Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Marie Berchoud

Mon profil ? "L’identité, c’est l’itinéraire" (M. Foucault) : un intérêt pour les lettres, langues et sciences humaines, non seulement "in vitro" mais aussi "in vivo" non démenti, donc une passion longue pour les enquêtes de terrain et sur corpus (oraux, écrits, d’archives...). Dans ce récit sur le travail quand on est étudiante, j’ai trouvé important de me souvenir des années soixante-dix où déjà la crise était là, ce fut à la fois un défi et un droit. Relever le défi, ça m’a permis aussi un vrai contact, et une compréhension fine de mes suivants, étudiants ( je suis professeure de sciences du langage), jeunes professionnels et moins jeunes. Dire est alors apparu comme une nécessité.

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Récits

Ainsi va la chaîne  

Travailler à la chaîne.

Jour après jour je suis parmi ces dos courbés, chaussons aux pieds, blouses, dont certaines coquettes (si si c’est possible), des blouses pincées, fendues, accortes, bouffantes, où sommeillent des chairs qui veulent vivre.

Publication : 18 avril 2016

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2230

Contrat temporaire de propreté  

Du travail de ménage et des études.

C’est un travail aux horaires avant après tout le monde, hors toutes organisation autonome, dans les trous du temps des autres, qui sont les vrais travailleurs à bureau, atelier, machine, magasin, collègues, réunion.

Publication : 19 mai 2016

Durée de lecture : 16 mn

Nombre de mots : 3330

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Merci pour ce témoignage !
    Depuis l’Europe, nous comprenons mal le chaos qui règne en Syrie (et en Irak). Et aussi, nous avons tendance à sous-estimer les solidarités entre voisins, familles, etc.
    Ce qui est bien, c’est de voir que pas mal de gens comme vous s’en sortent. Cela ne fait pas oublier les milliers de morts, de disparus, mais... c’est déjà bien.
    Bonne continuation dans votre nouvelle vie.

    Marie Berchoud

  • Bonjour à toutes et tous,

    Ce récit fait partie de ma contribution à la réflexion collective et individuelle sur le travail actuellement. Je crois en effet que c’est en racontant qu’on saisira ce qui "déraille" ("déconne") dans nos vies et dans notre pensée.

    par exemple : non, tout ne se résout pas dans le nombre d’heures ; ni dans les RTT (invention française assez incroyable). Car il y a les boulots qu’on partage,qu’on peut partager : donc là, il faut faire.

    Mais tous les boulots ne se partagent comme un coupe un gâteau. Et ça, il faut vraiment le décrire. Dire comment (et du coup, pourquoi) notre société a besoin de ce prolétariat non nommé comme tel.

    Mes premières hypothèses :
    Se sentir libre ? Oublier les fondements de la vie commune ?
    N’être redevable à personne ?

    Or chacun de nous est en permanence redevable à d’autres, parce que la vie est ainsi : collective.

    (à suivre. Si vous avez des idées... j’écoute, le lis. Merci d’avance)

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