Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

||

Didier Morisot

Que dire ?


Récits

Finir en psychiatrie  

Être infirmier en psychiatrie.

Doucement, les gars ; on ne parle pas à un schizophrène qui monte dans les tours comme à un dépressif au fond de sa tranchée. Car nous fréquentons des personnes qui appréhendent le monde de façon très particulière.

Récit publié également sur rue89 :

Et sur Infirmiers.com !

Publication : 8 janvier 2015

Durée de lecture : 15 mn

Nombre de mots : 3160

J’élève des chèvres  

Une professeur d’anglais devient éleveuse de chèvres.

Dans une autre vie, j’ai donc été prof d’anglais pendant six mois. Et là, franchement, c’était pire que les dindes : pour le coup, c’est moi qui étais vidée.

Publication : 7 juillet 2015

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2340

Je marche  

Marcher vers Compostelle.

En fait, je ne vous apprends rien, mettre un pied devant l’autre de façon répétitive est très énergivore, et depuis un mois je bouffe comme un chancre.

Publication : 13 octobre 2015

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 820

L’hospitalier que je suis  

Être devenu hospitalier bénévole.

Je ne sais pas vous, mais personnellement, à l’hôpital j’ai toujours galéré pour pratiquer mon job comme j’aurais aimé le faire.

Publication : 10 décembre 2015

Durée de lecture : 5 mn

Nombre de mots : 1120

Les services sociaux nous ont confié un nouveau-né  

Devenir famille d’accueil.

Les bons sentiments ne suffisent pas. Nous sommes d’accord, ils sont nécessaires, mais ils ne suffisent pas.

Publication : 30 novembre 2015

Durée de lecture : 5 mn

Nombre de mots : 1170

L’arbre ne cache plus la forêt  

Devenir infirmier.

Je serai infirmier pour guérir les gens et leur éviter de finir dans une boite en zinc.

Publication : 18 février 2016

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1510

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • ...merci Cécile. En fait, je vous ai envoyé un mail.

  • ...tout comme les ours des Pyrénées sus-évoqués. Merci pour votre petit mot, Dominique, il change agréablement du commentaire précédent qui donne une vision bien négative de ce que j’ai voulu décrire. Comme quoi, le monde existe bien d’abord dans notre regard. Bonne soirée à vous...

  • Merci pour vos encouragements. Effectivement, formuler aide à comprendre et à s’accepter, donc à accepter les autres...en attendant, bonne route à vous également...

  • ...une petite tranche de vie parue initialement sur infirmiers.com, cet excellent site professionnel. Un texte où je prends plaisir à expliquer le cœur de mon métier (débarrassé du côté administratif et de toute lourdeur procédurière...)

  • Merci Bernadette, et comme je suis bien élevé, je suis poli...

  • Je vous en prie, France. Cela dit, il y a sûrement des vécus plus positifs dans ce domaine mais celui-ci est le nôtre. Et encore, j’ai bridé un peu ma colère afin que le texte ne soit pas trop violent...

  • Bonjour Catherine, il y a bien une suite, dans mon disque dur, qui attend de se réveiller...

  • Bonjour Jean-Paul, les expressions triviales, le vocabulaire "direct", reflètent l’ambiance de toutes ces années vécues le nez sur le guidon. Ce n’est donc pas un simple effet de style. D’un autre côté, je force sans doute le trait en opposition au discours officiel politiquement correct (démarche-qualité, protocoles, traçabilité...), insupportable à force de sodomiser les mouches tout en évitant soigneusement de régler les vrais problèmes.
    Quant au cerveau reptilien, c’est à chacun de voir ; la psy n’est pas une science exacte et chacun est libre de choisir la grille de lecture qui lui convient. Bonne journée...

  • ...comme quoi on ne peut pas plaire à tout le monde. Comme quoi aussi, le lecteur est libre d’interpréter un texte comme bon lui semble et d’en tirer une vision du monde quil ui est propre. Bonne journée...

  • Bonjour France, je suis content d’avoir fait écho - agréablement - à votre propre parcours. Je ne manquerai pas de passer le bonjour à notre ami que vous évoquez dans votre message ; derrière son apparence brut de décoffrage, je suis sûr qu’il sera sensible à cette marque d’affection. Au plaisir de vous recroiser sur le site, très bonne fin de semaine à vous. Didier

  • Texte bien écrit qui évoque un problème hélas de plus en plus répandu, la toute-puissance kafkaïenne au boulot. Cela m’interpelle d’autant plus que - presque - tout le monde déplore cette dérive, mais que nous sommes tous impuissants à l’arrêter. En fait, pour moi cela signe la déconnexion du politique par rapport au monde réel ; l’univers professionnel est bel et bien devenu une usine à gaz qui maltraite les travailleurs.
    ...la déconnexion ou la volonté de diviser, et de faire peur, pour régner. Bref, à quand une réaction citoyenne ?

  • ...être infirmier(e), un numéro d’équilibriste... une question de distance, finalement. Merci pour ce texte, Bernadette, et bravo. Personnellement, jamais je n’aurais pu faire ce métier...

  • ...texte édifiant qui illustre bien ce monde où le consommateur est roi et le travailleur quasi esclave d’une entité sans âme. Et le pire, c’est qu’il s’agit de la même personne, bien sûr, et que nous sommes en démocratie, donc libres de choisir la société dans laquelle nous voulons vivre. N’est-ce pas ?
    Mon Dieu, comme la réaction citoyenne du 11 janvier me parait surréaliste...

  • ...effectivement, nous avons les mêmes références culturelles, Xavier. mdr... cela dit, doucement sur le café, surtout en fin de journée...

  • ...illustrer les contraintes ? Je l’ai fait en long, en large et en travers dans "amour, gloire et bétadine" ; Google est votre ami, Viktoriro, même s’il s’agit d’une amitié ambiguë... quant aux rapports hiérarchiques, ils m’ont contrarié (de manière récurrente) pour deux raisons : déjà par le système lui-même qui est par nature source d’incohérence, et ensuite à cause de la personnalité de certains "supérieurs" qui étaient (par nature aussi) de gros crétins.
    Bon, maintenant, vu l’heure qui avance je vous souhaite une bonne soirée...

  • ...comment on tient en psychiatrie ? Sans doute comme dans tout métier, en essayant d’y trouver du sens. Cela dit, la difficulté ne vient pas forcément d’où on imagine ; personnellement elle est plutôt venue de la hiérarchie, de l’institution, et rarement en provenance des "patients", selon le terme consacré. Merci pour votre message, Viktoriro, bonne journée.

  • ...content que cela vous ait plu, Titine. Bonne fin de journée...

  • D’un autre côté, les personnes trop peu souvent représentées n’ont peut-être pas la plume facile ? Il me semble que cela fait d’ailleurs partie du phénomène d’exclusion : difficile de prendre la parole lorsqu’on vous maintient la tête sous l’eau...

  • ...j’ai beau avoir travaillé 35 ans à l’hôpital, j’ai du mal à croire ce que je viens de lire. La situation est donc si grave que ça ; maintenant, la médecine à deux vitesses fait partie intégrante du paysage ? Nous sommes vraiment gouvernés par des technocrates cupides et incompétents, mais en les mettant au pouvoir ne sommes-nous pas aussi nos propres bourreaux ? Je n’ose conclure en vous souhaitant bon courage, Vicky...

  • Tout à fait d’accord avec le commentaire précédent. Mais votre humanité vous place en première ligne dans ce monde de brutes... faites gaffe à vous, Mlle Sandrine.

  • "...des rencontres permettant de créer des liens forts et sincères..." Quel doux euphémisme pour parler d’un réseau de copinage où nos élites se renvoient joyeusement l’ascenseur... content pour vous, Elise, que vous ayez quittée ce monde de requins appelé à nous gouverner.

  • ...un texte coup de poing, Comme nous en prenons souvent dans ce foutu métier. Et qui nous change du reportage télé sur l’infirmière-des-urgences-cette-héroïne-du-quotidien-mon-Dieu-comme-elle-a-du-mérite. Du brut de décoffrage, donc, mais nécessaire. Merci Peggy.