Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Tête de Turc

Voyage avec mon cancer.
La connotation tête de Turc n’a rien de péjoratif, c’est le mot qui m’est venu quand je me suis regardé dans la glace après la chimio. Carnet de bord d’un voyage que je n’ai pas choisi avec un cancer de la prostate. J’avais 53 ans, pas de gènes urinaires, pas de douleurs, pas d’antécédents familiaux, pas de symptômes, de fatigue, pas de perte de poids. Sur les conseils de mon médecin traitant je fais un contrôle sanguin de routine. Résultat, cancer de la prostate métastatique... Début du voyage avec mon cancer le 25 janvier 2012.

Extrait du blog : http://voyageavecmoncancer.blogspot.fr/


Récits

La patience du patient  

On découvre que la lutte ne concerne pas seulement la maladie. Jean-Marc doit se battre avec les médecins, la banque et le silence.

J’ai embarqué mes proches dans ce voyage comme des passagers clandestins qui gardent le silence et m’écoutent sans trop me contrarier

Publication : 16 janvier 2014

Durée de lecture : 19 mn

Nombre de mots : 3930

Les Pêcheurs  

En vacances sur une île bretonne, Jean-Marc est invité à partager une nuit de travail avec les pêcheurs du bateau La Belle Bretonne.

Le bateau gîte sérieusement à bâbord et les palans grincent. Sous les projecteurs, le filet sort de l’eau dans un énorme bruit de succions et une pluie d’étoiles nous envahit, un nuage d’écailles passe devant nos yeux ébahis.

Publication : 25 février 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1930

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Nous faisons tous des rêves pour vous accompagner en espérant qu’ils sont suffisamment forts pour soutenir vos compatriotes. Merci pour vos écrits.

  • Merci pour ce moment de fraicheur, j’ai adoré et communiqué le lien à tous mes proches.

  • Bonjour Patricia,
    la présence des proches dans les moments difficiles est importante, les malades ne cherchent pas de la compassion mais simplement un accompagnement, une main à serrer pour se sentir plus fort, capable de transgresser la douleur.
    Je sais tant, en regardant mon entourage tous les jours, que le cancer est aussi lourd à porter pour eux que pour moi.
    Bon courage, je vous embrasse également de tout cœur.

  • Bonjour Christophe,
    Je suis très heureux si mon modeste récit vous a fait revivre de bons souvenirs. J’en profite pour vous remercier également pour « ligne 11 ». J’ai passé toute mon enfance et mon adolescence à Paris et je voyageais régulièrement le nez collé à la vitre de la cabine du métro. J’ai connu dans un premier temps les derniers métros vert et rouge en bois et ensuite les premiers à pneus qui arrivait dans le virage de la Bastille en crissant. Des lapins blancs, effectivement je n’en ai jamais vu, mais je ne vous raconte pas la quantité de monstre que j’ai croisé dans le noir.
    Plus tard, bien plus tard, je dirai presque dans une autre vie, à la suite des manifestations je me suis senti bien seul également quand tout s’est arrêté faute de combattants votre façon de l’exprimer m’a beaucoup touché.

  • Jean-Paul, Catherine, c’est moi qui dois vous remercier, je suis très touché par votre enthousiasme. Aborder la maladie par l’écriture est effectivement un très bon remède qui permet de se dépasser et de résister face au corps médical qui hésite à communiquer par peur et malheureusement souvent dans le cas du cancer, par ignorance, d’où l’importance de l’écrit et de la lecture pour favoriser les échanges et se libérer d’un poids souvent trop lourd à porter.

  • Merci Jean-Paul pour votre commentaire auquel je suis très sensible. L’écriture dans mon cas n’est pas venue par hasard, ça a été l’obligation de m’exprimer après les premiers mois de voyage avec ce cancer. J’ai eu l’impression qu’il fallait absolument consigner mon parcours dans un premier temps comme sur un carnet de route, rapporter tout ce que je ressentais. Je cherchai sur Internet des informations et ne trouvai que du catastrophisme sans fondement et du charlatanisme en tout genre. J’ai simplement voulu partager et je me suis surpris par finir à avoir besoin de cette écriture, même si par moment la douleur ou la colère prend le dessus, ça fait partie du parcours.