Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Jean-Paul Cassan

La vie privée ne doit plus s’en laisser compter !
J’en suis convaincu après avoir été confronté à l’inhumanité de certains rouages administratifs, leurs inadaptations à la prise en compte du bien être de ceux qui la servent, sur le corps enseignant lui-même, la lente soumission, l’acceptation de son sort, le non-engagement et finalement le chacun pour soi. Pour autant je ne saurai rester dans ma bulle personnelle, familiale de nouveau retraité comblé auto-satisfait. Bravo à ce site communautaire de nous permettre de partager une autre idée de la politique, du bien commun. Je trouve là matière à cohésion sociale concrète, heureuses opportunités d’échanges, de découvertes. Se dévoiler est bien un acte politique majeur à poser pour chacun d’entre nous. Encore faut-il savoir se jauger, garder la bonne mesure, loin des vanités, des ressentiments. Je souhaite y déposer autant que possible les vérités raisonnées de mon coeur. Bien que les rapports de forces continuent de faire leur loi primaire, je parie sur les rapports sensibles qui ont l’avenir devant eux quand l’amour, la beauté et la joie de vivre en dessinent l’horizon.


Récit

Décrochage  

Durant trente années d’enseignement en lycée professionnel, Jean-Paul s’est battu pour faire reconnaître son statut, et donner corps à ses convictions. Réformes après réformes, il a usé son courage, jusqu’au bout.

Que s’est-il passé dans mon lycée comme dans beaucoup d’autres ? Fallait-il s’adapter, se résigner, abandonner la partie comme je l’avais fait ? J’étais conscient d’une chose, ça n’allait plus.

Publication : 28 janvier 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1800

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Ses derniers commentaires

  • Tu danses et sais prendre la vie par le bon côté jour et nuit. Tu as bien de la chance Chloé de t’ennuyer ainsi, c’est surtout un bon moyen de ne pas subir la course des autres. Bravo pour ce partage !

  • tu vois loin Julie... la lune, les étoiles, le vent et au plus près de tes jours chargés parce qu’il faut bien s’y filer quand on a ton âge et la chance de pouvoir apprendre. Quand à comprendre c’est une autre affaire. mais tu as déjà compris l’essentiel, la volonté, les rêves à réaliser, les défis à relever...

  • Ta musique sur tes mots donne à voir les élans de ton coeur riche de tout ce qu’il a déjà reçu et qu’il a su si bien gardé à jamais. Bien sûr cela n’empêche ni le manque, ni les inquiétudes. Merci beaucoup Alexia et bravo à toi.

  • C’est normal de ne pas avoir confiance en soi quand on est en apprentissage, d’avoir peur de mal faire, tous nous passons par là et bravo pour ce texte tout en délicatesse.
    Tu as la chance d’avoir des amis filles et garçons, d’être bien dans ta peau, de savoir profiter de ta vie de collégienne, de grandir bien entourée. Je te souhaite de bien profiter de ces belles années où chaque jour nous apporte tant et tant et où on ne sait pas toujours comment s’y prendre mais tu verras toi aussi tu trouveras ta place. Et comme ta maman et tes professeurs tu pourras demain toi aussi aider celles et ceux qui en aurons besoin. Ce ne sont pas les défis à relever qui manquent ! Merci Cassandra de ce beau partage printanier.

  • Vous m’avez donné envie d’aller vers La Charité sur Loire et ses environs aux multiples villages de vos enfances...déjà bien grandes. Grâce à vous toutes et tous je sais déjà la pierre, les bords de Loire, le calme, les chants d’oiseaux, les rythmes et routines de votre collège, vos confidences tendres, émouvantes. Merci de votre partage et bonnes vacances !

  • Vous avez le bonheur d’être jeune, à Paris, de chercher l’amour et surtout vous écrivez très bien !!!

  • de l’anarchie douce, de la métaphysique tranquille, de l’écologie mentale et une poétique du quotidien si loin et si près du monde. merci beaucoup pour ce partage

  • vivre dans le chaos, dans la désolation, la terreur...être éclaté, démuni, replié, étouffé sans chemin et..pourtant une voie s’est faite on ne sait comment...qui sommes nous vraiment ? merci de dire si bien, si fort le mystère de nos vies

  • Je suis partant. Se trouver entre nos aspirations à être plus fraternel, mieux équilibré et notre présence effective au monde bien limitée. Surtout après la vie active où les rencontres deviennent plus rares. Bien des trésors sont à portée de nous. Le cinéma, la lecture, l’apprentissage, l’expérience de la vie collective citoyenne ou professionnelle à entreprendre , à transmettre l’intelligence de la vie acquise. La présence effective, le pouvoir de certains sont des repères, des guides pour pallier à nos manques, nos illusions, notre invisibilité. Ils sont des incitateurs à grandir, à restaurer notre courage, à engager le meilleur de nous. Les anonymes de raconter la vie qui affirment leur singularité sont à leur niveau exemplaires.
    Misons sur la richesse de notre curiosité plus qu’un moteur d’apprentissage, un moteur du psychisme et sur la volonté de sortir de l’invisibilité. Pour cela affirmer coûte que coûte sa singularité envers et contre tout, quand bien même nous restons vulnérables, tendres et fragiles. Ensemble à plusieurs voix nous le prouvons déjà ici le réel passe par l’écoute de l’autre. D’autres moyens ne manquent pas pour faire émerger cette humanité fragile qui nous parle, qui fait enfante le monde à venir, ses beautés prochaines, esquisse ses chemins ardus et courageux.Réunir ce Parlement des invisibles me semble déjà une solution, un documentaire...

  • Votre récit m’a touché et bouleversé. Sa justesse, son humanité émouvante. Merci beaucoup.

  • Faire sa place ne sera jamais une sinécure c’est bien pour cela que nous avons besoin des autres. Seul on ne peut être grand chose. Merci Jocelyne de le rappeler.

  • Nos vies sont brèves, difficiles et passionnantes vous le savez bien. Vous n’avez que 50 ans, le meilleur est devant vous, il vous appartient de l’inventer comme vous l’avez décidé alors ça vous ira avec la passion qui vous anime, votre insouciance naturelle, votre énergie retrouvée.
    Vous avez fait le plus dur, tourner la page d’un métier passionnant, honorable pour créer encore alors que vous êtes en pleine force de l’âge. De tout coeur avec vous Sandra de la part d’un déjà moins jeune de 62 ans fin avril prochain.

  • La vie est tendre et aisée à troubler disait Montaigne, vous avez raison de vouloir la préserver comme on le fait tous ici sur ce site ; Merci Cathy de ce texte sensible.
    A chacun sa méthode, rigueur, constance, disponibilité, ses singularités. J’aime bien me lever très tôt (5h) pour pouvoir être disponible. Mais je n’y arrive pas toujours. Le flux de la vie ordinaire nous emporte c’est bien normal quand on vit en famille et en société cela n’est pas moins vital . Je conçois la création artistique comme du sport de haut niveau, une activité de recherche expérimentale, un besoin vital qui requiert d’avoir tous nos sens en éveil. Mettre des mots sur son ressenti, celui des autres permet de se dépasser, de fusionner, de voyager...en allant puiser dans les profondeurs, en faisant un pas de côté.

  • Merci Sandra, merci beaucoup pour vos mots qui font mouche.
    Petite précision si vous permettez.Quand je dis petit prof c’est un fait, je ne me dévalorise pas. La hiérarchie sociale, c’est aussi des barrières qui existent et plutôt deux fois qu’une dans nos lycées. Les statuts, de l’agrégé en passant par le certifié descendent les marches du mérite allant jusqu’au contractuel et les matières ne sont pas en reste qui portent leur image connotées, professeur de lettres, de maths, d’arts appliqués, de langues, d’histoire et puis comptabilité, secrétariat et...vente ; Les emplois du temps, la vie de tous les jours donc s’en ressentent, le menu qui est servi marque bien la dignité relative, très relative entre les uns et les autres.
    En ce moment je suis pris par ailleurs mais ce site m’est cher et j’y reviendrai très vite.
    Bon dimanche Sandra, à très bientôt.
    Cordialement

  • Résister, se mettre aussi à la place des autres...l’honneur et le bonheur de vivre en communauté. Merci Lou des prisons !

  • Dans sa chanson Fatalitad Césaria Evora le dit si bien, "La vie n’est pas que fatalité, elle n’est pas faite que de difficultés, il y a toujours une étreinte d’amitié qui t’apporte un arôme de félicité"

    Ton récit de vie est savoureux, un vrai banquet familial festif, joyeux où quand les illustres parents et anciens prennent la parole le silence est d’or. Leur profondeur de vue, leur simplicité amicale marquent profondément les chanceux autour des tables.

    Quant à toi Robert, permet moi cette appréciation, ton art de la transmission évident, sans cesse renouvelé, sans jamais baisser les bras, fait honneur à la maison de l’éducation nationale. J’ai la réponse à ta question ; avec toi c’est sûr nous ne sommes pas seuls dans l’univers et tu en as donné une formidable leçon de vie qui fourmille d’exemples riches et concrets.

  • Merci de réagir avec autant d’à propos à mon expérience. Vos paroles sont précieuses, stimulantes, gratifiantes. Dans les moments faibles, quel bonheur de se sentir compris, de recevoir des marques d’estime. Quel plaisir de se compter nombreux à ne pas cautionner l’abandon, le rejet, l’exclusion, la solitude et tout faire pour tenter de donner à l’autre l’envie d’être mieux ensemble, de vivre en intelligence.
    Merci Pierre, merci Catherine, merci Jean-Paul.
    Merci beaucoup.

  • Merci Jocelyne de ces détails techniques et pour votre combat au quotidien. Vous êtes une pionnière qui préparez un monde meilleur comme quoi il y a encore des utopies qui se réalisent. Encore faut-il que de plus en plus de personnes s’engagent à acheter local des produits de qualité. Ce faisant nous participons nous aussi à changer positivement notre façon de vivre.
    Solidairement.

  • Il y a des métiers qui en imposent, celui d’avocat est de ceux là je crois.
    sans évoquer l’évolution du métier, il garde une belle aura, la reconnaissance est tacite, évidente. Je comprends votre désarroi comme je comprends certains qui ne veulent pas arrêter un métier valorisant pour soi et pour les autres. Bien des métiers sont invisibles, non reconnus. Combien de personnes, de femmes au foyer n’auront pas la moindre gratitude ? Reste ce noble sentiment d’être relié aux autres, utile, à l’écoute sans rien attendre encore faut-il une foi, une conviction. C’est vrai qu’il y a des jours qui font douter de tout et qu’être inutile c’est jouissif aussi. A la retraite on peut s’offrir cette gourmandise. Faut pas trop en abuser. Je crois que vous avez trouvé un équilibre que personnellement je cherche encore.

  • bel exemple d’engagement durable comme on dit aujourd’hui, belle vie pleine et remplie, des tas de rencontres...ce que je retiens aussi le souffle d’une époque plus inspirée, bien vivante si bien que les échos et les rires s’entendent encore

  • Vivre et produire autrement en maîtrisant au mieux la chaîne de commercialisation et sa conduite de vie alors oui vive l’agrobiologie et la philosophie qui va avec.
    Une question sur le désherbage. Il n’existe pas de moyens pour désherber mécaniquement ?

  • Tant d’indifférence, de murs, de silences, tant d’handicapés,
    d’inadaptés, de déxaxés, refoulés qu’on y perd sa joie, c’est banal, ça l’est moins quand on a déjà mal et que la connerie humaine en remette une couche.
    Tant d’indécence, d’inconscience, d’égocentrisme...
    mais que vient à passer au bord d’une piscine l’air de rien un coeur droit,
    un amour nous tient, les nuages disparaissent, la vie revient.
    Fraternellement

  • Il en est des centre emmaüs comme des communautés plus ou moins bien gérées, émancipées. Certaines ont adoptées les codes marchands, la gestion par objectifs et d’autres misent aussi sur l’utopie village, autogéré comme à Lescar Pau. Quoiqu’il en soit l’écoute, l’attention aux autres qu’ils partagent tous, en font des lieux d’une belle aventure humaine. Pas seulement pour les compagnons mais aussi pour donner au travail ce qui lui manque, une dimension créative, sensible. Merci Pierre pour cette tranche de vie partagée

  • 24h/24h tous les jours...voilà un luxe urbain, entre vieux et loups, un havre marchand où l’on sent le triste, la solitude, l’ennui, la peur qui grisent le temps en attendant le canapé. Heureusement la "petite" a pu en sortir, c’est déjà ça. L’intégration n’est trop souvent qu’une longue nuit monotone.

  • Une grande richesse de faits, d’impressions, de réflexions, un beau récit d’une vie qui se cherche, se trouve, se perd, se retrouve et nous offre en partage un regard sensible, curieux, ouvert, critique sur la foi, la quête spirituelle et le dur métier de vivre.
    Votre témoignage chrétien à hauteur d’une vie d’homme et d’une époque me touche. L’intégrisme hélas sévit encore, le conformisme aussi comme la peur de vivre mais les temps changent. Le pape François tourne le dos aux conservateurs du dogme, son action sociale et politique tournée vers les souffrants, les déshérités met un peu plus l’église au coeur des réalités humaines. Hier soir le peuple ukrainien où l’église orthodoxe joue son rôle, rentre lui aussi dans l’histoire des peuples d’Europe qui s’émancipent. Mais comme la vie tout cela reste fragile.

  • Votre désir est bien présent, toujours là. Il passe dans vos mots et nous en apprennent tant sur la lutte, la peur, l’amour, la pudeur, la lutte toujours...vous êtes en avance, merci de tenir jean-Marc, tenir debout encore et encore.
    Je vous salue bien bas.

  • C’est si précieux de penser que nous ne sommes pas seuls, de savoir malgré l’amour de notre liberté que quelqu’un viendra nous voir.
    Merci de ce beau partage, de votre affection délicate qui nous permettent de vous accompagner toutes les deux dans le temps et l’espace sur les bords du Loir. Un de ces nombreux villages où il est si difficile de maintenir une vie commune maintenant que la campagne est désertée.

  • Plus que jamais votre métier est essentiel mais il reste une obligation presque coupable, un frein à la démesure du travail, à ses impératifs inhumains, obéir, subir quoiqu’il en coûte. Vous savez trop ce dont je parle et votre trouble est certain. J’espère que vous saurez un jour vous aussi garder l’équilibre.
    Sachez que j’ai rencontré une assistante sociale, son écoute, son travail m’ont été d’une grande aide. Je lui suis très reconnaissant d’avoir su établir un lien de confiance qui m’a permis de me protéger et de guérir.
    Merci beaucoup de votre témoignage

  • Je guéris sûrement, retrouve une vitalité, une foi endormie. Je ne subis plus depuis cette conversion.
    Rien n’est jamais perdu, les alliés nombreux, déjà là. Les auteurs, les poètes, les musiciens et tout ce qui nous parle au quotidien avec attention comme vous.
    Merci à vous, merci beaucoup.

  • Vous savez déjà un peu de ce qui touche profondément notre humanité, l’harmonie des mots, des sons et vous êtes passionnée, enthousiaste, prête à la transmettre, la partager. Merveilleux programme et assurément une vocation, une grande et belle histoire commence pour vous. On n’en finit pas d’apprendre si l’on a l’amour de la vie belle et bonne. A t-on besoin d’autre chose que d’y croire ?

  • Il en est des conséquences de la précarité sur l’enfant, sur la famille comme sur vous et nous tous, un lot d’injustice et son cortège d’impuissances, de souffrances, d’angoisses,d’hypocrisie. Sans principes.
    Le monde de la fac de l’époque est à l’image de bien d’autres mondes, celui du travail où la liberté reste celle de celui qui emploie, où règne l’arbitraire, la traîtrise, la lâcheté, l’abus de pouvoir et autres joyeusetés.
    J’admire votre sublime courage.

  • Oui Pierre-Yves l’éducation est la grande affaire. Le défi immense, l’enfant n’est pas qu’un récepteur. Et puis bien sûr comment peser ?

    Robin Renucci indique une voie et pose de bonnes questions : "la création d’abord quelle qu’elle soit, la diffusion la plus large et l’infusion afin de faire germer des créations qu’ensemble on va faire émerger. Comment une œuvre d’art, une représentation, vient-elle vraiment s’inscrire dans une population ? Quelles traces laisse-t-elle ? Dans quelles conditions. Peut-elle participer à une élévation ?"

    S’écouter, tisser du lien, au quotidien être auteur responsable, fraternel, à tout le moins solidaire est un faire ensemble, une métamorphose, un vrai bonheur à saisir avec lucidité. Il redonne à chacun toute sa dignité, ouvre un champ de possibles. Par ailleurs, "Nouvelle donne, Le pacte civique, Les colibris montrent bien que le peuple français ne subit plus sans réagir ces temps délétères.

  • Vous avez créé de la richesse et vous ne recevez q’une retraite indigne. Certes le bénévolat vous rend digne mais sans contrepartie financière. Ce n’est pas de gâchis dont il faut parler, c’est d’injustice, d’inégalité criante. Il est urgent de relever la tête pour ne plus subir, de faire savoir toutes ces défaillances morales, éthiques de notre démocratie malade.

  • Pour le psychiatre Serge Hefez, cette tendance française à voir le verre à moitié vide s’explique en grande partie par la culture de l’Etat providence, qui rend difficile à admettre la déliquescence d’un mode de vie avantageux. Les Français ressentent une perte du sentiment de protection de cet Etat-providence et une disparition de certaines valeurs qui font la France, comme l’égalité.
    Les économistes Yann Algan et Pierre Cahuc, dans un essai publié en 2007*, estiment que si les Français sont plus pessimistes que leurs voisins, c’est parce qu’ils vivent dans une "société de défiance". Ils étayent que "le mélange de corporatisme et d’étatisme du modèle social français suscite la défiance et l’incivisme plus que dans les autres pays européens". Ce qui expliquerait une tendance au pessimisme plus importante.
    Un espoir cependant, si nous faisons du surplace depuis trop longtemps, s’il y a blocage les français sont loin d’être inertes, ils se font entendre et cherchent comme ici à s’en sortir, confiants et innovants. Ainsi j’apprécie beaucoup la qualité de nos échanges.

  • On avance toujours par sauts décisifs quelque fois, sans crainte on a l’audace qu’il convient, la liberté créatrice. Mais ce qu’il est facile de faire seul est complexe lorsqu’il s’agit d’une famille.
    La décision de l’un n’est pas forcément la même de l’autre, et les enfants subissent les choix. Il y a toujours des risques à mesurer. C’est la vie avec ses paris, ses opportunités qu’il faut savoir prendre. Savoir renaître c’est s’ouvrir un peu plus au monde, c’est s’écrire sur une autre page comme vous l’avez fait et il me semble au bon moment. Quand les enfants sont grands c’est autrement plus difficile.

  • La vie est un jeu pour vous. Vous savez prendre de la distance sur les situations et comme le dit Emmanuelle vous la menez opportunément. Jamais très loin de votre passion l’anticipation, l’observation,la décision rationnelle vous êtes à l’aise dans cette société de compétition qui vous va bien. Quelle passion vous semble la plus vitale ?

  • Votre accompagnement pudique, sensible maintient la relation avec Cat hors du temps. Et la grâce poétique de votre phrase rend bien toute l’affection attentionnée et délicate que vous lui témoignez.

  • Tout à fait d’accord avec vous, on ne dit pas assez ce que l’on subit et comment on l’éprouve. Se faire entendre n’est jamais facile, mais vous ne partez pas sans ressources dans ce domaine.

  • J’ai vu hier nymphomaniac, la deuxième partie du film de lars von trier qui traite de l’addiction sexuelle. Mais pas seulement il nous donne à penser, bien au delà, sur la liberté, la violence, l’amour, l’amitié.
    Comme avec vous, grâce à votre journal plein de vie, de souffrances, de courages, de joies aussi. Au delà de l’émotion vive que j’ai eue en le lisant, vous partagez avec nous les lois fondamentales, les valeurs qui font l’individu en société. Bien que le désir, la liberté sont nos sources, nos flammes comme vous le dites. Bien que c’est avec elles qu’il nous faut inventer nos vies, il faut pourtant composer avec et bien sûr avec les autres. Les proches, nos enfants, nos amis et notre entourage. Je vous souhaite de tout coeur de tenir cet équilibre que vous su trouver et garder en cure.

  • On est comme on est, sensible, plus que sensible, grand, petit c’est ainsi.
    Les places sont chères, la compétition sélectionne, évacue sans ménagement. Beaucoup s’en accommodent en raccord avec le monde perverti par l’inhumanité de certaines paroles blessantes, la défiance, les préjugés. De tout coeur avec vous pour notre défi sensible à relever, il y a des lieux, des amis, des livres, nos échanges sur ce site, votre blog...

  • A la fin elle l’est aussi, elle l’est toujours, à réinventer au delà des douleurs avec sa beauté et sa puissance de vie venue jusqu’à nous comme une recomposition rebelle à tous les renoncements, salut à vous tous

  • Vous êtes partout chez vous, vous savez vous faire respecter, vous saurez, je suis confiant, rebondir après cette belle aventure culturelle.
    Vous êtes dans le vrai, la culture à la base de l’éducation des jeunes mais il faut pouvoir créer un collectif, un réseau qui tiennent bon. Je vous souhaite très fort de les trouver.

  • Vous montrez bien que vous êtes une personne de maison aux multiples talents. Le nom de votre profession ne recouvre pas du tout tout le travail, l’esprit que vous y mettez, votre fantaisie aussi comme vous le dites si bien. Votre rôle relationnel est si important. Il faut de l’attention, de l’écoute, de la compréhension, du tact, de la diplomatie, du savoir vivre...
    Et puis tout dépend des maisons, des personnes qui vous emploient et vous avez une relation singulière avec chacune. Merci de nous avoir mis dans la confidence, rendu sensible ce travail si précieux pour beaucoup aujourd’hui et encore plus demain.

  • Merci à vous de nous préciser les coulisses des urgences. Beaucoup de métiers pourraient s’inspirer de la dimension collective au travail, faire équipe, faire bloc pour entendre, comprendre et dont vous soulignez la force symbolique.
    Vous parlez de passion, de la nécessité de répondre au besoin de l’hôpital public qui n’a pas toujours les moyens de faire face. Permettez que je salue chaleureusement votre engagement professionnel et politique.

  • Merci de poser de vraies questions et de nous rappeler qu’aujourd’hui de jeunes hommes loin de l’avoir voulu sont amenés à partir combattre pour des causes qui les dépassent. La guerre est un enjeu majeur qui ne devrait pas être l’objet d’un seul contrat marchand, politique mais aussi un engagement moral, éthique clair pour tous. La précipitation, la réactivité dont nous avons fait preuve au Mali, en Centrafrique banalisent ce qui devrait rester de nos jours une exception.

  • L’agression psychique est un cancer social peu visible qui prolifère, terrorise, humilie, piétine. Merci d’en parler comme vous le faites si bien. Les criminels n’ont pas tous du sang sur les mains, mais leurs yeux en disent long sur leurs forfaits possibles.
    Quand on ne sait rien de la manipulation on ne voit rien venir. On ne la dénoncera jamais assez surtout si on est témoin privilégié. La famille, les collègues ont un rôle prépondérant à jouer. Je crois aussi que nous sommes tous concernés.

  • S’ouvrir au monde, à la culture, ne pas oublier d’aller au cinéma, rêver d’un ailleurs comme vous le faites me semblent indispensables. Tout aussi important est de pouvoir gagner sa vie. Vous cherchez comme des millions d’autres quelque chose de rare aujourd’hui. Les bonnes places sont chères, réservées pour une catégorie d’élus. Il reste quelques occupations, quelques tâches rudes, sans âme qu’on délivre avec parcimonie. Oh non ne pas croire que c’est nous qui n’allons pas ! Pas le bon profil, pas les compétences alors que c’est d’abord tout un système, un contexte qui nous a amené là. Avoir confiance en soi, se dépasser voilà les crédos bien plus importants et c’est ce que vous faites en vous lançant des défis comme celui de nous écrire ici.

  • Bref, une belle vie de merde à toutes les sauces menée avec entrain. La vie est un grand roman burlesque hélas, qui ne fait pas toujours rire. En tous cas merci beaucoup de votre gaieté contagieuse.

  • On est tous le débile de quelqu’un plus assuré, fort, puissant, vous avez su laisser dire, laisser faire, et devenir, chaque jour un peu plus, moins orpheline.
    Aimer le contact humain, les animaux, la vie quoi quoiqu’il arrive . Merci de cette leçon grandeur nature.

  • Passés à la moulinette, dévorés par big brother, la monotonie, la routine, le mimétisme, le conformisme nous pèsent, nous condamnent à aller voir ailleurs et c’est tant mieux.
    Je monte avec vous ligne 11, ne plus subir et le mieux possible fleurir sa vie, littérature, nature, cinéma, théâtre...et Internet bien sûr, et, au bout du quai, voir venir un bateau qui vient nous chercher.

  • Une belle leçon de courage au quotidien.
    Vous avez une foi formidable en la vie.
    Merci

  • Pour moi le bonbon kréma acheté au cinéma du village, c’est là que j’ai commencé à rêver encore plus, le début d’une autre vie aussi comme vous où l’imaginaire se construit.
    Vous êtes allés plus loin que beaucoup en éditant vos écrits, vous avez deux métiers identifiés mais ce qui vous mène je crois c’est le chemin, l’errance, un épanouissement personnel.

    Pour répondre à l’une de vos questions, attentive au monde, aux autres c’est le contraire d’un manque de courage, vous êtes consciente de la valeur transmission et je vous vois comme une artiste réaliste

  • Vous dites bien votre ressenti profond, votre côté tranquille, votre conscience des interactions avec l’environnement, vos relations avec les autres, vos convictions...
    Et ça c’est vital
    Merci

  • La possibilité de raconter sa vie, d’en partager quelques reflets, constitue un enjeu majeur.
    Nous avons besoin de temps, d’échanges pour accéder à plus de conscience de soi et des autres et celle du monde qui nous entoure.
    Ce parlement à base de nourritures existentielles me semble vital à faire vivre.

    Merci à vous.

  • Vous faites un travail que vous aimez c’est votre trésor, vous avez ouvert le coffre, c’est tout plein de fils d’or.

  • Les gafa et les caméras sont partout, l’espace visible gagne.
    Même les invisibles peuvent se dire et c’est salutaire. Pour autant notre vie intérieure perd t-elle ses sources ?
    Vous m’avez donné un peu d’exotisme, une belle prose à lire pleine d’images vives, et exotisme toujours, sur l’impérieuse nécessité de se vernir. Je n’en savais rien.

  • Le changement ne peut être seulement économique et politique, il doit se traduire par une libération des énergies personnelles, une participation active. beau projet que de contribuer à faire émerger questionnements, émotions, expériences de nos vies. Oui ces échanges participent de la révolution de la pensée qui ose le partage. Pas facile.