Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Juliette K.

L’envie d’écrire, l’envie de lire, l’envie de faire société.


Récits

Vie active  

Juliette a fini ses études de médiation culturelle et s’interroge sur son avenir, sur l’écart qui existe entre ce qu’elle a appris et ce qu’elle trouvera dans le monde du travail.

Je suis moi-même partagée entre cet espoir qui me pousse à aller de l’avant, et la peur ; la peur d’être déçue de la réalité donnée à mes idées, la peur de l’inconnu.

Publication : 3 février 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1220

Street marketing  

Juliette s’essaie laborieusement au street marketing, sans conviction. A raison.

Moi qui m’efforce dans la vie de tous les jours à ne pas juger trop rapidement les gens, à ne pas les mettre trop promptement dans des cases, voilà qu’on me demande de faire exactement l’inverse.

Publication : 28 février 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1460

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Bonjour et merci pour votre commentaire, c’est gentil de vous intéresser à mes expériences professionnelles. J’aurai certainement des choses à raconter, je finis en ce moment mon stage, je commence à chercher du travail...
    Mais pour l’instant, ce sera un autre type d’écriture qui va m’occuper pour les deux prochains mois car j’ai un mémoire à rendre fin août !

  • Aaaah la France et ses concours qui laissent croire à l’ascension sociale et à la méritocratie alors que plus de 95% des admis à l’ENA sont issus... de Sciences Po Paris. Et qu’ils sont pour la plupart fils/fille de hauts fonctionnaires.

    Dans tous les cas on ressent votre envie de changer de vie et de trouver davantage de satisfaction dans ce que vous faîtes, je vous le souhaite de tout coeur tout en pensant qu’il doit y avoir d’autres portes d’entrée que celle de l’ENA !

  • Merci pour votre récit, c’est très éclairant... !
    Sortant également d’un IEP, c’est un récit à transmettre à bon nombre de mes camarades de promo qui souhaitent se lancer en politique. Mais au-delà du cercle politicien, c’est bien que les citoyens lambda puissent savoir comment travaillent nos élus...

  • C’est un beau témoignage qui parviendra je l’espère à vos professeurs. Cependant je ne peux m’empêcher de penser que selon moi on n’est jamais vraiment "prédestiné" à tel ou tel métier. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, et on n’est jamais à l’abris de changements de cap, vous en aurez peut-être d’autres, mais c’est pas grave, c’est aussi cela qui lui donne sa saveur ! Avoir des envies différentes, pourquoi pas renouer plus tard avec les sciences, d’une autre façon, ou découvrir encore autre chose... !
    Bonne continuation en tout cas.

  • Bonjour Christophe et merci pour votre commentaire qui me fait très plaisir. J’avais beaucoup aimé votre récit "Ligne 11", notamment pour sa belle écriture, aussi je suis flattée que vous appréciez la mienne !
    Oui, ce rapport à la culpabilité suite à une accusation non fondée (vous parlez d’agression, et c’est vrai que je l’ai vécu comme tel) est assez curieux. Surtout en matière de racisme, c’est un sujet tellement sensible... On en vient même à se demander si on ne fait pas partie de tous ces gens qui sont racistes ou xénophobes sans le savoir ! Le racisme ordinaire, en quelque sorte, celui qu’on ne mesure pas, et qui pourtant a énormément d’effets sur la personne concernée.
    J’ai mis du temps à me défaire de cette idée, à me dé-responsabiliser justement, et c’est peut-être bien pour cela que vous l’avez perçu dans ce récit !

  • Merci beaucoup pour vos commentaires.
    Je suis d’accord avec vous, merci à Raconter la vie de pouvoir mettre en relief l’humanité de chacun, alors que le marketing tente de nous réduire à de simples consommateurs différenciés seulement par notre pouvoir d’achat !

  • Oui bien, sûr, c’est justement les valeurs humanistes que je trouve "chouettes". Après, bien sûr, quand les conséquences sont plus graves, c’est plus difficile...
    Bonne journée à vous

  • Je comprends votre sentiment envers l’agresseur. C’est très chouette de penser comme ça, d’être dans la compréhension plutôt que le rejet.
    Par rapport à votre réaction pendant l’agression, j’ai pu constater moi aussi que nos instincts dans ce genre de situations peuvent être très étranges. Une fois j’ai pris en flagrant délit un cambrioleur qui était sur le pas de la porte, prêt à partir avec ce qu’il avait pu trouver dans l’appartement. Il a fui, et après quelques secondes où je ne comprenais absolument pas ce qui se passait (après je me suis demandée comment j’avais pu être aussi longue à la détente !), je me suis mise à le poursuivre, croyant que c’était mon ordinateur qu’il avait sous le bras. Drôle de réaction, complètement inutile car il était déjà parti, et presque dangereuse car il aurait pu décider de stopper ma course de façon plus violente... En rassemblant les affaires qu’il était sur le point de nous prendre, j’ai plutôt eu un sentiment de pitié : il voulait embarquer la maigre garde-robe de mon copain, des babioles sans intérêt, et... un pistolet à billes. Rien de palpitant dans un appart d’étudiants (à part peut-être mon macbook vieux de 10 ans)... Alors je me suis dit que cette personne visiblement si peu expérimentée en matière de cambriolage devait être dans une certaine détresse pour prendre autant de risques pour un si maigre butin (qu’elle n’a même pas eu au final).

  • Oui, le monde du spectacle peut être assez cruel pour tous ceux qui aspirent à en faire partie...
    J’ai aussi rêvé d’être comédienne, ou plutôt j’ai rêvé de l’image fantasmée qu’on peut avoir de ce métier. Malheureusement ou heureusement, je ne sais pas trop, c’est resté un rêve d’adolescente, ou plus simplement une pratique amateur.
    Et comme tu le soulignes bien à la fin du récit, il y a tellement de façons de s’épanouir !

  • Je vous remercie pour vos commentaires.
    Je suis contente d’avoir su partager (au-delà des questionnements propres à cette période transitoire) cette envie de construire, comme vous dites Gavroche, et ce désir d’aller du côté de ce qui touche l’humanité comme vous l’avez remarqué Jean-Paul.
    Tous les récits de vie ou d’expérience ne sont pas forcément dramatiques - du moins je l’espère - et c’est aussi pour ça que j’avais envie de partager mon enthousiasme.
    Je ne manquerai pas d’écouter cette émission Catherine, j’imagine bien que c’est le genre d’histoires qui donnent le sourire et l’envie d’y croire !

  • Je suis assez choquée... Merci pour votre témoignage, qui prouve à quel point la lutte pour l’égalité entre hommes et femmes est loin d’être terminée, y compris dans les milieux intellectuels.
    Moi qui pensais que tout sociologue est conscient plus que quiconque de ces inégalités entre les sexes, lui qui a un regard aiguisé sur la société et tout ce qu’elle construit, ça me fait plutôt déchanter.

  • C’est un témoignage vraiment frappant que vous nous faites là... Il doit finalement y avoir autant de malaise parmi les résidents et leurs enfants que parmi le personnel, pour qu’il y ait autant de turn over.

  • "Elle a un principe. Ne jamais donner aux musiciens dans la rame."
    Même si je peux comprendre l’exaspération face aux sollicitations permanentes, pourquoi dire "jamais" ? Même ceux qui arrachent un petit sourire ? Même ceux qui égaient un petit peu ce transport monotone ? Ou tout simplement ceux qui en ont besoin, même si tous, à priori, en ont besoin.
    Merci pour votre récit, en tout cas, et bon courage pour les futurs nombreux épisodes en tant que passagère de RER.

  • Quel joli récit, si bien écrit. J’ai eu l’occasion d’aller à Paris plusieurs fois, je retrouve votre "amusement" et votre "agacement" en regardant tous ces voyageurs parisiens, courant après le temps, marchant d’un pas rapide, se précipitant pour rentrer dans le métro au retentissement de l’alarme... Je me suis toujours demandée "pourquoi courir alors qu’une autre rame arrive 5 minutes plus tard ?" Les parisiens sont-ils pressés au point de ne pas avoir 5 minutes à perdre ?
    Certainement pas tous, mais c’est tout de même une impression saisissante quand on arrive de la "province".