Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
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Abricotine

Rien n’arrive par hasard.


Récit

Torturée  

Un banal jour d’été qui vire au cauchemar. Accusées à tort par un voisin d’avoir volé un billet dans la caisse de son magasin, deux fillettes sont passées à tabac par un père violent. Un père prisonnier d’un passé où lui-même a connu la torture.

Ce géant de 1m90 nous attrapa par les cheveux et nous fit dévaler, le regard noir, les escaliers menant au garage. Nous étions comme deux poupées de chiffon dans ses poignes d’acier. Dans la cave il entreprit de nous ligoter les mains avec un câble électrique et de nous suspendre comme des jambons, au tuyau du plafond. Les coups pleuvaient de toute part…

Publication : 19 février 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1390

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Ses derniers commentaires

  • Oui, Libellule ! Mon but est d’abord, d’écrire tout ce qui a pu m’arriver de pire, autant professionnellement que personnellement ! Dieu sait qu’il m’en arrivé des choses ! Pourtant, je suis toujours debout et ça en épate plus d’un ! A présent, je vis à fond mes passions : Cendrillon est devenue princesse...mais je n’oublierai jamais d’où je viens !
    Au plaisir,

  • Bonjour Libellule, en fait, j’ai accumulé de très nombreuses mauvaises expériences : j’ai eu peur de mes parents pendant plusieurs années. Je me suis mariée avec un homme encore plus violent. A 33 ans, j’ai fait une tentative de suicide : j’ai été obligée de suivre une thérapie.(3 en tout)
    Mon père ne nous a pas élevés mais dressés. Ma sœur Lisa est égoïste et révoltée alors que moi, je suis timide et altruiste.
    Mes sept autres frères et sœurs n’ont pas connu ce que nous avons vécu. J’ai même un petit frère qui n’a jamais pris une fessée de sa vie ! J’accorde à mon père, des circonstances atténuantes, mais pas à ma mère !
    A partir de 9 ans, mon père ne me battait pratiquement plus. J’appliquais son règlement à la lettre et j’étais la première de ma classe. Par contre ma mère trouvait toujours une excuse pour m’en claquer une. Elle inventait même des méfaits pour me faire corriger par mon père.
    Après 33 ans de galère, j’ai enfin trouvé le bonheur, l’Amour et la réussite : voilà ce que je veux raconter. Même si on n’a pas eu les bonnes cartes en main dès le départ, on peut s’en sortir si on s’en donne les moyens.
    Cordialement

  • Bonjour, qui est le plus cruel ? Mon père violent ou ma mère qui m’a laissé seule ? Les blessures physiques guérissent-elles plus facilement que les blessures psychologiques ? C’est mon questionnement.
    Je vous remercie pour vos commentaires. Il ne m’est rien arrivé de grave, je vous rassure. J’adore mon père qui a pris l’initiative de se soigner. N’oublions pas qu’à cette époque, les anciens combattants de la guerre d’Algérie n’avaient pas le droit de la raconter. Les "harkis" qui ont osé le faire ont été internés en asile psychiatrique.
    Mon père a trouvé le "repos de l’âme " dans la bible. Il est devenu un fervent catholique et ne m’a montré ses nombreuses cicatrices que 8 ans plus tard.
    Amicalement Fanny