Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Jacques de Turenne

En route pour essayer de témoigner du soin psychique - dire un peu ce que c’est et par quoi ça "nous" passe. Juste pour en témoigner, le reconstruire un peu et nous faire avancer, un peu, à l’heure où le gestionnaire gomme l’humain.


Récits

Nous voilà beaux avec nos premières fois  

Patient et soignant.

Glue de la répétition, là où l’on s’épuise au fil des « relèves », comme des sentinelles que l’on ne vient jamais définitivement remplacer, des soldats presque morts au combat, ou des quasi-inanimés dans la forteresse qui espèrent le jour où enfin quelque chose va arriver.


Dans le cadre de notre partenariat avec Infirmiers.com, ce récit est également publié sur leur site :

Publication : 5 octobre 2015

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1490

Le trou blanc du visage  

Une nuit d’un infirmier psychiatrique.

Par terre, la chemise d’hôpital, boutons pressions dans le dos.

Publication : 30 septembre 2016

Durée de lecture : 8 mn

Nombre de mots : 1760

50 mg de honte  

L’impossibilité d’exercer dignement une mission de soignant auprès des malades.

Moi aussi j’ai quitté cet hôpital de jour.

Publication : 19 décembre 2016

Durée de lecture : 25 mn

Nombre de mots : 5110

un homme est sorti de la trouée blanche et vive  

J’ai entendu que la presque mort, ça donnait des droits.

Publication : 26 janvier 2017

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1340

(envoyé le 27 /11/ 2016 - sans nouvelles.  

L’oiseau noir, il me donne envie de sauter pour que tout s’arrête

Publication : 3 février 2017

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2310

La plante.  

Nuit de service

Publication : 9 février 2017

Durée de lecture : 8 mn

Nombre de mots : 1730

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Bonjour et merci d’avoir réagi à ce texte - c’est toujours un vrai bonheur quand un écrit parle à des lecteurs et leur donne envie d’entrer en contact ! C’est vrai que ce récit parle à la fois de solitude - qui est un peu le lot de l’humain - mais aussi de ces zones bien difficiles à définir de contact - de communication - où sans trop savoir comment on se trouve dans un train de pensées communes, une rêverie. On se retrouve alors mystérieusement associé à l’autre mais sans pouvoir précisément nommer ce qui a rendu cette accroche possible.. Et c’est bien comme ça aussi. On est je crois toujours un peu dans cette tension entre solitude - lien. Le soin psychique fait beaucoup passer dans ces zones - là, enfin pour ce qui me concerne.

  • On pourrait - on devrait - à plusieurs - les écrire, les raconter - ces poignantes humanités !
    Merci.

  • Merci de ce chemin de lecture qui lui aussi ravive les silhouettes ténues de ces invisibles et de ces reclus, nos compagnons d’humanité. Humaine condition éreintée, en déroute, mais vivante, en attente des mots pour la dire et de ses lecteurs pour la célébrer.

  • Merci beaucoup de votre message ! Les conditions actuelles de "restrictions" de tous ordres ne vont malheureusement pas dans le sens d’une avancée "humaine" des choses. Par contre, et voilà qui me semble de plus en plus important, il importe à tous les niveaux de "raconter la vie", une vie qui est malmenée voire complètement déniée au profit des orientations managériales et politiques actuelles. L’homme - l’humain est en passe d’être gommé à petit feu derrière de grandes priorités mercantiles auxquelles il est progressivement et sûrement subordonné. A nous de demeurer les témoins vivants de ce qui se vit.. au quotidien, dans le monde "réel".

  • On ne peut mieux dessiner à petites touches ces instants où les fils construisent les pères. Vous nous le confiez si bien que l’on en oublie aussi l’épreuve.

  • Mettre tant de vie comme ça en avant face à la barbarie c’est le seul chemin. Merci.

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