de grandir dans ces monades urbaines que dans des quartiers dit favorisés, d’ailleurs le simple fait de l’existence de ce terme résume la fracture.
    .../...


  • .../...
    Pour ce qui est de mon expérience, j’ai eu la chance de transmuer la colère, la haine, en force créatrice, et les rencontres multiples avec ces gens comme des horizons, ont été déterminantes. Vous me dites ne pas avoir lu la paradoxal chaleur de ces gens constamment en révolte, ou cet étrange sentiment que l’on a lorsque l’on est au fond du trou, pourtant je vous la conte en tout dans ce court récit, je n’aurais sans doute pas assez d’une vie pour rendre hommage aux familles de mes amis, aux amis eux mêmes, et à tous les anonymes croisés dans ma brève existence et qui ont contribué à me rendre libre, car ce qui est sur aujourd’hui c’est que je suis libre, la société ne fait pas l’individu, l’individu en est le préalable.
    Bien à vous et mille remerciements


  • J’adhère à votre : "la société ne fait pas l’individu, l’individu en est le préalable".
    Décidément, vous êtes un ours qui n’écrit pas "vain".
    Monade


  • Superbe écriture et décryptage. Les HLM ont vidé l’appartement mais pas votre mémoire. Ne changez rien, vous pourrez tout...



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