Le roman vrai de la société d'aujourd'hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs.

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Anne-Flo(rence) Lièvremont

Après avoir exercé les professions de journaliste TV, assistante d’édition, responsable et rédactrice des éditions dans un Conseil général, attachée de presse de la Présidence au sein du Cabinet politique dudit CG et conceptrice-rédactrice pub en agence, je suis sur le point de créer aujourd’hui ma petite entreprise de rédactrice, conceptrice-rédactrice.
Je suis mariée et mère de deux filles, au bord de l’adolescence … Et j’essaie d’être moi-même.


Récits

Une agression  

Le témoignage d’une agression.

Je ne vous en veux pas. Je sais que vous êtes, d’une autre façon que moi, une victime.

Publication : 3 mars 2014

Durée de lecture : 3 mn

Nombre de mots : 770

Crise de mère  

Anne-Florence attend son deuxième enfant. Mais la naissance, au lieu de déboucher sur un amour maternel instantané, bouleverse son équilibre psychique et l’entraîne dans la dépression.

Regarder ma seconde fille était une douleur supplémentaire, accentuée par la culpabilité d’être dans l’état dans lequel je me trouvais. J’avais tellement honte. Même encore aujourd’hui, quand j’y repense – rarement – je suis de nouveau envahie par ce sentiment. Et pourtant je sais parfaitement que cela n’a rien à voir avec l’amour que j’ai pour mes deux enfants.

Ce texte a été élu coup de cœur du site Doctissimo.

Publication : 27 mars 2014

Durée de lecture : 14 mn

Nombre de mots : 2840

142  

M. est une enfant précoce, ce qui n’est pas sans poser des problèmes à ses parents.

Un mot de travers, de trop, mal dit, pas sur le bon tempo et l’air se charge d’électricité, la colère déboule, les éclairs zèbrent le tapis du salon, les pleurs jaillissent, la douleur, la souffrance, la dépréciation, la déprime sont là. C’est d’une violence inouïe. Les mots deviennent définitifs. Le contact peut se rompre à tout instant. Dans ces moments-là, je deviens une funambule.

Publication : 1er avril 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1490

Au fast-food  

Une étudiante désire découvrir le monde du travail et se fait embaucher dans un fast-food. Elle découvre la dureté des relations hiérarchiques dans cet univers professionnel.

Cela a suffi à me faire prendre conscience de certains rapports humains dont je n’avais jusque-là pas vraiment idée.

Publication : 15 avril 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1940

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • @Antonio-Giuseppe Satta : La mia mamma à italiana a metà. Io, ho imparato l’italiano a scuola, ma - hélas - non posso parlare tutti giorni … Ma, questa lingua mi sembra essere la mia più del francese... È un pò strano. Anchio dico a lei : "Auguri di una Pasqua serena e piena di pace". Ciao ciao.

  • @Antonio-Giuseppe Satta : C’est drôlement chouette de lire le témoignage d’un homme :) Sono molto contenta. Grazie mille e spero chu tutto sta bene per lei e la sua famiglia.

  • @Kahina S. : Bien sûr que nous sommes toutes et tous faits, entre autres, de sentiments. Et NON, on ne peut PAS travailler aux côtés d’autres personnes et rester "inertes" ; mais il ne faut pas tomber non plus dans l’excès inverse ou dans l’angélisme. Vous le savez, nous sommes toutes et tous animés de sentiments/émotions/pensées contradictoires et pas forcément toujours jolies-jolies, ce qui crée toutes ces situations si complexes entre individus. Comme je l’écrivais dans mon com précédents, nous pourrions parler des heures d’un tel sujet. Passionnant d’ailleurs :)

  • @R.Caillon : Bien sûr que tous les patrons ne sont pas pourris ! Comme dans la classe politique d’ailleurs ou dans n’importe quelle autre catégorie humaine ! Il faut nuancer. Ce récit témoigne juste d’une réalité qui a été la mienne pendant quelques mois, et c’était il y a plus de vingt ans. Pour moi, aujourd’hui, le plus important est de se battre pour transmettre aux autres (à nos enfants, mais pas seulement) une certaine façon d’être au monde. Merci de votre lecture et de vos messages :)

    @Kahina s. : Là où je nuancerai votre propos, c’est que je ne crois pas qu’il faille de la place aux sentiment dans le monde du travail. Je m’explique —> cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas prendre les travailleurs et les patrons en considération, juste ne pas tout mélanger, tu es mon ami, je suis ton ami, nous sommes des potes pouet pouet et tout va bien dans le meilleur des mondes. Les relations cordiales et civilisées ne sont forcément faites de "sentiment", elles sont faites de respect, d’écoute. Bon, là je suis dans l’utopisme le plus total, mais dans l’idéal cela devrait être ainsi. Faire de la place au "sentiment" dans l’entreprise, c’est creuser la fosse de la tombe commune où vont choir les plus sensibles d’entre nous. En même temps, j’écris cela et je suis la première à avoir du mal à laisser mes sentiments de côté ;) On pourrait en "parler" pendant des heures/mois/années.
    Merci de votre lecture et de votre commentaire.

  • @Clotilde N. : Oui, c’est un grand classique en effet, et cela a un certain nombre d’avantages, il faut quand même bien le reconnaître. 20 ans ont passé depuis cette expérience et, dans mes différents job "non alimentaires", j’ai pu aussi constater des pratiques fort peu civilisées - Hélas.
    Merci pour votre lecture :)

  • @L’asthmatique : Souvent les enfants précoces ont un immmmmmense sens de l’injustice (et ils sont tout aussi souvent victimes d’injustices). Pour l’heure, ma fille parvient à rester très bonne élève, mais je pense que c’est parce que son père et moi l’accompagnons. Non qu’elles nous doivent ses résultats, mais nous l’encourageons, nous la soutenons, nous tentons de l’aider à trouver sa confiance en elle. Pour ma part, j’ai redoublé trois fois et j’ai fini par passer mon Bac par correspondance, je vois donc assez bien l’histoire ;) En revanche, il me semble important de permettre à ces enfants de rester le plus longtemps possible dans le système scolaire "classique", dans la mesure où la ghettoïsation n’est jamais bonne, pour qui que ce soit (c’est mon avis hein, je comprends que l’on ne le partage pas). De toute façon, nous verrons bien la suite des événements et réajusterons en fonction. Je vous remercie en tous cas de votre lecture et de votre commentaire :) Cordialement.

  • @Marie Renoult : Merci Marie pour ce commentaire qui me touche beaucoup. Nous faisons en effet en sorte mon mari et moi d’être très vigilants, même si nous n’y arrivons bien entendu pas 24/24, 7/7 ! Mais qui le peut n’est-ce pas ?! Bien sûr que cette hyprasensibilité pourra être une force, mais en attendant, elle lui fait plus de mal qu’autre chose. Je ne me plains pas (enfin, un peu, parfois ;)). Je témoigne juste de cette différence dans laquelle est ma fille aînée. Pour que d’autres, peut-être moins aguerris sur toutes ces questions et questionnements, puisse trouver un peu de réconfort.
    Amicalement.

  • @Clotilde N. : Merci d’avoir lu mon texte et de l’avoir commenté :) Bien sûr que c’est une différence comme une autre, mais il est des différences plus difficiles à vivre que d’autres. Ma petite M. n’a que 13 ans et nous comptons bien, mon mari et moi, poursuivre notre travail de parents pour l’aider à acquérir tous les outils qui lui permettront de faire face à ce qu’elle est. J’aime bien l’idée de "pratiquer la vie" :)

  • @Anne : Vous ne m’avez pas heurtée Anne ; je peux tout à fait comprendre que l’on n’aime pas, que l’on ne soit pas d’accord avec ce que j’ai écrit ici. C’est juste que je ne comprenais pas votre commentaire. Mais là, j’ai compris ;) Moi aussi j’aime appeler un chat un chat, ce qui me vaut souvent quelques emmerdements !

  • @ Anne : Bonjour également. Je ne comprends pas très bien votre commentaire. Une critique sur le texte ou en général ? Je trouve cela très sain d’enrober d’humour les moments qui ont pu être douloureux (physiquement et psychiquement), même si je pense aussi que trop d’humour peut voiler les messages importants à faire passer. Cela me semble normal de vouloir être l’héroïne de son accouchement, c’est la réalité tout de même ! Qui accouche sinon les femmes ?!?! Bonne soirée à vous.

  • @ Jocelyne Marce : Bonjour :) Merci pour ce commentaire. Nos copines (comme nous-mêmes) sont-elles sincères sur les autres sujets ?! Le grand théâtre de la vie exige du mensonge, de l’embellissement, de la surenchère … C’est ainsi. heureusement que nos ami(e)s et nos psys (ha ha ha)sont là pour pouvoir s’installer dans une vérité qui, parfois, peut faire le plus grand bien.

  • @Emilie Doré : Il faut certes accepter les moments de doute, de douleur, de peur, mais il faut surtout pouvoir les surmonter (accepter est un bon début) et pour cela, il faut pouvoir parler, dire, se confier … Hélas, tout le monde n’a pas la chance de pouvoir le faire. Ces moments de crise sont "normaux" (je n’aime pas beaucoup ce mot en fait), à des degrés divers : ce que j’ai vécu a été d’une extrême violence et je ne crois pas que toutes les jeunes mères en passent par là, même si beaucoup connaissent une baisse de régime/moral après l’accouchement. Il y a une espèce de voile qui entoure la grossesse, l’accouchement, le fait de devenir mère (père, pour eux non plus ce n’est pas chose aisée). Avec humour, Florence Foresti en parle assez bien dans son spectacle "Mother fucker". Merci d’avoir lu mon texte et de l’avoir commenté. Cela me touche toujours beaucoup.

  • @ Claire Tod : Je ne sais pas si ce texte est plein de courage, mais je vous crois si vous le dites ! J’espère que mes filles ne le liront que beaucoup plus tard dans leur vie, peut-être quand elles seront mères à leur tour. je ne voudrais tellement pas les blesser, surtout la plus jeune, celle dont je parle dans ce texte. Être parents, c’est si difficile ; enfin un mélange si complexe de difficultés et de choses plus "naturelles", plus fluides et joyeuses dirons-nous. Votre message me touche beaucoup. c’est toujours si émouvant de se dire que ce que l’on écrit, que ce que l’on a vécu est compris, au sens fort du mot. Quant à l’humour, il m’est vital ! Vive les culs solides !

  • @ Marie Nirrti : Merci beaucoup pour votre commentaire, très intéressant. Comme vous le dites, je n’ai pas vraiment été dans le contrôle de mes pensées ni pendant ni juste après l’agression. C’était comme ça. Je suis assez heureuse de ne pas avoir vu surgir en moi quelque chose de laid, de haineux ; j’aurais sans doute eu du mal à y faire face. Je vous souhaite également une excellente journée.

  • Bonjour Juliette,
    merci pour votre commentaire et votre lecture :)
    À dire vrai, je ne sais pas si c’est "chouette" ou non de penser comme je le fais ; c’est ainsi. C’est sans doute une question de tempérament et aussi d’éducation. Mes parents et mon entourage d’enfant m’ont inculqué un certain nombre de valeurs plutôt humanistes, valeurs que j’ai su faire vivre par la suite. Cela correspond aussi sûrement à l’agression en elle-même, la manière dont elle a eu lieu, le moment etc. Je ne dis pas que je réagirai de la même façon si quelqu’un agressait mes enfants ou quelqu’un de mon entourage proche. Chaque situation engendre des conséquences différentes. Mais c’est vrai que nul ne peut savoir comment il réagirait face à une situation exceptionnelle, une situation de danger. Une histoire de cerveau reptilien peut-être ? ;)
    Bonne journée.

  • Je n’ai jamais connu cette angoisse de la fiche de renseignement (mais d’autres angoisses, liées à l’école, ça c’est sûr !) ; j’aimais même beaucoup cet "exercice". Cependant, j’ai vraiment aimé votre texte. Certaines sensations d’enfance, et aussi de l’âge adulte sont venues me chatouiller l’intérieur en le lisant. Merci :-)