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La course ou la ville -
par Eve Charrin

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Je crois peu à la magie, alors j’ai voulu enquêter sur ce métier-là, sur ces pourvoyeurs d’abondance : les chauffeurs-livreurs.

Sans eux, les magasins seraient vides. Qui se soucie pourtant de ces hommes qui approvisionnent les villes ? Vaste population ouvrière, les chauffeurs-livreurs apparaissent, aux yeux des citadins, comme des gêneurs : déclencheurs d’embouteillages, pollueurs... A eux de concilier l’inconciliable : le stress des automobilistes et les exigences du client, l’impatience des consommateurs et l’aspiration à la tranquillité des riverains. Mission impossible ? Depuis les camions et camionnettes où Eve Charrin s’est embarquée à leurs côtés, Paris ressemble à un parcours d’obstacles, raconté au rythme trépidant de tournées sous tension. Contrôlés à distance par leur patron, pris en tenailles entre les impératifs de la gestion en flux tendus et les contraintes accrues de la circulation urbaine, Léon, Sami, Mohamed et les autres opposent chaque jour à l’agressivité ambiante leur débrouillardise et leur patience.


Eve Charrin, La course ou la ville par raconterlavie


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  • Publication : 2 janvier 2014
  • Pagination : 80 pages
  • Format : 140 x 205
  • ISBN : 978-2-37021-001-2

6 commentaires :

  • J’ai ressenti un plaisir immense à la lecture de ce type de récit que je recherchais depuis longtemps en librairie. J’espère sincèrement que Raconter la vie deviendra une collection à l’image, entre autres, de ce titre.


  • J’ai beaucoup aimé ce récit, de quoi être moins indifférent à ces professionnels. Toutefois je suis un peu resté sur ma faim, j’aurais aimé lire d’autres portraits, celui de Myriam par exemple, peut être une suite ?


  • Quelle claque !J’ai énormément apprécié ce récit qui met en lumière un monde totalement inconnu de moi et dont je ne soupçonnais pas la frénésie et la cruauté. Merci.


  • J’ai terminé la lecture la lecture dans un café-restaurant-tabac-Presse, à Cavaillon, aujourd’hui, pendant mon déjeuner. Ça m’a fait rire de savoir que l’un des personnages avait travaillé pour les NMPP. Je suis toujours aux NMPP, enfin chez Presstalis, aujourd’hui..... Je connais bien ces transporteurs qui livrent les journaux aux quatre coins de la France. Il en est peu, néanmoins, qui ont cette "fierté" de transporter une marchandise si précieuse !!

    Bref, je me demandais combien de camions et camionnettes pouvaient bien venir approvisionner l’endroit ou je déjeunais. La Presse chaque jour, le tabac tous les 15 jours... les limonadiers, les denrées alimentaires ? Voici tous ces gens évoqués dans ce livre, les quais froids matinaux, la course et la vitesse, sans doute "noble" pour sang et vaccins, bien "necessaire" pour la Presse, mais...les capsules de café !!!

    J’ai bien aimé, cette présentation des arrières cours, du décalage. Et du secret voulu par ces multinationales mondiales, reconnues pourtant immédiatement.

    Merci, bravo...racontez-nous d’autres vies cachées, masquées.


  • Ce que j’aime dans ce récit, c’est la vision de la vie de la cité, le matin,- Paris, j’y habite,- par un chauffeur livreur que j’ai peut-être déjà croisé sur mon vélo. Le Bd Richard Lenoir, je l’ai longtemps pratiqué en partant au boulot. Intéressant aussi la politique "qualité" de l’entreprise de livraison ("zéro défaut") et ce qui est attendu du chauffeur livreur. Ce récit révèle aussi tous les conflits du quotidien dans un monde urbain hyper stressé : conflits entre livreurs et riverains (le bruit est une vraie nuisance surtout dans un immeuble de pauvres, il n’y a pas que des bobos à Paris), conflits entre livreurs et clients (le client est roi surtout lorsque le livreur n’est pas de race européenne), conflits entre chauffeurs de voiture de livraison et automobilistes (surtout lorsque le livreur bloque la rue en sens unique face à des automobilistes pressés), conflits avec les cyclistes (obligés de freiner) lorsque le livreur s’arrête sur une piste cyclable simplement délimitée à la peinture ... bref la vraie vie


  • Enfin, je suis très heureux et infiniment reconnaissant qu’une personne s’intéresse au métier que j’exerce, et surtout d’un point de vue humain ! Car je commençais vraiment à désespérer, à me sentir très seul, dans une société qui se radicalise de plus en plus vers l’optimisation des résultats, au détriment du lien social entre les habitants de l’espace urbain...
    En outre, comme cet homme qui marche, j’ai le sentiment d’entrer dans une forme de résistance face à la multinationale ! En effet, j’ai vu ces dernières années, et subi surtout, non seulement l’évolution de mon métier, mais également l’évolution de la circulation en ville. Je suis admiratif de ces collègues qui savent garder leur sang froid, pendant que le métier de chauffeur-livreur évolue en contradiction permanente avec la société dans laquelle il vit : les uns privilégiant la sécurité de leurs biens ou services et les autres défendant la sécurité des citoyens ! Ce qui est une source inépuisable de conflit pour toute une population, j’essaye de prendre le contre sens en tentant, certes de gagner moins, mais de vivre mieux en acceptant d’être une variable d’ajustement au vrai sens du terme : soit un intérimaire en cdi...



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