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Dans ma famille, il y a des fous -
par Delphine

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Publication : 19 février 2014

Durée de lecture : 3 mn

Nombre de mots : 650

Un récit sur les liens familiaux, sur les départs, parfois nécessaires.

Je suis psychologue et c’est parce que je ne viens pas de n’importe où. Dans ma famille, il y a des fous.


8 commentaires :

  • Votre récit me rappelle une boutade de je ne sais plus quel auteur sur le destin et le choix.
    Une mère répétait à ses deux fils :" vous finirez à l’asile". Ils réalisèrent effectivement l’injonction prédictive :
    L’un devint malade mental, l’autre psy....

    Votre texte montre qu’on peut s’en sortir malgré une famille pathogène. On s’en sort par la volonté , mais d’abord par l’analyse et la connaissance de ces mécanismes pathologiques que vous décrivez si bien.
    Bravo pour votre lucidité.


  • Bonjour,
    Je salue le courage de votre récit et les clairvoyances que vous y apportez, témoignant de la nécessité de se séparer pour devenir soi-même, de se dégager de relations familiales confusionnantes.
    Catherine Martinez


  • Delphine,

    merci pour ce récit qui à la fois fait froid dans le dos et donne de l’espoir. Certaines familles sont un bouillon où l’amour se mêle à des pulsions et des croyances tellement pathogènes que réussir à s’en échapper semble un tour de force. Bravo !


  • Bonjour, Delphine,

    dans la mienne aussi.
    Et la meilleure solution est d’être loin , très loin.
    Merci pour votre court récit clairvoyant.
    Bien à vous.


  • gavroche :
    dans ma famille aussi, dans la vie aussi, dans ma vie aussi. Souvent je me suis questionné sur la folie, il y a peu j’ai repris oury son livre sur l’aliénation, superbe ces séminaires. Je pense que la folie nous guette et comme Montaigne je pense que les plus critiques peuvent devenir les plus fous. Montaigne assista aux massacres des protestants mais aussi à la mort de ses 8 enfants en bas âge je crois. La raison raisonnait de bon sens j’adore votre texte, j’adore, un fou quelque-fois aussi.


  • Votre récit me touche parce qu’il me fait énormément penser à ce que je vis. Je fais des études de psychologie et je pense que ça n’est pas par hasard. Mes parents n’ont pas reçu d’éducation, dur de le comprendre à 12 ans. Aujourd’hui j’ai 19 ans et pendant tout ce temps j’ai chercher à comprendre pourquoi j’étaie sans arrêt malheureuse. Il n’y a qu’une chose à faire, partir, s’éloigner pour se reconstruire et je rêve de ce moment. Je vous félicite pour votre courage et détermination et compatie totalement.


  • L’histoire familiale a un poids énorme sur nos vie individuelles, chaque traumatisme reste en nous, comme une trace indélébile. Tout se répète, on apprends rien de la vie si on reste dans sa famille ! Partir, s’éloigner comme dit Carole, est peut être la solution pour être enfin soi. Bon courage.


  • Je ne suis pas certaine que partir loin soit une vraie solution. Montaigne disait à propos du pouvoir , qu’aussi haut que soit le trône, on reste toujours assis sur son cul.
    Je crois qu’aussi loin qu’on aille, c’est avec soi-même qu’on part, et en soi-même, son histoire et le poids de sa famille.
    A mon sens, parler, écrire, faire une psychothérapie, échanger , comme ici sur ce site, sont des remèdes ou des soutiens bien plus efficaces que les illusions de la fuite.
    Mais ce n’est qu’un point de vue, et je vous concède bien volontiers que la fuite puisse être, en premier lieu, un moyen de prendre ses distances pour commencer...



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