Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Magali Chaux

J’enseigne la littérature et vis entre la France et l’Allemagne. J’ai trop longtemps négligé ma propre écriture, croyant que l’écriture n’était réservée qu’à quelques-uns. Maintenant, j’ose... Trop souvent entre deux lieux, entre hier et aujour hui, écrire m’aide à savoir qui je suis. Je n’écris pas d’histoire inventée, j’ai très peu d’imagination. J’aime bien
m’analyser, et (me)remettre en question. Disséquer l’émotion.


Récits

Tu es handicapé  

Un regard frontal et bouleversant sur le handicap, sans fausse pudeur ni faux semblants.

Tu ne peux pas marcher. Tu ne parles pas non plus. Tu es soit couché dans ton lit soit assis dans ta poussette. Tes yeux regardent le monde dans tous les sens.

Publication : 10 avril 2014

Durée de lecture : 31 mn

Nombre de mots : 6290

J’ai trente ans  

Le témoignage d’une jeune professeur de français trentenaire, qui "[s]’emmerde"

Quand j’étais petite, pour moi, à 30 ans, on était grand, on était vieux. Un travail, un mari, des enfants. Je ne connaissais pas l’ennui.

Publication : 22 mai 2014

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2250

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Merci à vous Kahina, Philippe, Hubert, Clotilde pour votre lecture du texte. Pour reprendre les termes d’une amie, j’ai voulu montrer la difficulté à être heureux dans une société saturée de bien-être. Il s’agit de moi mais aussi de toute une génération de "jeunes" bien lotis par la vie. Mon point de vue peut choquer, pourquoi se plaindre quand on a tout ? Relisons Baudelaire, l’Ennui. Finalement, on remarque que les problématiques d’antan persistent aujourd’hui.

  • Merci Sabine pour ces encouragements ! Rassurez-vous, je bouge, je crée, j’aide, je vis, je suis même hyperactive..j’aime la vie,et suis plutôt optimiste.. Dans mon texte, je parle plutôt du spleen. La recherche de conquêtes, d’un absolu....tout cela ne relève pas forcément du quotidien. Merci pour ce coup de pied dans le c.... , après tout, oui, c’ est bien ce que je disais, je suis une enfant gâtée.

  • Bravo pour ce récit qui présente bien les hésitations, les déchirements de la condition d’expatrié. C’est tellement ça... on est ici et ailleurs en même temps, tiraillé entre l’enthousiasme et un raz-le-bol chroniques. Nous sommes liés à nos racines et pourtant, on sait bien qu’il serait difficile de vivre exclusivement dans un pays. Je suis entre la France, et l’Allemagne, c’est moins loin... mais vous exprimez exactement ce que bien souvent, je ressens. Merci.

  • Bonjour Nadège, merci beaucoup pour votre récit. Un vision vraie, et sans pathos, sur le deuil. L’ écriture, c’ est ça aussi : communiquer avec ceux qu’on a perdus. C’ est une forme de "tombeau" aussi. J’ ai connu, enfant,
    l’ expérience du deuil - le décès de mon frère - et même si ça peut sembler banal, je dois reconnaître le pouvoir du temps qui passe. La blessure reste à jamais ouverte mais le négatif peut être sublimé, et finalement le vide redevient toujours vie. Si je puis me le permettre, juste un conseil : continuez d’ écrire ! L’ écriture, n’ est-ce pas la vie après tout ? Une lutte contre ce qui est appelé à passer ? Bien à vous, Magali.

  • Bonjour Kahina,
    je viens de lire votre récit. Toutes deux soeurs de frères handicapés, c’ est vrai que l’ on peut comparer. il y a beaucoup de points communs, en effet, deux anti-héros, cette volonté de rendre hommage à un frère qui nous porte. Votre récit est très coloré, et la relation que vous entretenez avec votre frère me touche énormément. Vous êtes très courageuse. Dans votre récit, tellement de phrases vraies : " cette société qui reluque la différence" ( ;..), "Mon don, celui de te protéger" mais aussi "rester digne"...J’ aime beaucoup votre manière de voir les choses, clairvoyante et réaliste. J’ aime aussi votre style. Une petite question, un peu naïve peu-être/ Avez-vous déjà envisagé d’ écrire un livre à quatre mains avec votre frère ?
    Bien à vous, Magali.

  • Bonjour, c’ est à moi de lire votre récit ! Vous rendez bien compte du métier de professeur référent, méconnu et souvent pas assez reconnu. J’ aime beaucoup la fin, la conclusion de votre texte. C ’est tellement ça : "C ’est tout et pas grand chose (. ;.) Rester vivant (...) le paris que c’ est là que se tisse l’ humain". Trop souvent, les personnes méconnaissant l’ univers du handicap pensent qu’ en tant que non-handicapé, on se sacrifie forcément alors que finalement, au bout du compte, c’ est "gagnant gagnant". Merci beaucoup !

  • Merci Kahina et Monsieur Barthélémy pour ces premiers commentaires... Oui, le handicap est la vie sans être pour autan triste et déprimant. Finalement - c ’est un peu banal de dire ça - on est tous des humains ayant un certain laps de temps et chacun fait comme il peut. Bien à vous, Magali