Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Raphaëlle B.

19 ans

Ce qui subsiste, une fois que le temps l’a passé, que d’autres sont passés, c’est l’odeur. Oui moi je me souviens de l’odeur des sentiments d’un homme. Et de la profondeur du gouffre de l’après, pour lui, c’était bien 3000 mètres, voir plus !

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Récit

Cet homme a menti  

Les vies multiples d’un homme que l’auteur pensait connaître.

Je ne peux pas me résoudre à le perdre, je l’appelle tous les jours, nous parlons. Il me demande d’oublier. Il me manipule encore.

Publication : 16 décembre 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1990

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Ses derniers commentaires

  • Bonjour France,

    Votre texte m’a bouleversé, certainement parce-qu’il exprime ce que j’ai également connu : un proche bipolaire. Ma maman est bipolaire, et refuse de se traiter. Mon père en souffre beaucoup. Certainement encore plus que moi, qui essaye d’en faire abstraction, et refuse de voir la réalité de notre quotidien.
    Ce texte est extrêmement beau, vrai, et révélateur. Les mots me manquent, mais merci de tout cœur pour ce joli témoignage...

    Belle soirée,
    Raphaëlle.

  • Bonsoir Kahina,

    Je vous remercie pour votre gentil commentaire. Il m’a beaucoup touché d’autant plus que j’ai lu avec attention votre écrit à propos de votre frère avec admiration. D’ailleurs ma première lecture sur le site !! Aussi un premier commentaire venant de vous m’a ému !
    J’ai écris ce texte en une journée, quelques jours après avoir reçu l’appel en question, il y a maintenant plusieurs mois. Une sorte de catharsis certainement. J’avais besoin de partager, de sortir la haine et l’incompréhension qui s’étaient emparé de moi. Il n’est jamais facile de réaliser (ou plutôt d’accepter) que la vie est bancale, mais pour ma part, le plus dur fut et est d’ailleurs toujours de réaliser que non, tout le monde n’est pas gentil. Un passage obligé à l’âge adulte je suppose, mais un peu brutal tout de même ! Et cet écrit m’a permis de trouver en quelque sorte le courage de dire non. Il est très facile de penser "non", il est beaucoup plus difficile de le dire. C’est pourtant le seul moyen d’être, et de reprendre le contrôle de sa vie. Partager ce non, ce coup de gueule avec la communauté m’a ensuite permis de le partager avec le principal intéressé. Et c’est aujourd’hui pour moi une victoire sur la barbarie du monde.

    Amicalement,

    Marie.

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