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Publication : 19 septembre 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1300

Appel de Dieu, appel des autres : un dilemme.

Je n’avais jamais fréquenté d’autre femme qu’Adeline, jamais même pour un simple flirt adolescent, et le père Bernard ne connut jamais personne « bibliquement ».


5 commentaires :

  • très troublant.
    je pense que le célibat pour les religieux est une ineptie ;
    Du moins pour ceux qui souffrent de l’isolement et du manque d’amour.
    L’église depuis longtemps ne prends pas ses responsabilités.
    S.


  • Curieux récit.
    Je travaille dans le milieu de l’Eglise, et je me suis souvent interrogée sur le choix de vie des prêtres, religieux et religieuses et plus encore sur ceux qui vivent en retrait. Comment choisir volontairement de s’enfermer et de bâtir son existence sur tant de renoncements ?
    Vous évoquez les difficultés liées à l’affectivité, au sexe ou à l’enfantement. On juge souvent très rapidement ces personnes et ces situations en les condamnant. Mais ce n’est pas si simple. Votre récit en témoigne. Ces questions ne le sont ni pour les personnes à l’intérieur, ni pour celles à l’extérieur.
    Votre récit est intéressant. Il demanderait même à être développé.


  • C’est un beau récit
    L’abbé Pierre , sur la fin de sa vie , s’en est exprimé , dans un article dont je n’ai pas conservé les références, en disant que le plus éprouvant dans sa vie était de n’avoir jamais partagé (je cite de mémoire) " des moments de réconfort " quand il traversait des épreuves particulièrement difficiles : la maladie, ses combats ...
    Le célibat est une particularité des catholiques : les rabbins, les orthodoxes par ex ont une famille ( je ne cite que ce que je connais )
    L’expérience des prêtres ouvriers a achoppé sur ce point ( et sur l’engagement syndical) (cf les BD d’Etienne Davodeau par ex)
    La presse a également témoigné sur des regroupements de femmes de curés , condamnées au silence et sans statut social
    Je pense que le développement moral, religieux, spirituel devrait permettre de choisir, de façon éclairée et non imposée, ses renoncements ou ses non renoncements
    A mettre en parallèle avec ce que les psychanalystes constatent aujourd’hui pour un grand nombre de patients , le manque de désir et l’abstinence qui en découle :


  • Bravo pour ce texte fort et "osé" qui brise quelques tabous.
    C’est important de poser tout haut cette question cruciale des renoncements catholiques.
    J’ai moi même reçu une éducation religieuse chez les Dominicaines (à Rome !) et j’en garde un souvenir serein.
    Pour autant, votre témoignage propose de s’interroger sur une question de fond très difficile à exprimer publiquement, et pour lequel il faut une bonne dose de courage.
    Encore bravo.


  • Belle plume et beau récit.
    Athée et anti-clérical, je n’en éprouve pas moins, moi aussi, une pitié certaine pour ceux qui s’enferment dans ce genre de carcan intellectuel et physique, ainsi qu’une colère absolue contre ceux qui les y encouragent et les y maintiennent.
    Merci.



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