Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Laura Duparc

En devenir, sûrement.


Récit

Je suis née paradoxe  

Une jeune femme paradoxale et désorientée apprend un jour qu’elle est autiste Asperger. Grâce aux soins et à l’amitié, elle parvient à se donner son propre fil conducteur pour avancer.

Je suis née très nulle aussi. Objectivement en-deçà des espérances concernant la relation aux autres. Entourée mais toute seule.

Publication : 22 mai 2014

Durée de lecture : 8 mn

Nombre de mots : 1640

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Ses derniers commentaires

  • E. E. Circé (bis) : Toi, n’écris-tu pas ? Ah. J’en profite pour dire qu’il faut me tutoyer, enfin, si tu veux bien, le singulier c’est très bien, je n’aime pas beaucoup l’idée d’une "marque de respect" dans le vouvoiement. Et puis, "singulier" a deux sens, j’aime l’ambivalence de ce mot.

    Comment as-tu vécu ton hypokhâgne ? Et puis, de quelle façon y as-tu atterri ? Etait-ce par curiosité et envie, par ambition, ou parce que "c’était ce qu’il fallait faire, étant donné tes notes" ?
    Je pensais dans mon cas pouvoir bien vivre la situation puisque j’y était par choix, par curiosité, et que j’ai beaucoup aimé mes cours, mais j’ai mal supporté le fait qu’on s’étonne sans cesse que je n’aie pas l’ambition de passer les concours après, que je ne sois là que parce que les matières m’intéressaient et que je ne savais pas tellement quoi faire de ma vie ensuite.
    Cela dit je n’étais pas en hypokhâgne moi, j’étais en hypochartes, c’est un peu moins connu, ça laisse aussi un peu moins de perspectives d’avenir sans doute (moins de bifurcations possibles, du moins).

  • E. E. Circé : c’est amusant, je me relis et... je me rends compte que j’ai encore changé, mais tellement. Il restait des verrous à faire sauter et j’accepte enfin de lâcher prise pour vraiment évoluer. Je constate à présent à quel point c’est long et difficile. Je pense que je ferai un nouveau récit pour faire le point. D’ailleurs je trouve celui-ci assez mal écrit, mal enchaîné, ça m’embête un peu (je n’ai pas la prétention d’être l’écrivain du siècle, clairement, mais d’habitude je fais mieux, quand même).

    Concernant le "petit brouillon d’être vivant", c’est une sensation tenace, je ne sais pas si ça s’en ira un jour : moi je me supporte bien, je m’aime bien comme je suis, mais le fait qu’on me renvoie toujours cette idée d’un "handicap" que j’aurais par rapport aux autres me laisse cette impression désagréable, qu’on m’a fait mais que, finalement, c’est un petit peu raté. Comme ce récit finalement qui a été très impulsif et qui aurait mérité d’être repris.

  • Dans la mesure où j’étudie encore, j’ai sans doute un peu de mal à me représenter la retraite, mais je dois admettre que je ne m’étais jamais imaginé un prêtre à la retraite. À bien y réfléchir ça semble pourtant logique, mais je pense que si on n’a pas de prêtre dans son entourage on en entend pas trop parler en vérité.
    Concernant le curé que vous étiez censé aider, je suis un peu étonnée : je trouve qu’il est tout à fait dans l’esprit de ce que j’ai pu apprendre lors du catéchisme (et mea culpa : je n’en ai pas appris grand chose !) d’avoir l’humilité nécessaire pour reconnaître qu’à un moment donner on a besoin d’aide, et d’accepter les conseils de qui veut bien les donner. Je trouve ça presque plus important que d’aider soi-même les autres, parce que si on accepte d’aider sans se laisser aider soi-même, d’une certaine façon on se place au-dessus des autres (pas nécessairement volontairement).
    Je comprends mieux pour l’homélie : effectivement, expliqué ainsi ça semble peu rationnel comme organisation.
    J’ai bien compris les particularités du Prado, merci !
    J’espère que vous pourrez rapidement avoir un logement à votre convenance, après tant d’années à vous en passer, c’est bien mérité (et peu demander).

  • Sur le question du pardon, je pense que cependant si l’on doit "pardonner", c’est qu’au début on "attendait quelque chose" des autres (un certain comportement, etc). Je sais que je ne suis pas très rancunière et que je pardonne toujours, mais avec ça j’ai un problème de conscience : il est difficile d’admettre qu’on n’est pas altruiste, et que sans doute personne ne peut l’être à 100%.
    J’ai bien aimé lire L’Appel, j’ai trouvé ça très intéressant. Un peu rude, en revanche, le nombre de fois qu’il faut changer de paroisse, et tout recommencer d’une certaine façon.
    Qu’est-ce qui vous gênait avec les homélies ? je pensais que c’était obligatoire, comme j’en ai toujours entendu le dimanche, lorsqu’on m’emmenait à la messe
    Quelle est la particularité de l’Oeuvre du Prado ? Je n’ai pas réussi à trouver d’explication très précise, c’est dommage.

  • Voilà un récit très intéressant !
    Je suis souvent allée au théâtre, à Paris, et jamais je n’ai entendu une hôtesse me dire qu’elle était payée au pourboire. Je trouve ça dommage. Ca doit être un peu embarrassant à dire, mais à l’instar de mon cas je pense que d’autres personnes préféreraient le savoir. Quand on est étudiant d’un milieu modeste, on n’a pas forcément d’argent à donner "en plus" lors de sorties déjà payantes, surtout quand on a déjà donné, effectivement, à des SDF, etc. Cela dit j’aurais prévu un pourboire sans aucun problème si j’avais imaginé que la personne qui le recevrait en aurait besoin pour constituer son salaire, je l’aurais tout simplement prévu dès le début dans le budget théâtre. On ne m’y reprendra plus.
    Bien du courage pour les prochaines soirées de travail !

  • Je ne crois pas que mes parents aient cherché à réaliser leur propre désir à travers mon parcours, puisqu’ils sont également très fiers de mon frère, qui m’est complètement opposé (il n’était pas vraiment doué à l’école, etc). En revanche on a été beaucoup poussés par eux dans nos voies respectives afin de réussir ce que l’on entreprenait, comme eux ont pu réussir à leur époque. Seulement j’ai été poussée sur une voie qui ne me correspondait pas. Ils ne sont pas les seuls en cause : mes professeurs également étaient ainsi, et un tas d’autres personnes en fait, parce que c’était "normal" : j’étais une très bonne élève qui devait exceller et décrocher plus tard un métier prestigieux...
    La seule chose que mes parents attendaient vraiment de moi, c’était construire une famille. Ils savent qu’ils n’obtiendront jamais cela de moi et ça a sans doute été une très grosse déception (et surtout une très grosse incompréhension) pour eux.

    Quoi qu’il en soit le diagnostic est réellement nécessaire, oui. Plus que pour soi-même, c’est pour pouvoir expliquer aux autres qu’il est utile. Je n’avais pas tellement besoin qu’on me colle une étiquette, mais j’avais besoin d’un repère pour comprendre ce qui me différenciait de la majorité, et le faire comprendre aux membres de mon entourage (qui n’a pas encore digéré la nouvelle, ni compris ce que ça impliquait, mais ça viendra bien à un moment).

    Merci pour ce message, en tout cas.

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