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Le parlement des invisibles -
par Pierre Rosanvallon

Le livre est disponible chez votre libraire habituel ou sur son site. Pour acheter le format numérique, cliquer ici :

Une impression d’abandon exaspère aujourd’hui de nombreux Français. Ils se trouvent oubliés, incompris, pas écoutés. Le pays, en un mot, ne se sent pas représenté.

Entreprise indissociablement intellectuelle et citoyenne, Raconter la vie vise à constituer par les voies du livre et de l’internet l’équivalent d’un Parlement des invisibles pour remédier à la mal-représentation qui ronge le pays.

Le projet « Raconter la vie », dont cet essai constitue le manifeste, a l’ambition de contribuer à le sortir de cet état inquiétant, qui mine la démocratie et décourage les individus.

Un mouvement social d’un nouveau type, fondé sur l’interaction et l’échange.

Pour remédier à cette mal-représentation, il veut former, par le biais d’une collection de livres et d’un site internet participatif, l’équivalent d’un Parlement des invisibles. Il répond ainsi au besoin de voir les vies ordinaires racontées, les voix de faible ampleur écoutées, la réalité quotidienne prise en compte.

L’entreprise « Raconter la vie » ouvre un espace original d’expérimentation sociale et politique, autant qu’intellectuelle et littéraire.


Pierre Rosanvallon, Le Parlement des invisibles par raconterlavie


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  • Publication : 2 janvier 2014
  • Pagination : 80 pages
  • Format : 140 x 205
  • ISBN : 978-2-367021-016-6

20 commentaires :

  • Un projet passionnant, clairement exposé dans ce livre à lire absolument.


  • Merci M. Rosanvallon. Merci pour cette superbe initiative et l’espoir qu’elle donne à tous ceux qui peuvent se désespérer de l’évaporation de notre conscience citoyenne autant que de la perte de nos valeurs humanistes.


  • D’emblée le projet lu dans libé de lundi (?) m’a paru très intéressant. " Le Parlement des invisibles" ! Puis j’ai lu les premiers textes ou commentaires, si tous sont attachants, ils relatent davantage un quotidien ou un jugement sur notre société aujourd’hui, sur les politiques( hommes et projets), et les reproches que l’on peut lui faire, etc. J’en aurai moi-même à ajouter mais ce serait sans doute redondant. Par contre, l’idée de "Parlement des invisibles " est séduisante. Mais un parlement, est surtout l’endroit où l’on envisage des solutions ( même si le notre est aussi le lieu de critiques exacerbées). Aujourd’hui, ce que j’entends autour de moi, en dehors des plaintes inévitables, c’est surtout : " Que pouvons nous (les invisibles) faire pour que cela change ?". Voilà la question me semble t-il. Quelle lois pourrions nous proposer pour améliorer notre quotidien ? Peut-il exister une grande majorité sur quelques propositions ? Alors je repose la question : Que pouvons nous faire tous ensemble ?
    Ozanne Christian


  • Oui, un parlement avec un endroit où les invisibles deviendraient visibles. C’est ce qui se passe ici.
    C’est très chouette et cet extrait de votre livre est une ouverture incroyable sur l’avenir, les débats qui peuvent naître pour une société qui retrouve son humanité.
    Bien à vous,
    Sandrine.


  • La possibilité de raconter sa vie, d’en partager quelques reflets, constitue un enjeu majeur.
    Nous avons besoin de temps, d’échanges pour accéder à plus de conscience de soi et des autres et celle du monde qui nous entoure.
    Ce parlement à base de nourritures existentielles me semble vital à faire vivre.

    Merci à vous.


  • L’idée est magnifique et si je la comprends bien, elle vise à amener ceux qui se taisent à parler, avec leurs mots ; je suis impatiente de lire tous ces récits. Et peut-être de rédiger le mien, parce que ce n’est pas facile, et moi, j’ai les mots. Quid de ceux qui ne les trouvent pas ?
    C’est vrai que ce qu’on entend, c’est " On n’y peut rien..." alors ce serait beau que ce projet de "Parlement des invisibles" deviennent un lieu de proposition, encore faut-il que tout ça soit largement diffusé et visible...
    Mais déjà, pouvoir s’exprimer, pour beaucoup c’est une avancée.


  • Sur la question "plainte versus solution" abordée par Christian Ozanne, il me semble pourtant que dans ces récits, l’on voit bien les solutions que nous mettons tous en œuvre. Se débrouiller du manque (...d’argent, de sens, de compagnie, de projet) en ayant deux vies ou plus, s’accrocher à ses rêves, poser un acte fort, aller au bout d’une déception, dénoncer la violence, démêler ce qui est du choix personnel et de la contrainte... On n’est pas dans un film américain avec des solutions radicales et spectaculaires, mais on est dans la réalité française avec la débrouille des râleurs, les petits arrangements prudents qui certes, manquent parfois d’éclat (quoique...) mais sont dictés par "l’envie de mieux". La réalité que je vois ici est une réalité de la débrouille, du composite/compromis, d’une certaine rébellion brouillonne qui me parle et qui naît de cette insatisfaction qui gratouille, qui chatouille ou qui brûle. Ce "parlement" nous montre des choix anonymes. Il est sans doute significatif que la rubrique sur les doubles vies soit la plus nourrie sur le site des récits. J’ai envie d’y voir une preuve de la transition qui se joue actuellement. Des concitoyens avec un pied sur chaque rive, jusqu’au grand écart. Attention, plongeon possible, mais on a l’opiniâtreté en guise de gilet de sauvetage pour ne pas couler.


  • Voilà, je viens de recevoir votre livre et je me plonge dans la lecture. Mon travail de reliure va attendre au moins ce matin.
    J’aime les notes et les bibliographies dans les livres. Elles poussent plus loin la connaissance et la compréhension des arguments d’un livre.
    Des arguments qui me vont bien. Je voudrais bien que autour de moi les gens disent plus ce qu’ils pensent, répercutent vos idées et arguments qui nous font du bien.
    C’est pour moi la conscience citoyenne qui doit renaître.
    Je n’ai pas encore lu le livre, je m’arrête donc là. Et attends d’avoir d’autres avis sur ces livres, ce livre..
    D’un point de vue matériel, c’est un livre abordable, et qu’on a bien en main.
    Merci :)
    Bien à vous,
    Sandrine.


  • Bonjour,
    La lecture pour ce week-end, après les entretiens et articles dans la presse, l’heureuse découverte de ce site.
    Merci à vous,
    Catherine Martinez


  • bonjour,
    Merci pour cette belle idee d’espace de communication où chaque situation bien qu’unique résonne en écho ,des volontes d’agir existent et rien de nos vécus n’est sans importance. Dominica Marsaudon.Mulloy


  • Je découvre ce site et vos livres avec un grand bonheur !

    Depuis des années je fais écrire des récits de vies et d’expérience dans les ateliers d’écriture que je conduis. J’ai toujours profondément aimé assister à la naissance des personnages dans les récits, entendre les voix qui vont porter la narration, voir se dessiner des trajectoires...

    Merci pour l’idée merveilleuse d’offrir un espace à l’énonciation de nos vies ordinaires.


  • Superbe projet, belle description, et chiasmes frappants de ces milliers de trajectoires qui nous fondent.

    J’ai attendu d’avoir quelques jours de recul avant de venir vous saluer et vous remercier personnellement.

    Loin de la vacuité des forums, ivres de passions et bourrés de fautes de langue et de malveillance, souvent, loin de la multitude bruyante des réseaux sociaux, où le monde, certes, est brassé, mais souvent malaxé de vent et de folies, je trouve ici le calme d’un sous-bois dans lequel mousses tutélaires et sources accueillent toute cette vie secrète qui palpite : l’Humanité, dans tous les sens du terme.

    Merci.


  • Bonjour
    merci pour ce projet qui deviendra, je l’espère, une utopie fondatrice d’un renouveau. Votre livre-programme offre un véritable espace de liberté en légitimant "les voies plurielles de la connaissance du monde" et en acceptant la diversité des formes d’écriture et de témoignage. Au-delà de l’écrit qui ne convient pas nécessairement à tous, les témoignages audio pourraient être également intéressants. Je pense notamment au travail réalisé dans les année 80 par Penchenat autour du projet "Une ville se raconte".
    Cordialement,


  • Bonjour,
    Si l’expression de ces invisibles sur un site Internet ne va pas radicalement changer notre société, ce que j’aime bien dans la démarche de « Raconter la vie » c’est qu’elle ne se limite pas à exposer le malheur social, pourtant bien réel, elle met en valeur des expériences positives, la fierté au travail, souligne les capacités latentes de l’action et de la création.
    Je pense comme vous que raconter sa vie et l’écrire a une fonction profondément émancipatrice que tous les écrits autobiographiques devraient être publiés, conservés, archivés car ce sont de précieux témoignages vécus qui, comme la littérature, peuvent être analysés par les chercheurs, les historiens, les sociologues sans recours systématique aux chiffres et aux statistiques.
    C’est ce que fait l’Association Pour L’Autobiographie (l’APA) présidée par Philippe Lejeune à laquelle je participe. Elle recueille tous les écrits de soi de gens ordinaires vivants ou disparus qu’on lui envoie, en fait des lectures « bienveillantes », les archive et publie sur son site des résumés des textes déposés (parfois très volumineux et manuscrits).
    Merci à vous Monsieur Rosanvallon et à toute votre équipe de nous donner à lire ces témoignages humains, riches et méconnus.


  • C’est un vrai beau projet dont je le remercie depuis ma transparence.


  • J’ai découvert cette collection sur les présentoirs de ma libraire et d’emblée, j’ai eu envie de "participer" au projet en tant que lectrice.

    J’espère que ces récits trouveront un large écho.


  • J’ai dévoré cet ouvrage en quelques heures. Il est percutant de vérité et d’analyse profonde de la société.
    Je viens moi même de proposer ma pierre à l’édifice, car je suis tout à fait persuadée du bien fondé de cette démarche et de ces perspectives.
    A lire absolument, c’est édifiant.


  • Reine Rose :

    Cela intéresse-t-il quelqu’un d’essayer de raconter l’invisibilité qui tombe soudain sur le retraité ?
    J’aimerais tenter de dire cela mais pas seule. Si cela tente l’un d’entre vous, j’en serait ravie.
    L’idée de chercher aussi des solutions (voir commentaire de Christian Ozane) me plait bien.


  • Bonjour Reine Rose,
    Cela m’intéresserait de travailler conjointement à l’écriture de la chape d’invisibilité qui tombe sur "le retraité" . J’ai une certaine expérience en la matière car j’étais auxiliaire de vie à domicile avant d’être moi même l’objet de l’invisibilité car je suis devenue invalide, sans capacités de travailler etc.
    C’est donc un sujet qui me touche de près à plus d’un titre.
    En tous cas, ton idée est excellente, mène la à bien avec ou sans mon concours...
    Bises
    Nathalie Tamburrini
    nachou66@gmail.com


  • Je suis partant. Se trouver entre nos aspirations à être plus fraternel, mieux équilibré et notre présence effective au monde bien limitée. Surtout après la vie active où les rencontres deviennent plus rares. Bien des trésors sont à portée de nous. Le cinéma, la lecture, l’apprentissage, l’expérience de la vie collective citoyenne ou professionnelle à entreprendre , à transmettre l’intelligence de la vie acquise. La présence effective, le pouvoir de certains sont des repères, des guides pour pallier à nos manques, nos illusions, notre invisibilité. Ils sont des incitateurs à grandir, à restaurer notre courage, à engager le meilleur de nous. Les anonymes de raconter la vie qui affirment leur singularité sont à leur niveau exemplaires.
    Misons sur la richesse de notre curiosité plus qu’un moteur d’apprentissage, un moteur du psychisme et sur la volonté de sortir de l’invisibilité. Pour cela affirmer coûte que coûte sa singularité envers et contre tout, quand bien même nous restons vulnérables, tendres et fragiles. Ensemble à plusieurs voix nous le prouvons déjà ici le réel passe par l’écoute de l’autre. D’autres moyens ne manquent pas pour faire émerger cette humanité fragile qui nous parle, qui fait enfante le monde à venir, ses beautés prochaines, esquisse ses chemins ardus et courageux.Réunir ce Parlement des invisibles me semble déjà une solution, un documentaire...



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