Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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France Lorsery

Compagne pendant 20 ans d’un bipolaire alcoolique, j’ai vécu entre le brûlant et le glacé des bonheurs intenses et des galères épouvantables. Vingt ans de passion, et un beau saccage...
Je suis prof de philo à la retraite, mère de trois fils que j’adore, et louve alpha d’une tribu de chiens et de chats.


Récits

Proche de bipolaire  

Créer un foyer et vivre pendant vingt ans avec un homme bipolaire, quelles en sont les implications ?

En phase maniaque, le bipolaire est le roi du monde. Il prend des risques, peut avoir une vie sexuelle débridée, dépense des fortunes qu’il n’a pas, a cinquante idées à la minute ; il est parfois extrêmement séduisant et attachant.

Publication : 19 février 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2000

J’aime trop les bêtes pour les manger  

Être végétarienne.

Je n’ai jamais arraché leurs ailes aux mouches et j’ai toujours répugné à écraser un escargot.

Publication : 3 février 2016

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1440

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Autant que cet épouvantable deuil est poignante la difficulté si bien décrite à se laisser aller au fond du désastre. Il y a les ruines à l’intérieur, et autour cette forteresse, dont on mesure dès les premiers mots du récit avec le choix de la troisième personne, qu’elle est décidément imprenable...Tenir debout, pour les autres, pour soi...

  • Je vais être désagréable, mais c’est la première fois que je n’arrive pas à finir la lecture d’un récit...

  • Au temps du collège, j’avais acheté à un de mes fils qui avait de gros problèmes avec sa prof d’anglais un punsching ball. Pas mal non plus pour un vrai défoulement sans risque !

  • Ah oui, très bonne initiative, ce changement de titre !!
    Et je suis d’accord avec vous, quand on a vécu des choses douloureuses, on écrit pour exorciser sa souffrance, mais aussi beaucoup dans l’espoir d’aider peut-être des personnes qui vivent des événements similaires...

  • Ce que raconte ce texte douloureux, ce n’est pas le cancer, comme l’indique le sous-titre, mais la culpabilité, la souffrance de se quitter sans réconciliation, et le drame du choix de l’euthanasie... Un texte qui donne à réfléchir, en tout cas... Merci, et accordez-vous à vous aussi le pardon : chacun fait ce qu’il peut, surtout dans des circonstances aussi lourdes....

  • Que c’est bien ficelé, tout ça ! Merci pour ce très beau texte !

  • Il faudrait pouvoir faire lire votre texte à tous ces jeunes nantis trop gâtés qui s’embêtent à l’école et ne sont pas conscients de la chance qu’ils ont d’avoir un accès gratuit aux lumières de la raison...Mais bon, chacun son histoire, et l’expérience des autres ne sert pas à grand chose...
    Merci pour ce récit édifiant d’un parcours douloureux mais courageux et drôlement encourageant !

  • Quelle polyvalence, quelle richesse, quelle ouverture d’esprit, que de talents ! Bravo pour ce que vous êtes !

  • L’alcool est une drogue dure qui a pignon sur rue en France. Même la loi Evin sur sa publicité a été amendée sous la pression des alcooliers...Et pendant ce temps là, on emm...les jeunes pour un dé à coudre de schit...

    Merci pour ce touchant témoignage, où l’on voit combien l’écriture peut être une vraie thérapie !
    J’ai apprécié tout particulièrement le souci que vous avez de vos enfants. Savoir qu’ils sont maintenant si fiers de vous est une sacrée réussite ! Bravo !

  • ...ou comment saccager une personnalité en construction...ça fait froid dans le dos !
    Heureusement que votre super style fait passer la sauce ! Merci de ce partage.

  • A Vienne, il y a un siècle, Freud avait reculé devant cette vérité de l’inceste, préférant accuser les fantasmes oedipiens de ses patientes. Alice Miller a écrit sur ces questions des essais d’une grande pertinence.
    Je pensais notre société plus ouverte et mieux sensibilisée à cette réalité fracassante.
    Merci pour ce récit édifiant, servi par une très belle écriture.
    Je vous souhaite plein d’énergie pour conquérir sérénité et équilibre malgré ces saccages.

  • J’ai beaucoup aimé le style froid, sobre, détaché, par lequel vous réussissez à faire passer un grand flot d’émotion.
    Pas facile d’être différent...
    Merci pour ce récit.

  • Bonjour, Emilie !
    D’après mes infos, s’il peut y avoir un terrain génétique prédisposant, la maladie bipolaire n’est pas en soi héréditaire. Votre mal-être est peut-être dû aux difficultés que vous avez pu vivre avec votre papa bipolaire, ou à tout autre chose.
    Vous pouvez aller échanger sur un forum de bipo et proches, vous trouverez plus facilement qu’ici des écoutes et des échanges qui correspondent à votre besoin. Je connais celui-là : http://bipotes.leforum.eu/index.php. Il y en a d’autres.
    Bravo en tout cas de vous être lancée, c’est tellement important de pouvoir se dire et d’être écouté(e).
    Et vous savez, on est tous aussi un petit peu fou, c’est une affaire de degré plus que de nature parfois. Nietzsche disait " il faut avoir en soi du chaos pour pouvoir enfanter une étoile dansante" . Je suis sûre que vos oeuvres sont vos étoiles dansantes...

  • Est-ce que "c’était mieux avant" ? C’est souvent ce que pensent les vieux de l’époque de leur jeunesse. Il y a actuellement une analyse sur Mediapart, qui remet en question les mythes concernant les 30 Glorieuses...
    Quant à Mai 68, je ne veux pas entamer ce débat, mais je ne suis pas d’accord avec le commentaire précédent.
    Le texte de Louis Steffen a pour moi une portée nostalgique , et en ce sens universelle, (voir les écrits d’Annie Ernaux) sans devoir y introduire une polémique de nature politique....

  • Merci pour ce délicieux moment de nostalgie, qui m’a rappelé bien des choses...Votre conclusion est très vraie : nous pensions alors que le monde ne changerait pas, et que nous pourrions vivre, quand nous serions adultes, la même chose en mieux....

  • Auvergnate, ex prof, et exploitante agricole ( mais en peau de lapin, j’élève juste des chats..., même si j’ai eu aussi une chèvre et un bouc ...de compagnie), j’ai particulièrement kiffé votre texte, dont j’adore le ton !! Merci de ce bon moment, et une caresse à Dominique !

  • Merci pour votre texte : il est poignant.
    J’ai lu naguère pas mal de livres sur les borderlines, ou écrits par eux : quelle tonne de souffrance, que vous décrivez tellement bien aussi...
    Que certaines familles , que pas mal de gens même, distinguent maladie physique et maladie psy, en jetant l’opprobre sur cette dernière, qui fait peur, et dont on imagine qu’elle est de la responsabilité du malade, c’est malheureusement encore une réalité. Double peine : malade et coupable...
    Mais que des équipes hospitalières ( que ce nom leur sied mal !) vous aient fait subir les traitements que vous décrivez dans une telle absence d’écoute, j’avoue que je suis atterrée...
    J’ai fréquenté comme proche de patient pas mal de cliniques et hôpitaux psy en Auvergne, du temps de mon mariage avec un bipolaire, et si certains étaient plus disponibles et plus empathiques que d’autres, jamais je n’ai rencontré l’attitude d’irrespect et l’absence totale d’écoute que vous décrivez.
    Merci de ce récit de vie, en tout cas, et bonne chance pour continuer à construire enfin votre bonheur.

  • Merci, Isabelle, pour ce texte fort. J’ai été 20 ans l’épouse d’un bipolaire ( voir mon apport sur ce site), et je retrouve bien dans votre récit la douleur de vivre que j’ai côtoyée et tenté d’accompagner.
    Bon courage : la vie est triste, mais elle est belle...

  • Très joli texte.
    "Entre l’amour et l’amitié, il n’y a qu’un lit de différence" ( Henri Tachan).

  • Je me joins aux commentaires précédents : je trouve votre analyse extrêmement fine et pertinente. Merci !

  • Merci, Raphaëlle, pour votre si gentil commentaire.
    J’avais aussi lu et apprécié votre texte : votre ami est menteur et manipulateur, comme les alcooliques peuvent l’être aussi. Il y a des points communs dans nos histoires...cette souffrance épouvantable quand on a le sentiment d’être trahie et de ne pas comprendre, alors qu’on croyait être aimée...Mon court texte ici n’est qu’un résumé un peu froid d’un récit plus intime de ma déchirante histoire d’amour avec mon bipolaire.
    Il faudrait que votre maman soit soignée : je connais des bipolaires bien équilibrés par leur traitement. Mais on ne soigne pas les gens contre leur gré...
    Dites aussi à votre papa d’aller sur les forum de bipo, on y partage des expériences similaires, et du coup, on se sent moins seul et moins coupable. Et on peut y glaner des conseils précieux.
    Quant à vous, protégez-vous : sans abandonner votre famille d’origine, pensez à votre avenir...

  • Très drôle, votre petit texte, et tellement réaliste ! Continuez, racontez-nous la suite et la fin du cours...Comment peut-on être persan, euh, prof ?
    Les jeunes, qui sortent du lycée comme consommateurs, n’ont plus du tout envie de devenir enseignants : ils savent ce qu’ils ont fait vivre à leurs professeurs : ne surtout pas intégrer cette galère....
    Merci de m’avoir rappelé quelques souvenirs ....

  • J’ai beaucoup aimé votre récit, qui décrit si bien la vie rurale d’autrefois, et évoque avec beaucoup de pudeur l’amour pour une grand-mère qui semblait avoir une belle personnalité. Impression de partager avec l’enfant que vous étiez les mille sensations d’un été à la campagne...Merci !

  • Merci pour ce beau texte, très émouvant.

  • Merci, Philippe, d’avoir remarqué mon parti pris d’écriture, éloigné de ma nature profonde !!

  • Très sympa, ce petit texte...
    Et puisque vous nous invitez, on ira : on apportera même des tas de bouquins !

  • J’ai hésité à lire votre texte, à cause de la citation mal reproduite dans le titre ( "avoir" au lieu de "voir" le jour)...
    Je suis troublée par cette dichotomie dont vous parlez, entre votre "côté sale " et votre "côté propre". Peut-être faut-il parvenir à renoncer à la tentation de l’innocence, et à intégrer nos différents aspects, sans trop de culpabilité.
    Je souhaite que vos nouveaux projets de formation ( choisir la petite enfance n’est sans doute pas un hasard), et ce jour que vous apercevez enfin, vous fassent oublier les nuits tristes de votre histoire.
    Merci pour ce texte très personnel.

  • Merci pour ce texte, qui montre très bien comment un seul moment de violence inouïe peut faire basculer toute une vie...
    Combien de filles et de femmes furent dans le silence victimes de viol, et à jamais marquées...
    "Maintenant, elles parleraient..."
    Il est devenu effectivement plus facile de parler aujourd’hui, du moins dans notre civilisation.
    Et écrire...qui rend par le partage les blessures un peu moins douloureuses. Merci.

  • Bonjour, Francis !
    Oui, je sais tout ça, c’est douloureux pour les proches, mais encore bien davantage pour les malades.
    Pour répondre à vos questions, les bipolaires que je connais ont eu droit à des pensions d’invalidité, mais pas de 100%. Je suppose que ça dépend des cas, et de la solidité du dossier fourni par le psy. Le problème est que le statut d’invalide n’est pas garanti pour très longtemps , et qu’il faut tous les 2 ou 3 ans repasser devant une commission. Quand on est bipo, quel stress supplémentaire...
    Effectivement, les médicaments assomment parfois, ou pour le moins fatiguent et amollissent, mais on doit pouvoir arriver à trouver le bon équilibre. Bien sûr, cela suppose de renoncer à tout ce qui est si excitant en période UP...
    Oui, les bipolaires sont d’une sensibilité extrême, et c’est ce qui les rend aussi si attachants, si séduisants et si créatifs.C’est votre richesse.Pour les causes de la maladie, je crois que rien n’est très certain : la dialectique du terrain et du milieu sans doute, comme pour tout le reste...
    Ne perdez pas espoir pour vos enfants, ils reviendront vers vous avec la maturité et la compréhension du problème.
    Bon courage, Francis, et fréquentez les forums de bipo, ça aide...Bien amicalement. France.

  • Merci, Kahina, et merci Anoukys, de votre lecture bienveillante.
    Oui, les proches de malades souffrent aussi beaucoup. "Comment tu tiens ?" me demandait-on souvent ? Mais , Kahina le sait bien, on ne se pose pas la question, on aime et on accompagne, tout simplement....Et c’est plus facile lorsqu’on n’est pas seul, que l’on a près de soi la chaleur courageuse des enfants, quelques vrais amis, et aussi, oui, Anoukys, la tendresse des animaux !
    J’ai " rebondi", certes, mais je garde de douloureuses cicatrices de toutes ces années, et surtout une grande nostalgie de cet amour fou que l’alcool et la maladie ont brisé.

  • Merci pour ce très beau texte .
    Poser enfin le bon diagnostic est souvent une affaire tardive, mais quel soulagement ! ( J’ai vécu la même chose naguère avec mon mari bipolaire)
    Les parents font ce qu’ils peuvent, et que l’on soit asperger ou "normal" ( mais qu’est ce qu’être normal ?) , ils cherchent souvent à réaliser par leurs enfants leurs propres désirs frustrés. Se mettre en accord avec eux, leur pardonner, comme vous dites, est un grand pas vers l’équilibre. Eric Berne disait que devenir adulte, c’est être capable de divorcer à l’amiable d’avec ses parents...
    Bon courage pour continuer et réussir sur la voie que vous vous tracez !

  • Je ne suis pas certaine que partir loin soit une vraie solution. Montaigne disait à propos du pouvoir , qu’aussi haut que soit le trône, on reste toujours assis sur son cul.
    Je crois qu’aussi loin qu’on aille, c’est avec soi-même qu’on part, et en soi-même, son histoire et le poids de sa famille.
    A mon sens, parler, écrire, faire une psychothérapie, échanger , comme ici sur ce site, sont des remèdes ou des soutiens bien plus efficaces que les illusions de la fuite.
    Mais ce n’est qu’un point de vue, et je vous concède bien volontiers que la fuite puisse être, en premier lieu, un moyen de prendre ses distances pour commencer...

  • Contre les autres qui regardent, on ne peut rien faire, mais contre le poids du regard des autres, on peut tenter de se blinder...
    Une fois équilibré par son traitement, votre frère n’aura peut-être plus besoin de séjours forcés en HP....

  • Merci pour ce texte plein de respect et de tendresse.
    J’ai accompagné environ 20 ans un bipolaire, que j’ai dû aussi naguère faire interner en HDT : je sais combien l’épreuve est douloureuse pour tout le monde.
    La différence isole. On laisse parler les voisins, mais on se retrouve au final seul avec quelques proches, et cet autre qu’on aime comme une personne, et non comme une catégorie, une étiquette psychiatrique, un malade...
    Je vous souhaite courage et optimisme....

  • Allo non, mais allo quoi ?
    Allez, non, on n’est pas si vieux, quoi !

  • "Au delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable" écrivait Romain Gary....
    J’ai adoré votre texte, et beaucoup ri.
    Mais franchement, moi qui suis aussi une vieille, je ne suis pas maso : pourquoi participer à ce genre de réunions insupportables ?
    Ah si, je sais, pour en ramener un super récit !
    Alors, continuez !!!

  • Très touchée par votre beau récit.
    j’ai aussi beaucoup souffert, et sans doute naguère hélas, également fait souffrir.
    Difficile de distinguer ce qui, dans l’ amour, est attachement sain, de ce qui est dépendance.
    En tout cas, je me reconnais totalement dans les émotions douloureuses de votre texte.
    Non, écrire ne guérit pas, rien ne guérit, sauf le temps sans doute. Mais il en faut, du temps, pour guérir de tant d’années de partage, de la nostalgie d’une famille unie et du vide creusé par l’abandon.
    Difficile de ne pas trimbaler avec soi, dans les rencontres qui suivent, le fantôme de qui on a adoré.Vivre avec ses cicatrices, mais rester ouvert à la vie qui vient.
    Je vous souhaite de tout coeur un nouvel amour. Pas un pansement, un véritable amour.
    Amitiés,
    France.

  • Merci beaucoup, Francis, pour votre lecture bienveillante . Mon petit texte est volontairement juste informatif, sans pathos. S’il permet de mieux comprendre combien cette maladie cause de souffrance au malade et à son entourage, il a atteint son but.
    Oui, vous êtes, les bipo, diablement excitants lors de certaines de vos phases, et diablement attachants.
    Continuez de vous battre, et négligez les critiques malveillantes et injustes : j’y ai eu droit aussi...
    Et merci à votre compagne de briser votre solitude et de vous soutenir.
    Bien amicalement,
    France.

  • Votre récit me rappelle une boutade de je ne sais plus quel auteur sur le destin et le choix.
    Une mère répétait à ses deux fils :" vous finirez à l’asile". Ils réalisèrent effectivement l’injonction prédictive :
    L’un devint malade mental, l’autre psy....

    Votre texte montre qu’on peut s’en sortir malgré une famille pathogène. On s’en sort par la volonté , mais d’abord par l’analyse et la connaissance de ces mécanismes pathologiques que vous décrivez si bien.
    Bravo pour votre lucidité.

  • Merci pour ce récit qui permet de voir de l’intérieur une communauté qu’on connait parfois en tant que "client".
    Frappée par la qualité d’attention de chacun, malgré les inévitables dérives des alcoolo-dépendants : attention aux personnes, aux objets, à sa tâche.
    Et Accueil : de l’autre, sa parole, ses larmes, ses difficultés, sa différence.
    Une leçon d’humanité.

  • On n’ose imaginer la suite....

  • Oui, Jean-Christophe, la socialisation quand elle est possible est bien meilleure que l’hospitalisation.
    Mais il est parfois besoin, hélas, d’hospitalisations récurrentes...

  • Le gros problème de mon ex est sa difficulté à rompre avec l’alcool. Alcool et régulateurs de l’humeur ne font pas bon ménage, d’autant plus qu’en période alcoolisée, la prise des médicaments est aléatoire ou anarchique. Et les cocktails alcool/ anxiolytiques sont explosifs.
    Tenez le coup côté alcool, c’est le principal.
    Vous avez la chance d’avoir une compagne attentive. Savez-vous qu’il existe un système, qui s’appelle le contrat d’Ulysse, si je me souviens bien, et qui permet à l’accompagnant de repérer les comportements qui annoncent un dérapage et d’agir vite en accord avec le malade pour enrayer le risque de dégringolade. ça ne marche que si les deux sont d’accord, c’est un contrat, mais ça peut être très aidant.
    Tenez bon, la vie peut être belle !
    Un gros bisou à Virgule ! ( je sais aussi combien la présence animale peut être équilibrante et réconfortante...)
    Bien cordialement,
    France.

  • Bonjour, Francis,
    Votre message me touche énormément.
    J’écris beaucoup sur ces années d’amour fou et de galères avec mon bipolaire, si attachant. J’ai commencé un long récit, qui n’entre pas dans les projets éditoriaux de "raconter la vie".
    J’ai par contre écrit et envoyé hier un court texte, qui sera sans doute publié ici.
    Je suis heureuse de constater que vous vous en sortez bien. Je connais autour de moi une autre bipolaire, bien médicamentée, qui rencontre son psy régulièrement et qui va très bien. Vous semblez suivre le même chemin, et c’est super !
    Suite dans un second message !

  • Très beau texte...
    Je crois que dans le monde du spectacle, comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs, il faut surtout, pour réussir, à talent égal ( au mieux), être "fils de"...
    Qu’il s’agisse de théâtre, de peinture, de musique, d’écriture aussi, et vous êtes manifestement douée pour ça, la réussite( expositions, concerts, publications, etc) passe par bien autre chose, hélas, que le seul talent.
    Ce qu’on appelle "l’entregent" ....
    Merci de nous avoir donné à lire ce beau et très touchant récit.

  • Merci pour votre récit.
    Ayant été moi-même proche de bipolaire, je connais bien la question et mesure bien votre souffrance.
    La fin de votre texte est optimiste : gardez le cap, et profitez bien des belles choses de la vie et des promenades dans la nature avec votre nouvelle amie !

  • J’ai vécu 20 ans avec un bipolaire alcoolique, fréquenté tous les hôpitaux psy de la région, et un certain temps les réunions d’Alcooliques Anonymes. Votre récit est très juste et très touchant.
    J’ai toujours été frappée par la grande sensibilité et la grande humanité de ces personnes malades d’addiction.
    Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches , qui vous aiment et vous soutiennent.
    Bon courage, merci pour ce texte .

  • J’aime beaucoup votre écriture, c’est très beau.

  • Une belle aventure qui finit mal : quel dommage !
    Mais le pari était risqué, à l’heure des grands sites de vente en ligne, et alors que les grandes enseignes de librairie peinent douloureusement aussi.
    Ici, à Clermont-Ferrand, la librairie des Volcans, qui était une des références culturelles de la ville, est en train de mettre la clé sous la porte, sauf à trouver dans l’urgence un repreneur...
    Merci pour ce témoignage, et courage pour rebondir !

  • Merci pour ce témoignage très touchant.
    Et bravo de vous être si bien construite, à partir de fondations si douloureuses.
    On est toujours étonné de constater combien les gens en situations insupportables arrivent à s’y résoudre et même à finir par trouver ça normal....
    Pour peu qu’ils rencontrent ce que Boris Cyrulnik appelle des facteurs de résilience, les enfants en particulier réussissent à se reconstruire après les pires saccages : vous semblez en être un bel exemple.
    Parlez-nous un jour des belles personnes qui vous ont permis de dépasser ce fracas d’enfance.

  • Bravo pour votre récit et votre passion.
    Maintenant,j’aimerais aussi comprendre pourquoi vos parents vous ont lâchée : c’est bien à cause du choix de ce métier à la fois manuel et artistique,et en tout cas si poétique ?
    Objet d’un autre récit de vie sur le fossé des générations ?
    Bien à vous,
    France.

  • Bravo pour votre talent à faire franchement rire d’un tel délabrement !

  • J’ai reçu le livre et l’ai lu d’une traite.
    Je m’y suis reconnue, moi et tous mes amis éleveurs.
    Oui, l’élevage familial est bien une philosophie, et une certaine philosophie y conduit.
    Je suis végétarienne et plutôt anti-spéciste, et j’ai créé mon élevage, dès l’arrêt de mon activité professionnelle.
    J’assume ma part de contradictions : eugénisme , utilisation de l’animal, et surtout nourrissage de mes carnivores avec des croquettes qui ne sont pas garanties carottes-épinards-soja !
    Je ne saurais me passer de ce rapport à l’animalité, et à notre propre animalité, qu’apportent les chats et les chiens.Bonheur des délicieuses, soyeuses et récurrentes caresses, certes, mais au delà, apprentissage par l’exemple de la jouissance de l’instant, de la qualité de présence de l’animal, et joies de l’observation jamais saturée ni blasée de leurs jeux, leurs ruses, leurs alliances, leurs rites, leurs câlins.
    L’animal m’a permis de prendre une bonne distance avec mon côté « agrégée-cérébrale », et de cultiver l’essentiel:l’intelligence émotionnelle,l’écoute de la différence, la sensualité,l’empathie.

    Bravo pour ce livre, donc,bien écrit, et qui fait entrer avec justesse et bonheur dans l’univers des passionnés que nous sommes.

    Site de ma chatterie :www.closdelalouve.com

  • Je viens de commander le livre.
    Je suis concernée par cette histoire, ayant été à la fois prof de philo ( maintenant retraitée) et déclarée comme exploitante agricole car éleveuse de chats !
    Je ne corrige plus de copies, mais j’élève toujours des félins !
    Je posterai un commentaire quand j’aurai lu le livre.