Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Émilie Doré

Écouter, écrire, transmettre.


Récits

Je voulais vivre en France  

Ce récit est issu du témoignage d’une jeune colombienne qui a choisi de vivre en France et qui a dû lutter pour obtenir l’autorisation d’y rester.

J’ai passé 4 ans sans papiers. Le plus dur, c’est que tu sens que tu n’es personne. Tu ne peux pas louer un appartement, travailler légalement. Tu sais que tu as des capacités pour travailler mais tu ne peux pas. Tu as peur dans la rue, tu as peur qu’on t’arrête et qu’on te demande les papiers. Ça c’est le plus dur, la peur d’être arrêtée.

Publication : 13 avril 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2190

L’esprit d’équipe  

Des histoires de rugby.

Tu es sur le terrain, tu n’es pas dans la rue, tout simplement.

Publication : 17 mars 2015

Durée de lecture : 25 mn

Nombre de mots : 5120

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Quel beau texte, plein d’amour ! Vos patients ont de la chance.

  • Excellent texte, vous décrivez avec minutie et talent la déshumanisation du patient face à l’institution médicale et à ses machines... Qui sont pourtant faites pour notre bien ! Ce texte devrait être lu par tous les responsables hospitaliers. Il devrait quand même y avoir des moyens, du point de vue de l’organisation et de la formation des professionnels, pour atténuer ce phénomème d’aliénation ??

  • Un témoignage rare et intéressant, tout empreint d’une certaine humilité, de distance avec soi, qui fait contraste avec l’esprit de notre temps.

  • Votre texte est touchant, très évocateur... Oui, c’est bien le genre de choses que l’on peut éprouver à 20 ans, quand on part de chez ses parents, quand on se lance, et qu’on se heurte, tout seul, à des difficultés qu’on n’avait pas prévues, la solitude, la froideur du monde, une certaine peur encore un peu teintée d’enfance. A peu près à la même date j’ai vécu une mésaventure similaire, dans une autre ville... Je me suis accrochée, j’ai trouvé un autre logement, mais j’ai eu pendant deux ou trois semaines le sentiment de passer au bord du gouffre (d’autant plus que l’on m’avait volé mes papiers à mon arrivée !!). Ce n’est rien de très spectaculaire ni original, mais vivre ce genre de choses marque durablement. Vous avez su trouver les mots pour raconter ce désarroi.

  • Très beau texte. Bravo à vous, pour l’avoir écrit et tout simplement pour avoir fait tout ce chemin.

  • En citant vos défauts, vous dites "cynique" et j’ai beaucoup de mal à vous croire ! je crois au contraire que vous êtes une personne responsable et lucide. Pour le reste, il y a des gens biens et des imbéciles dans toutes les couches sociales. C’est une évidence ! Et surtout, il ne faut jamais oublier qu’on est toujours le riche de quelqu’un. Pour un habitant des bidonvilles d’un pays subsaharien, notre petite classe moyenne a un niveau de vie de rêve. Il faut arrêter de se jalouser les uns les autres. On naît tous avec des avantages et des inconvénients dans nos vies, plus ou moins de chance, et avec ces cartes de départ, on se construit et on essaie de devenir une bonne personne, comme on peut.

  • Ouah, magnifique, quel rythme, quelle vie dans ces mots. Douleur et beauté.
    Votre réponse à Christophe est super aussi : un cadeau pour tous les lecteurs !

  • Excellent texte. Le problème est parfaitement décrit. Il occupe la vie de tant de personnes, hommes et femmes, mais on en parle encore si peu, en dehors des conversations privées. Il faut que les entreprises comprennent le changement d’époque. S’adaptent au fait que beaucoup de femmes sont des mères (et les hommes des pères) et cela n’est ni un tabou ni un handicap : c’est simplement la réalité. Il faut rentrer enfin dans le XXI siècle : l’âge des réseaux ! Et en finir avec le machisme et la verticalité.

  • Ce court récit est très fort. Il est impossible d’atteindre l’idéal que la société attend de nous. Super-maman et super professionnelle, toujours en forme, c’est bon pour la publicité, pas pour la réalité. Arrive un moment où il faut faire un choix. S’il faut choisir ses enfants au détriment de son travail, on pense qu’on rate quelque chose, mais ce n’est pas forcément vrai. Que vaut un travail où la vie personnelle des salariés est piétinée ? Faut-il se sacrifier pour ça ? Non bien sûr. Notre famille est plus importante. Les enfants nous poussent à nous questionner sur nos valeurs et le sens de notre vie. Plus tard, bientôt, vous reprendrez le travail, peut-être un autre travail, où le respect de l’être humain (et de la spécificité des jeunes mères) sera mieux pris en compte. Cette crise personnelle aura donc sans aucun doute servi à quelque chose : à rétablir la vérité sur ce qui est important pour vous.

  • Beau texte, vous montrez beaucoup de force et de sagesse. Effectivement votre expérience peut aider par l’exemple des personnes malades mais aussi des personnes "saines" (encore que la limite est parfois floue !). Bravo pour vos écrits !

  • Très beau texte, et un magnifique hommage à votre mère. Je pense à ces "âmes embuées..." Vous avez eu le don d’exprimer ça.

  • Vous évoquez à travers ce texte une réalité très dure que personne n’a vraiment envie de voir. Pourtant cette réalité touche de plus en plus de familles, chacune souffre à sa façon, et c’est souvent incroyablement dévastateur. Il est vraiment temps de faire quelque chose pour soutenir les familles, les aides de la société (aides morales surtout) ne sont pas à la hauteur.

  • C’est la générosité et le lien avec les autres qui nous permet de vivre. Merci de nous le rappeler, vous qui le savez mieux que quiconque. Merci d’avoir gardé un regard bienveillant sur les autres et sur vous-même.

  • Votre récit est drôle et tendre, désabusé mais pas cynique. Moi qui ne suis pas (encore) vieille, j’ai beaucoup aimé !!
    Bravo pour votre talent d’écriture.

  • Eh bien, merci d’avoir dit toutes ces choses, toutes ces choses qui ne se disent pas habituellement ! Ce serait plus facile pour nous, les jeunes mères, s’il n’y avait pas autant de tabous, de conventions sociales autour de l’accouchement et de l’accueil du bébé. Mais dans une affaire si importante pour l’humanité, c’est inévitable qu’il y ait des pressions sociales et des attentes en tout genre. Alors, la seule solution, c’est croire en soi, et accepter les moments de crise et de doute, sans laisser les autres en profiter pour nous imposer leur vision.
    Ces moments de crise sont très normaux, en fait. Accoucher n’est pas un roman à l’eau de rose. Merci de le redire. Et vous avez raison : allaiter fait très mal aussi, au début. Il faut que les jeunes mamans le sachent pour faire leur choix en connaissance de cause et pas dans la panique. D’ailleurs, la peur est un ingrédient majeur de cette période de nos vies : peur de ne pas aimer, d’être dévorée, de se perdre, de mourir etc. Nous les femmes nous devrions plus en parler entre nous, sans craindre d’effriter notre image.

  • Je voudrais juste dire que j’ai trouvé votre texte très beau. Bien écrit, ce qui ne gâche rien. Il nous invite à ne jamais oublier la chaleur humaine, même dans des endroits, ou dans des situations, où normalement il faut être fort, froid, compétent, compétitif et sans failles. A travers ce texte vous nous rappelez de ne jamais oublier de voir l’autre, de ne pas oublier la gentillesse, tout simplement.

  • Quel texte magnifique ! Vous donnez beaucoup d’espoir à travers ce récit. Bravo.

  • Pour continuer le débat sur une note d’espoir et montrer qu’une autre façon de faire est possible, je signale ici que j’avais lu il y a peu un article du Monde décrivant une maison de retraite pour personnes atteintes de démence, aux Pays-Bas : cette résidence nommée De Hogeweyk est conçue comme un village avec commerces et restaurants... mais un village sécurisé où les commerçants font partie du personnel. Les résidents vivent dans de petites maisons décorées selon les goûts individuels et peuvent sortir comme ils le veulent dans le village qui recrée une vie "normale" : pas d’horaires ou d’activités imposées. Résultat : les familles sont soulagées et heureuses, les résidents vivent plus longtemps et en meilleure santé. Ils peuvent déambuler et se promener à leur aise. Le loyer n’ y est pas plus cher qu’ailleurs mais il me semble que cela tient la route grâce au bénévolat qui est très important. Pour en arriver à cela, il faut que l’institution ait réussi à s’ouvrir, à se remettre en question, et à prendre en compte les individus dans leur liberté et particularités. Un vrai défi. Mais possible, donc.

  • Entre humour noir et ironie, ce texte bien écrit touche au but et dénonce une réalité répandue. Toutes les maisons de retraite ne sont pas aussi catastrophiques mais... Aucune ne résoud vraiment le problème : comment accueillir les personnes souffrant de démence en garantissant leur dignité, voire, pourquoi pas, leur bonheur ? On nous fait croire que c’est impossible. Tant que ce seront des "gestionnaires" qui se chargeront de ça, on n’avancera pas. L’institution passe avant les humains, alors que ça devrait être le contraire. Il faut repenser les maisons de retraite de A à Z.