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Publication : 5 mars 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 800


6 commentaires :

  • Merci pour ce beau témoignage. Pôle emploi ne devrait plus d’exister ; ce n’est devenu qu’une machine à statistiques inexactes. Dans notre région il faut faire 50 km pour rejoindre l’agence qui correspond "au découpage territorial". Il n’y a aucun transport public et payer l’essence pour les 100 km aller-retour entre le sud-ouest de la Gironde et le Pôle attitré décourage les meilleures volontés. De nombreuses personnes ont demandé à être renvoyées sur des points Pôle-Emploi plus proches (Salles, Biganos..) mais l’administration refuse systématiquement. Les gouvernements successifs provoquent le découragement. L’encouragent. Lorsque les personnes concernées essayent de déménager elles se rendent comptent que c’est impossible de déménager (manque de logements, revenus insuffisants...). Personnellement je ne vois que deux solutions : le salaire universel (l’état ferait de sacrées économies en éliminant tous les Pôles emplois, les trajets inutiles, le stress des chercheurs d’emplois...) et une longue grève de maternité pour rétablir les équilibres essentiels.


  • Merci à vous
    Pôle Emploi revêt(irait) toute son utilité dans notre société. Il faudrait simplement que cette structure nationale se donne réellement les moyens de ses ambitions et puisse appréhender à échelle humaine un accompagnement dans le respect de chacun des individus. A titre d’illustration, est-il normal qu’un demandeur d’emploi ne soit pas en mesure de contacter son conseiller (quand il en a un) par téléphone ? Est-il normal qu’en moyenne, dans le meilleur des cas, un conseiller puisse rencontrer un demandeur d’emploi (de son portefeuille) tous les 3 mois ? Est-il normal qu’une entreprise doivent passer par une plate forme téléphonique pour échanger avec un conseiller Pôle Emploi ? Alors qu’elle pourrait être en capacité d’une relation privilégiée avec un conseiller attitré ? Est-il normal qu’un conseiller voit sa fonction "saucissonnée" du fait de missions différentes prévues par demi journée sur la semaine ? ce qui ne lui permet ni aucun recul ni aucun retour sur ses mêmes missions. etc... La liste serait longue et cela attriste un vieux briscard comme moi qui ai connu une ANPE et ensuite un Pôle Emploi qui mettait de "l’humain" dans sa pratique. On en crève de tous ces services publiques TAYLORISTES (TERRORISTES) et qui parlent de clients ! de productivité ! de rentabilité ! autant de thermes qui rappellent un vocable d’entreprise industrielle ou commerciale.


  • Bravo pour votre texte et les commentaires qui l’accompagnent. Il est rare de voir un conseiller emploi dénoncer les pratiques actuelles de Pôle Emploi, vous pouvez désormais le faire et vous avez raison de pointer les dysfonctionnements de ce service qui se dit "public", il n’en a gardé que le nom. Pendant de nombreuses années, j’ai travaillé en partenariat avec l’ANPE et les rencontres humaines que j’y ai faites, avec les professionnels de l’emploi, me permettaient d’avancer et de croire que mes missions avaient réellement un sens. Rapidement, j’évoquerai le PNAE, mis en place en 1998, qui permettait à la personne de travailler sur son projet et de ne pas prendre n’importe quel poste. Ces actions donnaient de bons résultats sur du long terme. A l’époque, la politique du chiffre existait mais, ce qui comptait, c’était l’emploi durable. Quand le Pôle Emploi et les Maisons de l’Emploi sont arrivés, mon poste s’est révélé, bien malgré moi, un poste politique. Je n’avais plus ma place dans ce nid d’impostures et ai été licenciée.
    Merci encore pour votre récit.

    Marie RENOULT


  • Merci encore à vous Abby et Marie.

    Après informations, il m’est possible de m’engager dans l’action syndicale bien qu’étant retraité depuis peu.
    Je ne veux pas être un représentant syndical pour les collègues retraités mais devenir une courroie de transmission entre le national et le terrain local. J’ai à présent trois privilèges pour continuer mon engagement syndical : Premièrement, je suis extérieur à Pôle Emploi (prise de recul), deuxièmement, j’ai des contacts quasi permanents avec mes ex collègues de terrain (écoute concrète de leur réalité) troisièmement, je suis libre et subirait encore moins qu’avant les diverses pressions de la direction.

    Voila, je tenais à vous faire part de ma toute récente décision qui me permettra d’être dans la résistance face à une machine broyeuse d’humains, démunie de coeur mais aussi d’encéphale.

    Merci à vous.


  • Merci pour ce témoignage. J’ai pu fréquenter plusieurs agences Pôle-Emploi en Région Centre et à Paris et j’avoue que l’humanisme n’est pas toujours un fondement à la relation à l’autre dans ce genre d’endroit. Même si je comprends votre décision, quel dommage d’être parti de Pôle-Emploi (ex- ANPE) ce sont des personnes comme vous dont Pôle-Emploi a besoin ! Bravo pour votre travail durant ces années et dans celui que vous entamez maintenant.


  • Bonjour Jean-Pierre MAZET
    L’ANPE et plus tard Le Pôle Emploi, je les ai bien connus moi aussi. Malheureusement j’étais de l’autre côté du guichet, côté salle d’attente. Et j’ai souvent attendu et râlé pour des raisons bien justifiées ! Mais passons, car des gens passionnés comme vous j’en ai aussi rencontrés. Ca rehausse l’idée que l’on se fait de ces organismes en général. En tant que technicienne supérieure dans l’ingénierie et le bâtiment, l’ANPE m’avait accordé le droit de rentrer dans « un cercle de recherche d’emploi » réservé aux cadres, alors que je ne l’étais pas officiellement. Et c’est bien grâce à ceux qui animaient ce cercle que j’ai trouvé un poste dans une grande entreprise du bâtiment. Alors soyez en sûr, même si vos directeurs ne sont pas toujours à la hauteur de vos ambitions, les sans-emplois, eux, savent apprécier les agents ANPE (ou Pôle Emploi) qui comme vous se démènent pour nous aider dans nos démarches. Alors merci à vous et à ceux qui sont proches de notre détresse de chômeurs. Cordialement. Cymone



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