Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Cymone

Après avoir été confrontée au chômage et à la détresse qui va avec, j’ai obtenu fin 2011 ma retraite. Depuis 2012, je m’adonne à une nouvelle passion : l’écriture. Par ailleurs, mon dernier statut était technicienne supérieure dans l’aménagement technologique de bâtiments industriels. Lors de cette carrière en dents de scie j’ai dû, par obligation, accepter quelques contrats de travail peu valorisants. Pour ajouter à mon infortune, en 1991 une maladie chronique s’installait sournoisement dans ma vie. J’affrontais tous ces combats sans baisser les bras tout en continuant d’élever seule mes 2 enfants. Depuis ma guérison fin 2009, vous pouvez me retrouver aussi sur mon blog : http://colopathie-fonctionnelle.overblog.com


Récit

Nous sommes des travailleurs sans lendemain  

Une femme employée en CDD dans une entreprise du bâtiment – un monde d’hommes.

La cadence est infernale, les salariés sont exténués. Chacun râle dans son coin, mais chacun s’exécute. Nous avons pour la plupart une famille à nourrir, des traites à payer.

Publication : 25 mars 2015

Durée de lecture : 24 mn

Nombre de mots : 4880

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Ses derniers commentaires

  • Bonsoir Viktoriro
    Je n’ai pas suffisamment de temps pour lire tout cela. J’ai trop à faire. Mais merci pour votre proposition. Moi aussi j’écris et actuellement je n’arrive pas à trouver de temps pour me remettre sur mon roman social. En plus c’est difficile, en dehors d’EDILIVRE, de trouver un éditeur qui vous prenne au sérieux. A bientôt de vos nouvelles. Cymone

  • Bonjour Jean-Pierre MAZET
    L’ANPE et plus tard Le Pôle Emploi, je les ai bien connus moi aussi. Malheureusement j’étais de l’autre côté du guichet, côté salle d’attente. Et j’ai souvent attendu et râlé pour des raisons bien justifiées ! Mais passons, car des gens passionnés comme vous j’en ai aussi rencontrés. Ca rehausse l’idée que l’on se fait de ces organismes en général. En tant que technicienne supérieure dans l’ingénierie et le bâtiment, l’ANPE m’avait accordé le droit de rentrer dans « un cercle de recherche d’emploi » réservé aux cadres, alors que je ne l’étais pas officiellement. Et c’est bien grâce à ceux qui animaient ce cercle que j’ai trouvé un poste dans une grande entreprise du bâtiment. Alors soyez en sûr, même si vos directeurs ne sont pas toujours à la hauteur de vos ambitions, les sans-emplois, eux, savent apprécier les agents ANPE (ou Pôle Emploi) qui comme vous se démènent pour nous aider dans nos démarches. Alors merci à vous et à ceux qui sont proches de notre détresse de chômeurs. Cordialement. Cymone

  • Bonsoir Nathalie
    On s’y croirait ! Quel talent dans l’écriture. Quand aux maisons de retraite, les plus couteuses ne sont apparemment pas les meilleures. Que de souffrances pour des gens qui se ruinent et sont loin d’être satisfaits. Pire que ça même, puisqu’on laisse les personnes âgées et invalides se débrouiller seules ou presque et que le personnel est soumis à un turnover régulier. Entre les employés qui ne savent pas ce qu’ils ont à faire et la direction qui change trop souvent, c’est vraiment le foutoir. Inquiétant de voir aussi avec quels talents ce Mr Toubon brouille les pistes ! Il aurait raté sa vocation de comédien apparemment ! Tout cela est inquiétant non seulement pour les pensionnaires mais aussi pour leurs enfants qui un jour s’installeront peut-être eux aussi à la maison de retraite. Quoi que ça ne donne pas très envie tout cela ! Mais s’ils sont atteints de la maladie d’Alzheimer ils ne choisiront pas malheureusement.Depuis le temps qu’il y a des abus, on dirait que rien n’est fait pour que les choses s’arrangent !

  • Bonjour Viktoriro
    Moi qui croyais que de faire son jardin ça détendait ! J’étais loin de la réalité, tout du moins quand vous avez pris possession de votre parcelle au Mistral derrière J.-B. qui vous abandonnait sa parcelle. Que d’embrouilles avec lui !
    Enfin tout a fini par s’arranger. Où en êtes-vous dans vos relations de voisinage entre jardiniers ? Cette 4ème saison de culture s’annonce-t-elle bien à votre avis ?
    L’écriture vous procure sans doute aussi beaucoup de plaisir, vous avez tant à raconter et nous du plaisir à vous lire.
    Cordialement
    Cymone

  • Suite de ma réponse à Viktorio :
    Cependant ils travaillent très dur et certains pensent avoir droit sans doute à une petite récompense. J’imagine qu’ils se payent sur la bête, celle qui est censée être la plus docile, la plus vulnérable, la plus à porté de mains. L’alcool aidant (il est interdit depuis quelques années déjà) certains hommes se laissent aller, pour peu qu’il y ait quelques meneurs dans leur hiérarchie, c’est l’effet de groupe qui se fait ressentir rapidement ; c’est le « t’es pas cap ! »
    Les mots utilisés par les hommes avant mon agression, étaient dans le style de ce petit dialogue que j’ai dû supprimer de mon texte pour libérer de la place :

    • Si seulement tu étais aussi sympa que Sonia ce serait parfait, me dit Christian
    • Oui, renchérit Jean-François, on pourrait s’amuser un peu tous les quatre !
    • Ca ne me dit rien, leur dis-je.
    • Mais pourquoi faire la fine bouche ! viens avec nous ce midi, tu verras tu ne seras pas déçue, me répondent-ils en chœur… Pendant mon agression, le langage était beaucoup plus osé, il était assorti à l’action ! Voilà, j’espère avoir répondu à vos interrogations. Bien cordialement Cymone
  • Bonjour Viktorio
    Tout d’abord merci pour ce commentaire, c’est le 1er que je reçois.
    Pour avoir travaillé dans différents milieux, je vous répondrai qu’en ingénierie, où le nombre de salariés est moins dense, je n’ai pas ressenti une telle attitude vis-à-vis des femmes. D’autant plus qu’il y avait une étique à respecter, une ambiance très studieuse à observer. Bien sûr les hommes et les femmes se tournaient autour, mais dans l’espace de travail ça n’allait pas plus loin, l’espace était beaucoup plus confiné. Sur le chantier c’est différent. Mais je tiens à préciser que tous les hommes ne se conduisent pas ainsi. Je pense même que c’est une minorité. Sur un chantier l’ambiance est tout autre qu’en bureau d’études. D’abord les hommes sont plus nombreux, l’espace est beaucoup plus grand, plus propice peut-être à certaines libertés. Je crois qu’ils sont plus souvent livrés à eux-mêmes.
    Voir la suite dans le commentaire suivant.
    Cymone

  • Bonjour
    Est-ce une révolution silencieuse dans laquelle Pierre Rosanvallon nous entraine ?
    En nous faisant parler, nous les invisibles, nous nous laissons emporter dans un tourbillon sans fin, celui de la liberté d’expression.
    Le chômage nous précipite parfois dans « un changement de vie » radical : tout bascule, tout s’écroule.
    Par obligation, nous acceptons des « métiers méconnus », nous changeons de fonction, d’environnement, de conditions de travail. Nous passons du bureau au chantier ; de cols blancs, à cols bleus.
    Parfois la survie nous pousse à accepter n’importe quel emploi, à supporter toutes les humiliations, à endurer « le manque de respect ».
    Les inégalités hommes-femmes sont importantes dans le monde du travail quel qu’il soit. Cependant elles sont décuplées dans le bâtiment et toutes les corporations où les hommes sont majoritaires.
    Les femmes ne sont elles pas des Hommes comme les autres ?
    Que ce témoignage fasse changer des mentalités. Que les salariés soient mieux respectés et les femmes d’avantage protégées.
    Dans l’attente de vos commentaires, je tiens à remercier pour leurs appréciations, Pauline Miel et toute l’équipe qui l’entoure.
    Cymone

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