Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
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Publication : 15 avril 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1940


9 commentaires :

  • Travailler dans un fast food est un grand classique pour les étudiants aujourd’hui ( le classement dans métiers méconnus me laisse perplexe) Les étudiants n’y font que passer : c’est un job alimentaire . Ceci explique sans doute en parti comment des usages aussi peu " civilisés" ( c’est un euphémisme !) se perpétuent dans ce monde là du travail C’est un apprentissage " biaisé" où votre éducation vous a permis d’y mettre la bonne distance . Mais comment survit-on dans ce monde là si on n’y est pas de passage ? Personnellement , je n’y mets jamais les pieds comme cliente : je ne voudrai surtout pas les encourager
    Merci pour votre récit


  • @Clotilde N. : Oui, c’est un grand classique en effet, et cela a un certain nombre d’avantages, il faut quand même bien le reconnaître. 20 ans ont passé depuis cette expérience et, dans mes différents job "non alimentaires", j’ai pu aussi constater des pratiques fort peu civilisées - Hélas.
    Merci pour votre lecture :)


  • 1)Triste réalité ! Mais réalité tout de même puisque le "monde du travail" offre bien cette vision de de notre société, c’est un juste reflet ! Dans l’entreprise les "moi" les ego sont pour certains exacerbés ils "existent enfin", il n’y a pas de place pour les faibles, et lorsque ce n’est pas pour un emploi ponctuel on s’appercoit que la même cruauté est présente, la tension sur le marché du travail laisse peu de place aux gens sans qualifications, ils acceptent le pire sous couvert de convention collective ou de lois que les entreprises bafouent sans craintes ! Non tout les patrons ne sont pas des pourris, il existe encore des sociétés ou l’Humain prime mais cela se fait de plus en plus rare !


  • 2)Lutte de classe ? à vrai dire je ne sais pas, en tout cas il est évident qu’il y a un profond malaise depuis que l’argent n’est plus un outil mais un but ! Je pense aux salariés de la Seita jetés comme des outils usée dans la fosse nécrophage de la mondialisation, à ceux de chez PSA, à tous ces anonymes dont les récits fleurissent pour dire combien le silence est mortel ! Malheureusement nous portons le poids d’une responsabilité sans appel, lorsque par exemple nous achetons sur le site libraire en ligne qui pense à évincé l’homme de son entreprise pour maximiser ses profits ! Nous sommes coupables de nos choix politiques lorsque nous achetons du pain en grande surface et que les boulangers ferment, oui nous avons le choix, même si il est dure, mais dans notre quotidien nous forgeons aussi de nos actes la société qui vient.
    Merci pour votre récit


  • Récit réaliste qui traduit bien ce qui se passe dans certaines entreprises. 20 années plus tard je constate que c’est pire. Constat amer d’une réalité où l’on déshumanise l’individu pour atteindre le chiffre. Il n’y a plus de place pour les sentiments. L’homme est un loup pour l’homme disait Plaute et cette formule atteint son quota de vérité dans le monde du travail. J’ai récemment entendu les chiffres concernant les primes que reçoivent les différents membres des ministères mais aussi que pour économiser le gouvernement pensait à supprimer les APL aux étudiants non-boursiers. Le monde est injuste et c’est ainsi, il y a les uns et puis les autres.


  • @R.Caillon : Bien sûr que tous les patrons ne sont pas pourris ! Comme dans la classe politique d’ailleurs ou dans n’importe quelle autre catégorie humaine ! Il faut nuancer. Ce récit témoigne juste d’une réalité qui a été la mienne pendant quelques mois, et c’était il y a plus de vingt ans. Pour moi, aujourd’hui, le plus important est de se battre pour transmettre aux autres (à nos enfants, mais pas seulement) une certaine façon d’être au monde. Merci de votre lecture et de vos messages :)

    @Kahina s. : Là où je nuancerai votre propos, c’est que je ne crois pas qu’il faille de la place aux sentiment dans le monde du travail. Je m’explique —> cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas prendre les travailleurs et les patrons en considération, juste ne pas tout mélanger, tu es mon ami, je suis ton ami, nous sommes des potes pouet pouet et tout va bien dans le meilleur des mondes. Les relations cordiales et civilisées ne sont forcément faites de "sentiment", elles sont faites de respect, d’écoute. Bon, là je suis dans l’utopisme le plus total, mais dans l’idéal cela devrait être ainsi. Faire de la place au "sentiment" dans l’entreprise, c’est creuser la fosse de la tombe commune où vont choir les plus sensibles d’entre nous. En même temps, j’écris cela et je suis la première à avoir du mal à laisser mes sentiments de côté ;) On pourrait en "parler" pendant des heures/mois/années.
    Merci de votre lecture et de votre commentaire.


  • Je comprends votre point de vue. Mais, je ne peux croire qu’on puisse travailler en compagnie d’autres gens et demeurer inerte. Nous sommes indubitablement conduits à ressentir des émotions au cours de nos existences donc le milieu du travail n’est pas "fermé" aux sentiments. Le milieu du travail est peut-être même plus propice à cette déferlante d’émotions (pression, compétition...).


  • @Kahina S. : Bien sûr que nous sommes toutes et tous faits, entre autres, de sentiments. Et NON, on ne peut PAS travailler aux côtés d’autres personnes et rester "inertes" ; mais il ne faut pas tomber non plus dans l’excès inverse ou dans l’angélisme. Vous le savez, nous sommes toutes et tous animés de sentiments/émotions/pensées contradictoires et pas forcément toujours jolies-jolies, ce qui crée toutes ces situations si complexes entre individus. Comme je l’écrivais dans mon com précédents, nous pourrions parler des heures d’un tel sujet. Passionnant d’ailleurs :)


  • Très intéressant et très bien écrit. Merci pour votre témoignage.



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