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Moi, Anthony, ouvrier d’aujourd’hui -
par Anthony

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Anthony a 27 ans. Il habite la banlieue lyonnaise. Il raconte dans ce livre le choc qu’a été pour lui la découverte du monde du travail après avoir décroché du lycée à 16 ans. Son itinéraire est révélateur de l’actuel mouvement de reprolétarisation qui touche désormais de nombreux jeunes qui lui ressemblent. Anthony est en effet emblématique de ces ouvriers d’aujourd’hui dont la vie professionnelle est marquée par le triple sceau de l’incertitude, de la précarité des statuts et de l’absence de recours à l’action collective. A travers lui, c’est donc une nouvelle classe ouvrière, travaillant ici dans le monde des entrepôts et de la logistique, que l’on découvre.

L’histoire d’Anthony n’est pas uniquement celle d’illusions perdues. Bien que résolument pudique sur sa vie personnelle, elle révèle une personne déterminée et murie par ses expériences, un jeune qui, à sa manière, refuse de plier.

Lecture d’un extrait sur France Inter dans l’émission "Tea Time Club" :


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  • Publication : 2 janvier 2014
  • Pagination : 80 pages
  • Format : 140 x 205
  • ISBN : 978-2-37021-020-3

20 commentaires :

  • je n’ai lu, dans l’immédiat, que l’extrait mais je suis intéressé par la spontanéité de la relation d’un vécu, sans fioriture. Je vais acheter le bouquin et reviendrais pour une critique complète.
    Bon courage Anthony


  • Les organisations dont l’objet est de représenter les travailleurs ne sont plus suffisamment en phase avec ceux-ci. L’existence d’une démocratie sociale efficiente dépend de la capacité à prendre en compte les nouvelles formes du salariat. Il faut impérativement renouer le fil avec les sans-voix que sont les précaires d’aujourd’hui comme Antnony. Cela implique une mobilisation concrète de tous les acteurs concernés, un vaste chantier en perspective. Mais tout est encore possible.


  • Mado :

    Bonjour ,
    La lecture de l’extrait de ce livre m’a interpellé et rappelé mon passé.
    Car j’avais aussi eu un choc en découvrant le monde du travail après avoir été obligé de quitter le circuit
    scolaire . Et après le choc viennent les regrets....Ah si .....Mais tout malheur est bon, tôt ou tard, pour rebondir, en s’armant de beaucoup de courage mais vraiment de beaucoup !...Car il faut vraiment galérer pour voir la concrétisation de ses projets et deux fois plus si tu es une fille.
    Souhaitons que notre société actuelle se mobilise pour combler les lacunes existantes.
    Bon courage à toi.


  • Je vais l’acheter pour le lire en entier. On sent beaucoup d’amertume et de colère, à raison.
    Il y a ceux qui sont en place et il y a ceux qui sont de l’autre côté. une barrière de plus à franchir.
    Merci pour ce parcours raconté.
    Bien à vous,
    Sandrine.


  • Bonjour,
    L’extrait de votre récit m’a donné envie de lire la suite ! A plus tard donc, et bon courage à vous.
    Catherine Martinez


  • Cher Anthony,

    Je viens de lire votre récit passionnant de détails comme on en trouve peu dans les romans. Votre écriture est réjouissante de précisions parce qu’elle est pragmatique. Elle colle tellement au réel que se dégage du récit une franchise rare et précieuse, indispensable pour comprendre et se prendre en pleine gueule la condition d’un ouvrier comme vous.
    Je suis prof de français en collège et je tiens aussi à vous remercier pour le récit de votre rapport à l’école, rapport que je trouve d’ailleurs extrêmement sain. Toujours pensé que les enfants qui refusaient l’école étaient les plus malins. Et je regrette d’apprendre dans votre livre que le monde ouvrier fonctionne encore sur des sélections aussi absurdes que celles qu’on pratique à l’école. Je le savais un peu mais je ne pensais pas que c’était aussi systématique de pratiquer ces épreuves de la docilité, comme vous le visez si bien.
    Merci et bravo d’avoir déplié avec une force tranquille un pan de ce monde du travail.


  • gavroche :
    on est pas sérieux quand on a dix-sept ans, l’est-on à 23 ; trop peut-être. Ce matin sur france-cul, culture bien entendu, j entendais la France fabrique des ouvriers pour faire quoi ? IL y aurait en fait trop de diplômés du coup déclassement et ceux pas classés cassés. Car en fait on gère, on évalue la galère attention donc à l’aliénation d’un côté le réel et tu sembles prêt Anthony de l’autre ce fumeux principe de précaution la pédagogie pour tout âge. Anthony tu es prêt pour la vie la vraie ce récit en est la preuve lance toi et bon courage.


  • Bonsoir Anthony,
    Vous savez, le "racisme" est de toutes les époques. Ne vous attardez pas à cette méchanceté gratuite.
    Vous savez, débuter jeune dans la vie active, comme on dit, a été de tous temps une galère.
    Le monde du travail en ces temps de crise est plus dur encore.Mais nous avons besoin de gens comme vous. Du courage, je sens que vous en avez et votre jeunesse est un atout.
    A votre âge, et à mon époque, on avait du travail mais souvent non déclaré ce qui hélas, revient à la mode.
    Certes se loger à Paris pour un prix raisonnable c’est déraisonnable.
    Allez, courage Anthony, nous sommes là.
    Merci de votre témoignage.
    Bien à vous
    Anne-Christel


  • Le titre fait écho au mémoire publié par Michel Foucault - "Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère..." Certes Anthony n’a égorgé personne, mais à le lire on y entend la même revendication au respect, à la dignité et à être traité comme "un être humain."

    Ce que je retiens, c’est surtout l’articulation fine entre un contexte socio-économique tout entier soumis à la loi du rendement et du profit, la nature du travail ouvrier et les processus psychiques ("le vécu") jusqu’aux moments dépression de ce jeune qui tente de s’en sortir. Ce qu’écrit Anthony fait comprendre comment des jeunes et des moins jeunes peuvent être conduits à une situation de désespérance. Cela, les études statistiques sur les flux de chômeurs ne permettent pas de le saisir. Seul le témoignage subjectif - au sens de ce qui est produit par un sujet - y donne accès.

    Il est réjouissant qu’Anthony ne baisse jamais les bras. Il ne "s’habitue" pas, contrairement à ce que lui disent et conseillent ses collègues. Il y a chez lui une force de vie qui lui permet de ne jamais renoncer. En le lisant, je me suis dit : "tant qu’il y a de révolte, du refus de se soumettre, il y a de l’espoir." Il est vrai qu’il a la chance d’être soutenu par un environnement humain - son amie, ses parents (le rôle de sa mère dans la rédaction des CV et autres lettres de motivation est magnifique), son grand-père - dont l’action est loin d’être négligeable.


  • Bonjour Anthony,
    Je m’associe aux autres commentateurs de votre récit car je l’ai, comme eux, beaucoup apprécié. Les témoignages de votre côté "rebelle" à toute forme de domination et d’écrasement de la dignité humaine constituent le précieux cadeau que vous offrez à vos lecteurs. Puisse t-il ne jamais vous quitter ! Bravo encore pour votre brillante persévérance à aller de l’avant sur votre chemin.
    Avec vous,
    Catherine Martinez


  • Bonsoir,
    Je suis passée à la librairie et j’ai acheté les livres de cette collection. J’ai lu le parlement des invisibles et vous êtes mon 2ème livre papier.
    J’ai lu déjà un certain nombres de récits publiés sur le net.
    Je trouve votre expérience triste, combien banale, le quotidien de milliers de jeunes qui ne veulent pas se résoudre à entrer dans cet espèce e carcan qu’on fait passer pour la norme.
    moi même je suis passée par la mise en rayon, le facing des rayons frais et yaourt à 4H00 du matin, les commandes de surgelés et la mise en chariot puis la mise en chambre froide et en rayon ou congélateur, le titre de responsable, RESPOSABLE du RAYON machin avec le salaire de employé polyvalent.
    ça ronflait dur. Responsable.
    j’ai passé des nuits à me dire que je ne valais rien. j’ai été en fac pourtant mais je crois que le monde ouvrier est le monde de ceux qui n’ont pas d’autres choix aujourd’hui .
    On s’y fait.


  • ( SUITE du commentaire ) ON NE S’Y fait pas.
    j’ai bataillé pour avoir le métier que j’ai aujourd’hui sous les moqueries de ceux qui sont au dessus et vous jugent comme non conforme, électron libre, pas le profil, pas dans le moule jusqu’à entendre pas compétente même.
    Aujourd’hui je suis à mon compte et je gère mon activité artisanale. je suis ouvrière du livre avec un CAP et des bouts d’études en fac, en centre de formation AFPA et compagnie, des voies de garages qui forment des systèmes qui font vivre ceux qui les ont mis en place.
    Je suis très amère sur cette façon de traiter les gens parce qu’il faut les caser et les rendre esclave.
    Un monde que pas grand monde connait à moins d’y avoir mis les pieds ou d’y exercer un contrôle.
    Je me forme en permanence.
    Le point positif, c’est que je sais exactement de quoi vous parlez et que cela m’a donné une grande attention aux autres, la force aussi de ma battre pour dépasser les jugements faciles de ceux qui vous regardent comme étant des échecs vivants.
    Même encore maintenant, je peine à me payer à ma juste valeur. Il faut toujours que j’en fasse plus pour mériter mon salaire.
    Il faut la rage pour s’en sortir. je vous souhaite d’avoir cette rage, Anthony.
    Bien à vous,


  • Il y a aussi des annexes à la fin avec des chiffres sur le chômage des jeunes, le nombre de cdd et de cdi par rapport aux adultes, le taux d’accidents de toutes ces personnes qui travaillent dans les entrepôts nouvelles prisons du monde moderne.
    Edifiant.


  • en lisant ce livre, on voit aussi combien sont révoltants les discours sur "les jeunes qui n’ont plus le sens de l’effort", les chômeurs qui préfèrent l’allocation chomage à travailler dur, etc.
    Anthony se bat, mais c’est dur de penser que dans les emplois qu’il décrit, il y en a qui vous abiment le dos très rapidement par exemple. J’avais déjà lu avec passion et effarement d’une certaine façon la belle enquete de Florence Aubenas dans "le quai de Ouistreham". Le travail précaire aujourd’hui, le peu de défense des ouvriers dans la plupart des cas, et les consommateurs qui veulent leurs produits toujours plus vite, toujours moins chers (ex Amazon). Ce que j’apprécie aussi c’est que ce n’est pas un discours idéologique ,mais un vécu qui fait réfléchir sans que les solutions soient simples (cf. les exigences des consommateurs !)
    et puis, en tant qu’enseignant luttant contre les pratiques pédagogiques sclérosées , je constate là aussi avec effarement qu’on les reproduit avec de jeunes adultes, elles sont alors encore plus inadaptées.
    Bravo à la collection. Je vais certainement lire d’autres ouvrages...
    jm zakhartchouk


  • Bonjour Anthony,
    Je viens de fêter mes 70 ans. Avant d’être gouvernante, j’étais femme de ménage et je suis devenue gouvernante petit à petit. Je voulais vous dire par là que, à mon époque, on avait un travail aussi dur que maintenant et souvent les employeurs ne nous déclaraient pas. Ce que vous vivez a toujours existé mais on en parlait pas. Les gens acceptaient le travail, il fallait nourrir les enfants.
    Le travail que vous faites devrait être mieux considéré.
    Comme dit Jean-Michel, cela fait réfléchir. Nous ne sommes que des êtres humains, mais dans notre société très mécanisée, nous devons travailler comme des machines. Toujours plus vite...
    Courage, Anthony !
    Bien cordialement,
    Anne-Christel.


  • Merci beaucoup pour ce récit. Vous aidez les étudiants qui veulent s’engager en politique en leur donnant des outils pour déchiffrer le réel.


  • Merci pour ce récit.
    Pas de leçon. Pas de raccourcis ou de simplifications. Juste une invitation à réfléchir.
    Merci encore !


  • Bonjour Anthony,
    Merci pour ce livre que je viens de lire et qui décrit très bien l’envers du décor de notre société.
    J’espère sincèrement que vous trouverez une place qui vous permette de vous construire dans votre travail.
    Bien cordialement.


  • Éloquent sur la difficulté d’être pris au sérieux quand on à "moins de 26 ans". serait-ce un relent de conservatisme qui avait attribué la majorité à vingt et un ans pour les hommes, les femmes elles passant de la responsabilité de leur père à celle de leur mari.
    Merci de cette mise au point.


  • J’ai lu l’extrait et j’ai acheté le livre sur le web. Je viens de le dévorer cet après midi. Pas de fioritures c’est du vécu, brut de décoffrage écrit avec sincérité. Que le monde du travail soit mal connu c’est un fait mais qui peut écrire à la place de ceux qui y sont plongés. Un temps nous avons eu des prêtres ouvriers qui ont participé aux luttes syndicales. Ils ont du rester dans le rang. Ne croyez pas que je suis étonné je suis fils d’ouvrier du bâtiment.



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