Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

||

Colette Bram

Ecrire les silences, les nuits, noter l’inexprimable, fixer des vertiges (Merci Arthur Rimbaud)


Récits

Les enfants des autres  

Garder les enfants des autres.

Depuis bientôt trente mois, je m’efforce de prendre à cœur mes fonctions « d’auxiliaire parentale », un statut hybride de garde à domicile à mi-chemin entre la baby-sitter et la nourrice agréée.

Publication : 26 novembre 2015

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 910

A demain, quatre heures !  

Un travail à l’abattoir.

Toutes les dix secondes, je plonge la main dans une carcasse pour en vérifier le contenu.

Publication : 18 janvier 2016

Durée de lecture : 8 mn

Nombre de mots : 1730

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Bonjour Sandrine,

    Merci pour ce récit qui met en lumière à la fois le rôle capital des rencontres providentielles dans le choix d’un métier et également la nécessité d’acquérir un savoir-faire, de maîtriser une technique pour se faire une place dans le monde du travail. Et quelle chance vous avez, malgré tous les obstacles, de pouvoir exercer un métier-passion !
    Et puis, il s’agit de réparer. Des livres, de surcroît ! C’est tellement symbolique...
    Merci à vous et à tous les artisans d’art.

  • Merci pour ce récit où vous soulignez avec justesse l’importance de la solidarité entre collègues dans ce contexte de pénibilité. J’en ai également fait l’expérience lors de mes missions d’intérim en abattoir de volailles, surtout dans les petites entreprises. Travailler à la chaîne est une leçon de vie parce que chaque erreur ou négligence se répercute nécessairement sur toute l’équipe. Sur une chaîne de production, on se doit de rester attentif en permanence aux gestes de chacun : il est impossible d’ignorer les autres !

  • En vous lisant, j’ai pensé à l’émouvant film de Sandrine Bonnaire qui évoque la maladie ( mais pas seulement ! ) de sa soeur Sabine. Faut-il rappeler - y compris au corps médical - que les malades sont avant tout des personnes ? Je vous souhaite à tous les deux de trouver les interlocuteurs qui vous permettront de continuer à avancer.

  • L’Homme Océan m’a ramené à mon enfance, à la station ostréicole de la côte vendéenne où travaillait mon père : je baignais mes poupées dans les bassins, près de grands tas de coquilles vides blanchissant au soleil.
    La mer était là, derrière les dunes, fascinante et dangereuse, comme dans les chansons de Théodore Botrel où les marins s’embarquent un jour pour la Grande Pêche, les bancs de Terre-Neuve, sans savoir s’ils reviendront.
    L’émouvante traversée du dernier chapitre me rappelle un tableau d’Eva Lallement, artiste-peintre sablaise, appelé la Barque rouge - la barque de Charon ? - qu’accompagne un poème (Dans quel pays mystérieux erre ton âme …)
    Un question m’interpelle enfin, dans ce beau portrait d’homme ayant chois d’échapper à la routine : Est-on si malheureux dans une vie ordinaire ?