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Chercheur au quotidien -
par Sébastien Balibar

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Je suis un physicien expérimentateur, pas un théoricien, mais j’ai besoin d’équations pour que ma physique soit une science.

Comment naît l’idée d’une recherche ? Comment sait-on si l’on cherche dans la bonne direction ? Trouve-t-on vraiment ce que l’on voulait initialement trouver ?
Sébastien Balibar, physicien expérimentateur de la matière froide, offre des réponses à ces questions fondamentales à travers le récit, plein de suspens, d’une découverte scientifique. Pour cela, il nous ouvre grand les portes de son laboratoire où, grâce à une machine ayant la forme d’une fusée, il observe les propriétés déconcertantes des cristaux d’hélium, formidables exemples des bizarreries de la science.

Je soude, je fraise parfois, je colle, je visse, je branche et je pompe, je réfléchis, évidemment, mais au bout de tous ces efforts, j’écris et je parle. Je lis aussi, je doute et je critique. J’apprends à mes étudiants à faire de même.

A ses côtés, nous découvrons la vie quotidienne d’un chercheur, au plus près de la matière, ponctuée par des moments de doute et d’euphorie, un quotidien dans lequel le scientifique est seul dans ses interrogations mais en dialogue permanent avec d’autres, apprentis et confirmés. Plus fondamentalement, c’est le processus créateur de la science que le chercheur nous invite à comprendre, tension permanente entre un bricolage rationnel et la production de connaissances nouvelles auxquelles le scientifique associera son nom.


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  • Publication : 2 janvier 2014
  • Pagination : 80 pages
  • Format : 140 x 205
  • ISBN : 978-2-367021-025-8

8 commentaires :

  • Bonjour Monsieur,
    J’ai adoré l’extrait et je crois bien que je vais craquer sur cette collection qui fera un bel ensemble chez moi. A lire, relire et re relire.
    Merci.
    Sandrine.


  • Neuf chapitres pleins de suspense, dans un style direct, pour dévoiler toutes les facettes d’une quête acharnée...
    Un petit trajet en train m’a suffi pour dévorer ces pages, et je les relirai !
    Merci


  • Comment voyez-vous la vie d’un chercheur ? L’imaginez-vous dans une cave de 30m2, entre un réfrigérateur et un ordinateur ? Sébastien Balibar, d’une manière très vivante , nous fait vivre ses recherches sur les cristaux d’hélium. On passe ainsi des moments de doute ou d’enthousiasme sans omettre la course aux subventions.Avec beaucoup de clarté, il fait part de ses réflexions lorsqu’on a découvert qu’un cristal, de l’hélium solide, coulait comme un liquide fluide ! C’est toute la démarche du chercheur qui est ainsi explicitée pas à pas. Un régal pour le grand public de pouvoir partager sa passion !


  • J’ai adoré cet extrait et l’humour qui s’en dégage malgré une situation quasi... explosive ! Cela me donne une terrible envie de lire la suite.


  • J’ai tenté de raconter ma vie de chercheur de manière vivante et accessible à tous ; en relatant nos inquiétudes comme nos bonheurs, nos difficultés et nos réussites, notre insertion dans une grande communauté internationale, nos relations de travail entre jeunes et vieux, techniciens et chercheurs, la pression de la concurrence internationale, etc. J’ai récemment accueilli une stagiaire de 3e et lui ai donné mon livre : "Si tu ne comprends pas tout, ou si cela t’ennuie, ce n’est pas grave." Le lendemain elle me posait des questions simples et pertinentes. Cela m’a donné confiance : expliquer le travail des scientifiques était donc possible. J’ai au moins 2 rêves : créer quelques vocations chez de jeunes étudiants tant ce metier créateur me plaît, et restaurer l’image des scientifiques auprès du grand public. Je regrette infiniment que, faute de nous connaître, le grand public pense que les scientifiques sont soit d’étranges illuminés façon Tournesol, soit des fous dangereux (le Dr Folamour ?). Or dans notre société où des problèmes graves se posent qu’on ne pourra jamais résoudre sans la science et la technologie, j’ai peur que nos politiques fassent des erreurs graves pour l’avenir s’ils continuent à ne pas nous écouter et si le grand public rejeter nos travaux. Merci encore pour vos lectures attentives et commentaires généreux de mon récit à suspens où tout est vrai, je veux dire très proche de la réalité.


  • Bonjour, je suis étudiante en troisième année de thèse de biologie et effectivement votre récit s’adapte tout à fait à n’importe quel autre sujet de science. J’ai lu ce livre car je RE-cherche la motivation pour ce métier et le bilan que je tire après lecture est positif.
    Cependant, étant jeune chercheuse, bientôt à BAC +8, l’obtention d’un emploi stable me semble tout de même très loin, compte tenu du nombre de places proposées aux concours du CNRS ou de l’INSERM, diminuant chaque année. J’ai conscience de l’excitation que peut procurer chaque jour le métier de chercheur et vous l’avez très bien décrite, mais le démarrage en début de carrière reste quand même difficile. Il faut rester passionné avant tout. Et garder du temps libre pour se détendre et penser à soi et à sa famille.
    Je ne sais pas encore si je vais continuer en post-doc, mais une chose est sûre, vous avez réussi à travers ce livre à communiquer votre passion pour la science, ce qui va me permettre de mieux réfléchir à mon avenir.
    Alice


  • Chère Alice Tocco,

    Merci pour vos commentaires. Merci aussi de faire partager à notre communauté naissante les difficultés que vous rencontrez. Vous êtes au moment très délicat du choix entre continuer la recherche ou valoriser votre diplôme de doctorat ailleurs que dans la recherche universitaire. C’est très difficile. Vous avez raison de mentionner la nécessité de trouver un emploi stable et celle de fonder une vie de famille sur des bases suffisamment stables. Sans cela les chercheurs n’ont pas la iberté d’esprit nécessaire à la création de connaissances dont j’ai parlé. Dans mon livre, j’ai mentionné ces difficultés mais je n’ai pas voulu trop insister de peur qu’on me reproche, au vu de ma réussite, de cracher dans la soupe, vous comprenez ?
    A ce moment crucial de votre carrière et de votre vie personnelle, il vous faut évaluer autant que possible vos chances de réussite et vos désirs personnels. Je suppose que vous en discutez avec votre directeur de thèse et avec votre entourage. Ce serait risqué de vous lancer dans un postdoc si vous n’etes pas sûre de continuer ou si vos chances de trouver un emploi stable au CNRS , à l’INSEM, ou comme Maitre de Conférences, vous semblent faibles. La recherche est un métier magnifique à condition bien sûr de ne pas sombrer dans la galère infernale de la recherche d’emploi.

    Avec mes remerciements,
    Sébastien


  • Bien intéressante lecture que ce petit livre. De la science, de ses valeurs, de ses difficultés mais aussi de ses sources de bonheur.
    Parfait avec le petit bonus que constituent ces photos.



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